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    [14 dec] Réunion du Club Politique Bastille

    Brève publiée le 14 décembre 2019

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    http://clubpolitiquebastille.org/spip.php?article252

    Chers tous, nous avons vu se lever des dizaines de milliers de femmes et d’hommes, des jeunes et des moins jeunes contre la réforme des retraites et au delà contre le gouvernement Macron et son monde.

    Sur presque toute la planète mouvements et soulèvements s’écoutent et se répondent.

    Depuis quelques temps un air nouveau, une situation pré-révolutionnaire s’empare des masses de plusieurs pays.

    Ils n’ont plus peur.

    Le 14/12 parlons nous, échangeons pour affiner nos réflexions.

    Salut à tous et à samedi.

    RÉUNION DU CLUB POLITIQUE BASTILLE 14 DÉCEMBRE à 14h30

    8 IMPASSE CROZATIER 75012 PARIS Métro GARE DE LYON

    On peut venir en vélo, trottinette et ...

    *************************************************************************************
    On termine par un texte du camarade Pierre qui n’est pas membre du Club Politique Bastille mais qui donne une analyse intéressante du coeur du dispositif bourgeois français et de la place centrale qu’y occupent les confédérations CGT et FO ...

    GREVE DE MASSE CONTRE POLITIQUE DES APPAREILS
    Par Pierre Salvaing
    Mercredi 11 Décembre 2019

    Je pense que le point de départ de l’analyse de l’actuelle situation sociale et politique française, et donc ce qui commanderait l’action, devrait être le suivant.

    Les masses en sont en France à un point de colère et d’insatisfaction qu’il ne faut pas grand-chose pour les mettre en mouvement. C’est ce qu’elles tentent de faire. La question de la grève générale est, encore pour l’heure, dans l’air, non comme mot d’ordre, qui n’est et n’a jamais été opérant, mais comme possibilité de réalité.

    Le mouvement des Gilets Jaunes de l’an dernier constituait une sorte d’avant-garde, certes confuse et disparate, mais dont une des qualités principales est d’avoir échappé à l’emprise des appareils en les contournant, tout en précisant assez rapidement sa volonté très majoritaire d’affronter le gouvernement bourgeois.

    Les appareils syndicaux le savent très bien. Ils disposent d’instruments de mesure de l’état d’esprit des masses incomparablement plus précis que les miens. Ils en tiennent compte rigoureusement dans leurs manoeuvres.

    Depuis des années et des années, et surtout depuis la quasi-disparition des partis d’origine ouvrière, le Parti Communiste Français (PCF) et le Parti Socialiste, les appareils syndicaux sont en charge, pour le compte de la bourgeoisie, d’une tâche difficile, mais dont ils s’acquittent jusqu’ici avec quelque succès. Ils sont à mon avis incontestablement le plus ferme et indispensable soutien à la bourgeoisie et à son gouvernement. Sans eux et sans leur appui constant, la bourgeoisie ne parviendrait pas à gouverner correctement suivant les plans d’attaque qui sont les siens. Elle aurait à faire face à une crise bien plus grave que les difficultés qu’elle connaît déjà. Elle aurait déjà reculé afin d’espérer ne pas tout perdre.

    Les appareils, celui de la Confédération Générale du Travail (CGT) en tête, ont différé et retardé autant qu’ils ont pu l’expression concentrée de cette colère politique des masses. Le choix de la date du Jeudi 5 Décembre 2019, près de deux mois après la grève pratiquement totale de la Régie Autonome des Transports Parisiens (RATP), est leur réponse. Mais c’est une réponse qui contient malgré tout le danger d’explosion incontrôlée. La récente grève victorieuse du technicentre de la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF) de Châtillon, qui s’était menée contre leur accord, leur a servi d’avertissement.

    C’est pourquoi ce sur quoi devrait à mon avis porter l’attention des militants désireux de participer à ce combat et d’agir utilement en son sein, ce sont les différentes formes d’expression et d’action par lesquelles les masses, ou des fractions d’entre elles, cherchent à échapper à l’emprise des appareils et à contrôler leur propre mouvement, qu’elles appartiennent ou non au mouvement ouvrier officiel et estampillé. La spontanéité est plus que jamais un élément déterminant pour modifier la situation.

    De ce point de vue, il faut bien constater que, globalement, jusqu’ici, les appareils, la CGT en tête, sont parvenus à contenir le mouvement dans des limites compatibles avec l’offensive gouvernementale. La grève du Jeudi 5 Décembre 2019 n’a pas été une grève générale, encore moins le déclenchement de celle-ci, et c’est la tactique pourrie des temps forts, créés pour générer des temps faibles, qui prévaut. A coups redoublés de temps forts, les appareils frappent contre les salariés qui veulent en découdre et gagner et qui veulent que disparaisse la réforme des retraites.

    C’est, entre autres, la même tactique globale que celle qui leur avait permis de briser au printemps 2018 le mouvement des cheminots et de faire gagner Emmanuel Macron. Et c’est aujourd’hui ce qui semble prévaloir. Ce qui ne veut pas dire que la tendance ne peut pas encore s’inverser.

    Une large et compréhensible incompréhension de cette situation et de ce rapport de forces conduit la plupart des petits groupes militants se réclamant plus ou moins du marxisme et de la révolution prolétarienne à river leurs yeux et leur analyse sur la grande vague en laquelle ils placent tous leurs fantasmes. Alors que ce qui me parait nécessaire serait d’aider où c’est possible les travailleurs, les prolétaires et la jeunesse, à discerner ce qui leur est utile pour combattre la politique destructrice des appareils.

    Du fait de cette grave amblyopie, ces petits groupes dont la plupart surnageant du naufrage de ce qui cherchait à être, à construire ou reconstruire, la quatrième internationale, ont tendance à fondre dans leurs analyses enthousiastes les appareils dans les masses. Cette ténébreuse et profonde unité ne peut qu’amener confusion et impossibilité de combattre dans la clarté. Or c’est précisément l’élément qui manque le plus à l’immense masse de travailleurs et de prolétaires qui cherchent à gagner contre ce gouvernement et même à le faire tomber.

    Je suis d’accord avec le fait que les mots d’ordre d’aucune négociation et de retrait pur et simple de la réforme des retraites peuvent prendre force et faire levier auprès d’un grand nombre.

    Il y a certainement beaucoup à dire et à redire dans ces réflexions trop générales, rien ne vaut l’élaboration et la confrontation collectives et fraternelles. 

    http://www.fischer02003.over-blog.com/2019/12/greve-de-masse-contre-politique-des-appareils.html

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    http://clubpolitiquebastille.org/spip.php?article253

    Avalanches de textes pour la Réunion du Club Politique Bastille :

    RÉUNION DU CLUB POLITIQUE BASTILLE 14 DÉCEMBRE à 14h30

    8 IMPASSE CROZATIER 75012 PARIS Métro GARE DE LYON

    On peut venir en vélo, trottinette et ...


    Bonne lecture.

    ***

    "Texte du 13 décembre"

    La mobilisation contre la contre-réforme des retraites semble au milieu du gué. La grève est encore limitée, les manifestations considérables. En décidant de passer en force, Macron a fait basculer, contre son gré pour un temps, la CFDT. Comme toujours, les appareils font ce qu’ils peuvent : depuis la nuit des temps, nous le savons, les appareils syndicaux, au service du Capital, font le maximum pour aider la bourgeoisie. Depuis les manifestations contre la loi El Khomery, les masses ont définitivement abandonné le PS, parti pivot de la « gauche » depuis la fin des années 70 ; il assurait la possibilité pour la « gauche » de gouverner, assurait le « relais » avec les partis de « droite ». Donc, après la disparition du PC, le PS a rejoint la décharge politique.

    La situation n’est pas la même dans le mouvement syndical.

    Les Gilets Jaunes se sont mobilisés sans le soutien des directions syndicales. Durant un an ( ! ), ils ont affronté le gouvernement sans « l’aide » de personne.

    Soutenus par l’opinion, ils se sont régulièrement affrontés à l’État. S’agissait-il d’un mouvement réellement « auto-organisé » ? Oui et non. Autour des ronds-points, s’est soudée une authentique démocratie plébéienne. Et les Gilets Jaunes, unanimes, ont écarté ceux qui se prétendaient les « leaders » du mouvement, refusant la prétendue « représentation » médiatique. C’est sur les réseaux sociaux que les dates et lieux de manifestation étaient fixés. Bref, une organisation sans véritable… organisation. Avec une crainte, justifiée, que leur mobilisation soit manipulée. Cette puissance, cette lucidité et cette limite, doivent être pris en compte, faire réfléchir. Depuis la « Nuit Debout », les mobilisations qui échappent aux appareils, cherchent, à tâtons, les chemins d’une auto-organisation et d’une auto-représentation. J’écarte les AG nationales organisées par des militants… pour des militants : la majorité des Gilets Jaunes ne s’est jamais reconnu dans ces réunions.

    La mobilisation contre les retraites à Macron souffre à sa manière de cette limite. Pour avoir une chance de l’emporter, contrer les manœuvres d’appareils, les masses doivent forger leurs organes. Comment ? Nul ne le sait. La vie se chargera probablement de trouver le chemin ; écarter le problème d’une direction élue et contrôlée par les masses, c’est faire l’impasse sur une nécessité absolue.

    C’est à cette condition que les masses l’emporteront. Et tant que les masses ne s’élèveront pas à cette nécessité, les appareils pourront jouer leur rôle contre-révolutionnaire, la bourgeoisie manœuvrer.

    En somme, mobilisation et démocratie, élections de représentants vont de pair. Lorsque cette équation trouvera ses points d’applications, le mouvement aura fait un gigantesque bond en avant. La question de la grève générale ne se pose pas en soit. C’est un moyen pour atteindre un objectif dans des conditions politiques données.

    Après les Gilets Jaunes, la mobilisation de centaines de milliers de salariés contre Macron et sa réforme prend place dans une situation mondiale en train de se modifier.

    "La guerre des classes existe, c’est nous qui l’avons emporté", avait laissé tomber Warren Buffett.

    Il avait raison.

    À partir de 1974, sur tous les continents, le libéralisme l’a emporté. Le raz de marée à tout brisé. Il y a eu des mobilisations mais les salariés ont perdu la plupart des batailles, leurs « acquis » balayés, le chômage de masse s’est installé « sans solution », les jobs remplacent les emplois, la précarité devient la règle. La démoralisation s’est installée. Rationalisation extrême de la production, mondialisation, délocalisation et début d’automation ont pour parti désintégré le prolétariat. Dans l’ex-URSS comme dans les pays satellites et surtout en Chine, la surexploitation est devenue la règle.

    Lorsque la mobilisation des salariés stoppait, voire faisant reculer le Capital dans un pays, l’offensive repartait. Appuyés sur des accords internationaux, des règles communes, des institutions, la réaction finissait par l’emporter partout. Le libéralisme avait un programme et dans chaque continent un État-major. Une direction. C’est la première fois dans l’histoire que le Capital a cette stratégie mondiale.

    Le néo-libéralisme a ainsi unifié la planète avec son lot de dictatures ou de régimes autoritaires. La liste est presque sans fin.

    Depuis plusieurs mois, la situation internationale sociale et politique semble commencer à se modifier. Les salariés, les chômeurs, les déshérités relèvent la tête.

    Des mobilisations révolutionnaires profondes, durables, rassemblent des millions, éclatent dans de très nombreux pays.

    Au début, il y avait Hong Kong. Dans la City asiatique, la revendication démocratique liée à la lutte contre la pauvreté, le prix exorbitant des loyers, la précarité, se traduit par un combat d’une âpreté extrême. Et les combattants ne reculent pas. Mieux, ils l’emportent sur le plan électoral, véritable plébiscite contre la dictature néo-libérale de Pékin. Au début, il y avait Hong Kong et… Alger. Là aussi, des millions d’algériens tiennent tête au « système » liberticide qui depuis l’indépendance écrase le pays. Une nouvelle génération entraîne les masses à exiger une nouvelle démocratie politique et sociale.

    Et puis, le Chili, l’Irak, le Liban, l’Égypte, la Bolivie… Le Chili, là où à la faveur du coup d’état de Pinochet, tout a débuté…

    La bourgeoisie combat, résiste. Répression militaire, policière, sont la règle. Il y a des morts. Par dizaines.

    Mais le fait nouveau c’est que malgré cette répression, les mobilisations se poursuivent sur la durée.

    Et la résistance dans un pays nourri – consciemment, inconsciemment – l’espoir dans un autre.

    Le climat est en train de changer.

    Au désespoir, au pessimisme, s’oppose maintenant une certitude : il faut résister ou déchoir, combattre ou mourir.

    De nouvelles générations entrent en lice.

    Oui, c’est le début d’une vague.

    Les Gilets Jaunes, la mobilisation contre la contre-réforme des retraites prend place dans cette situation.

    Que dans un pays phare, la résistance l’emporte et le combat dans les autres sera conforté. Décidément, Marx avait raison : la lutte des classes est nationale dans sa forme, internationale dans son contenu.

    Reste une question. Fondamentale. Déterminante. Il ne suffit pas que les mobilisations anti-libérales se multiplient. Encore, faut-il que ces combats aient un objectif. Un objectif politique positif.

    Au siècle dernier, avant l’effondrement de l’URSS, la chute du Mur, il y avait pour les masses un objectif politique : briser le Capitalisme au profit d’une alternative de socialisme démocratique. Nul n’était vraiment en mesure de définir forme et contenu de ce socialisme, n’empêche l’alternative au capitalisme existait.

    Une autre société semblait possible. Ce n’est plus le cas.

    Pour le plus grand nombre, socialisme, communisme, ont irrémédiablement échoué.
    La question qui se pose à l’humanité, en particulier aux combattants anti-libéraux peut s’énoncer ainsi :

    Une autre société est-elle possible ?

    Si c’est le cas, il faut lui donner un contenu positif.

    Ce n’est pas une mince affaire. Je doute, répétait Marx à la fin de sa vie. Les certitudes n’ont plus leur place.

    J K

    ***

    "J’ai lu ton texte que je trouve très intéressant."

    Quelques réflexion de mon crû.

    Effectivement la contre-révolution libérale part de 1974. Je dirais même précisément du coup d’Etat de Pinochet le 11 septembre 1973 et de son programme de privatisation de la santé, les universités et des pensions (sous la houlette des "Chicago Boys" et de Milton Friedman). C’est le laboratoire qui a ouvert la brèche à Reagan, Thatcher, Delors-Mitterrand et autres Blair, Hollande et Moscovici. L’idée n’est pas de moi, mais de l’écrivain Luis Sepúlveda. Il a parfaitement raison.

    En 2003, grâce à Bernard Thibault et Gérard Aschiéri nous avons subi une défaite terrible. La grève dans l’EN était bien plus puissante qu’en 1968, chez les instituteurs et les professeurs et même chez les agents. Le boycott du baccalauréat avait même commencé… Souvenons-nous : François Fillon à l’Assemblée Nationale, pendant qu’on se faisait gazer et matraquer Place de la Concorde, saluait le sens des "responsabilités" de Bernard Thibault. A la même heure, tous les responsables syndicaux étaient bien loin de l’Assemblée Nationale... à 800 km de Paris, acceptant les conditions humiliantes du maire de Marseille Jean-Claude Gaudin qui leur interdisait d’entrer dans le stade. Et Marc Blondel s’écriant "Retenez-moi, sinon j’appelle à la Gréve générale". Pitreries sinistres.

    Dans l’Education Nationale, la note s’annonce particulièrement salée. Ce n’est pas un hasard si ce sont les enseignants qui risquent de subir le choc le plus violent. Au niveau des fonctionnaires, ils représentent certainement la masse salariale la plus importante. Jean-Michel Blanquer ne s’en cache même pas. Cela signifie une baisse de moitié des pensions de retraite. On avait déjà perdu 25 % en 2003. Il avoue (chose qu’ont « oublié » les responsables syndicaux) que la retraite, les allocations, la Sécurité Sociale (déjà mises à mal par les ordonnances de De Gaulle) sont une part du SALAIRE DIFFÉRÉ. La suite du Golgotha est à coup sûr de baisser encore davantage les retraites….

    Enfin syndicats et médias « oublient » soigneusement de dire que le financement des retraites est déterminé par TROIS paramètres : 1 - report de l’âge du départ en retraite, 2 - augmentation de la cotisation des salariés, 3 - augmentation de la part patronale. Ah ! eh bien, voyez-vous ! Interdiction même de mentionner ce dernier paramètre ! Vous n’y pensez pas, on touche au sacro-saint principe de la propriété des moyens de production. Alors que depuis les années 60 (du siècle dernier) dans le PIB le rapport entre salaire et capital s’est inversé. Le capital représente actuellement (à la louche) 60 % et le salaire 40 %.

    Dans le texte de 1945 mettant en place la SS et la retraite (signé, entre autres, par Charles Tillon - accessible par Internet - ), il y avait déjà le même tour de passe-passe - bien relire le texte - : le fait que la retraite était à 60 ans... mais... mais pour l’avoir entière il fallait aller jusqu’à 65 ans. Par ailleurs avant Mitterrand, les fonctionnaires avaient déjà la retraite à 60 ans et les instituteurs à 55 ans.

    Détail : les médias ne cessent de parler de « l’État-Providence ». C’est une pure canaillerie. Comme si une puissance divine, « l’État », dans son immanente bienveillance nous octroyait ses bienfaits : santé, aide à l’enfance, retraites. Mais ce sont les salariés qui payent ! En anglais on parle de « Welfare State », en espagnol de « Estado de Bienestar ». État du Bien-être, c’est très différent.

    Un texte de l’OCDE de 1996 donne la clé de tout ça ("La faisabilité politique de l’ajustement" - à lire aussi sur internet -)(*). Il suffit de changer le terme utilisé pour les pays sous-développés dans les années 90 : "l’ajustement" c’est ce qu’ils appellent depuis des années, pour les pays industrialisés, "la réforme". La méthode est exactement la même. Remarquons qu’il a suffi d’une entrevue d’une heure avec les syndicats de flics pour que Macron recule "On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s’asseoir dessus".

    Pour amplifier la grève, il faudrait que l’EDF et les ports et aéroports partent à leur tour en grève ainsi que les étudiants et les lycéens... En ont-ils les moyens ? Pour le moment, on n’a pas vu de comités de grève. Il y a sans doute dans certaines villes ou quartiers des mobilisations conjointes cheminots, enseignants… Et enfin, il faudrait que soit lancée la perspective d’une manifestation nationale à Paris contre l’Elysée.

    Si Macron parvient à ses fins ce sera de la dimension de la défaite des mineurs face à Thatcher. Cela risque d’avoir de sinistres conséquences pour nous et pour l’Europe entière.

    Pour le moment, tous les mouvements qui éclatent sur la planète entière, de Hong-Kong à Alger, de Bagdad à Téhéran, de Khartoum à Beyrouth, de Barcelone à Paris et Santiago de Chile, etc... ont-ils les mêmes causes ? Sans doute la réaction contre la violence capitaliste globalisée. Mais il est difficile d’en voir l’issue ni d’apercevoir une homogénéité dans tous ces mouvements.

    Salud y Fraternidad.

    F. Pallarés

    (*) Centre de développement de l’OCDE. Cahier de politique économique n° 13. OCDE 1996. "La faisabilité politique de l’ajustement". Par Christian Morrisson
    https://www.oecd.org/fr/dev/1919068.pdf

    NB : Je vais essayer de venir à la réunion. C’est pas garanti avec les grévistes qui nous "prennent en otage" hé hé...

    ***

    "(...) Pourtant les plus précieux repères historiques d’Arendt sont les irruptions modernes du pouvoir populaire  : les « sociétés révolutionnaires » de la Révolution française, les « sections » ou « districts » de la première Commune de Paris en 1870-1871, les soviets ouvriers nés en Russie lors de la vague de grèves spontanées en 1905, ceux surgis en février 1917 avant leur « récupération » ou leur interdiction par le parti bolchévique, les conseils ouvriers (Arbeiter-räte) ou militaires (Soldaten-räte) constitués en Allemagne en 1918-1919 après la défaite, le système des « conseils » qui se répandit à l’automne 1956, lors de la Révolution hongroise, à Budapest et avec une incroyable rapidité sur le pays tout entier, les organisations lors du printemps de Prague, les nombreux mouvements de résistance populaire à une occupation étrangère ou une tyrannie jugée un jour insupportable, comme les actions de désobéissance civile liées au nom de Martin Luther King ou celui de Gandhi. Voilà l’autre tradition, tout autre que la tradition de la domination : elle véhicule des expériences historiques qui présentent aux yeux d’Arendt une force probante suffisante pour lui permettre de contester l’immense lignée des auteurs politiques qui ont compris originairement le pouvoir comme pouvoir-sur, en termes de commandement, de contrainte, de violence, bref en termes de domination de l’homme sur l’homme.(...)"

    "La nature du pouvoir selon Hannah Arendt. Du ‘pouvoir-sur’ au ‘pouvoir-en-commun’" Bernard Quelquejeu. Dans Revue des sciences philosophiques et théologiques 2001/3 (Tome 85), pages 511 à 527.
    https://www.cairn.info/revue-des-sciences-philosophiques-et-theologiques-2001-3-page-511.htm

    "D’accord avec le texte de JK..."

    D’accord avec le texte de JK.

    Sauf sur deux points :

    1 - "Au siècle dernier, avant l’effondrement de l’URSS, la chute du Mur, il y avait pour les masses un objectif politique : briser le Capitalisme au profit d’une alternative de socialisme démocratique. Nul n’était vraiment en mesure de définir forme et contenu de ce socialisme, n’empêche l’alternative au capitalisme existait.Une autre société semblait possible. Ce n’est plus le cas."

    Cela ne peut concerner que les croyants et anciens croyants des deux branches de la bureaucratie soviétique, soit au pouvoir comme les communistes staliniens et maoïstes, soit en exil comme les communistes trotskystes.

    En effet, dès le milieu des années vingt du siècle dernier les communistes germano-hollandais et les communistes italiens de l’Internationale Communiste avaient tiré le bilan : tout était à recommencer. Il fallait apprendre de la défaite pour avancer à contre courant et attendre les générations suivantes. 

    Donc il fallait critiquer toutes les croyances en la Nouvelle Religion qui se levait à l’Est. 

    Donc il fallait lire tout ce qui était dans les archives et donc savoir les conserver et les relire et non pas sombrer dans le bougisme, l’activisme. 

    Donc il fallait refuser toute bureaucratie, donc pas de permanents ni syndicaux ni politiques, pas de cooptation ou d’élection dans l’appareil de l’État bourgeois, pas plus que dans l’État bourgeois sans bourgeoisie.

    Par conséquent, il faut ajouter en tête de ce paragraphe : "Pour la masse des militants révolutionnaires, ou se pensant révolutionnaires, et se reconnaissant dans la majorité de l’Internationale Communiste au moins jusqu’aux quatre premiers congrès, donc pour les militants communistes staliniens/maoïstes comme pour les militants communistes trotskystes,..."

    Le paragraphe devient donc :

    " Pour la masse des militants révolutionnaires, ou se pensant révolutionnaires, et se reconnaissant dans la majorité de l’Internationale Communiste au moins jusqu’aux quatre premiers congrès, donc pour les militants communistes staliniens/maoïstes comme pour les militants communistes trotskystes , au siècle dernier, avant l’effondrement de l’URSS, la chute du Mur, il y avait pour cette masse un objectif politique : briser le Capitalisme au profit d’une alternative de socialisme démocratique. Nul n’était vraiment en mesure de définir forme et contenu de ce socialisme, n’empêche l’alternative au capitalisme existait.Une autre société semblait possible. Ce n’est plus le cas."

    2 - "Pour le plus grand nombre, socialisme, communisme, ont irrémédiablement échoué.

    Ne pas oublier "capitalisme" avec pour la France : 

    - sa "Belle Époque" des manuels d’histoire des écoles bourgeoise primaires et secondaires... massacreuse des prolétaires balayant sous le tapis la Commune de Paris, 

    - son "Union Sacrée" (dans les mêmes manuels).... réactionnaire avec sous le tapis, la trahison de la CGT anarcho-syndicaliste comme de la SFIO guesdiste et longuetiste, 

    - son "Front Populaire" (idem)... contre-révolutionnaire avec sous le tapis, la trahison de la direction thorézienne stalinienne du PC encore SFIC, 

    - sa "Libération" (idem)... incomplète  grâce au désarmement des FTP-F et MOI par le gouvernement De Gaulle-Staline/PCF-Roosevelt/SFIO, 

    - son "Mai 68" (idem)... saboté par ce qui est sous le tapis, les deux branches de la bureaucratie soviétique décomposée, d’un côté les communistes staliniens "italiens"/mao-staliniens et de l’autre les communistes trotskystes des différentes Églises-Quatrièmes Internationales...

    La phrase devient donc : "Pour le plus grand nombre, capitalisme, socialisme, communisme, ont irrémédiablement échoué.

    Donc accord avec tous les autres points du texte de JK et accord complet avec celui de FP.

    De toutes les manières, la jeunesse, flamme de la Révolution, ainsi que celles et ceux qui savent lire les archives et en tirer des leçons pour l’avenir, balaieront tout le fourbis puant du Vieux Monde...

    MB