[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC

Actualités et analyses [RSS]

Lire plus...

Newsletter

Twitter

Non à la collaboration obscène entre police et SO syndicaux

Depuis le début du mouvement, à chaque manifestation, la répression s'accroît et prend des proportions inquiétantes. Même l'ONU s'en émeut1. Un manifestant a été condamné à 5 mois de prison ferme pour avoir lâché une barrière pour se protéger d'un flic2 : le pauvre flic a eu une ITT d'1 journée, autrement dit rien du tout ! Au nom de l'état d'urgence, des interdictions préventives de manifestations sont décidées. Heureusement, la justice a suspendu 9 des 10 interdictions de manifester à Paris3. Mais le gouvernement est bien décidé à poursuivre sa surenchère répressive, à piétiner nos libertés démocratiques. Il a interdit Nuit Debout place de la République mardi 17 mai au soir. Et pendant ce temps là, les bureaucrates collaborent de plus en plus ouvertement avec la police, et Martinez stigmatise la violence des « casseurs » au lieu de cibler la violence de la police4.

À Paris, il fallait montrer patte blanche pour venir à la manifestation ce mardi 17 mai. Les flics contrôlaient tout. En tête, une brochette de bureaucrates (Martinez, Martinet, et tous leurs semblables) était protégé par une armada de gros bras. Le SO de tête marchait avec les CRS : un carré de CRS, bien ordonné, collé à la tête de manif, ne laissait pas de distinction visuelle entre les deux groupes. L'objectif était visiblement de garder à tout prix la tête de la manif, quitte à fusionner leur cortège avec l'armada policière.

Juste derrière, plusieurs centaines de manifestants, avec les « autonomes », se sont glissés entre ce SO de tête et les cortèges syndicaux. Un cortège hétéroclite, des jeunes, des vieux, des syndicalistes, qui ne veulent plus défiler derrière les ballons syndicaux. Un départ en manifestation sauvage a eu lieu au métro Raspail, mais rapidement les flics ont contraint les manifestants à rebrousser chemin. Les flics ont copieusement gazé ces manifestants. À Denfert, les manifestants ont été accueillis par un drôle de comité d'accueil sur les côtés : CRS et SO syndicaux étaient ensemble avec leur matos déployé. Avec leurs badges CGT et FO, les membres du SO avaient sorti les manches de pioche, les matraques, les gazeuses. Bizarrement, ils avaient pu acheminer ce matériel encombrant malgré les contrôles policiers. Mediapart souligne que « les CRS laissent entrer du boulevard Arago un autre groupe FO armé de manches de pioche »5. Logiquement, ce comité d'accueil a été copieusement sifflé par les manifestants et quelques canettes ont volé, avant que les forces policières gazent la place Denfert-Rochereau, pour faire rentrer rapidement les manifestants chez eux.

Au moins deux journalistes amateurs ont été agressés violemment par les SO syndicaux6. Leur seul tort : filmer. L'un d'entre eux, par ailleurs syndiqué à la CGT, a eu le nez fracassé par un violent coup de coude !

FO et CGT ont montré leurs muscles ce mardi.... non pas pour protéger les manifestants de la police, mais pour collaborer ouvertement avec elle et traquer ensembles les « casseurs ». Ils ont pourtant laissé les lycéens se faire réprimer. Ils laissent les flics en civil faire leur sale besogne dans nos manifestations. Honte à la bureaucratie syndicales et à leurs gros bras !

Comment justifient-ils cette politique ? Il y a certes eu des heurts avec les « autonomes » lors de la manif du 12. Les services d'ordre syndicaux doivent bien sur réagir s'ils sont attaqués par des individus. Mais les services d’ordre syndicaux n’ont pas à pourchasser les « casseurs », ni à collaborer avec la police. Aucune divergence stratégique avec les « autonomes » ne peut justifier cela. Bien que la colère et l'envie d'en découdre soient légitimes, la stratégie de violence physique ultra minoritaire choisie par les autonomes n'est pas la nôtre : le principal est de construire un rapport de force, où le nombre et la conviction politique permettront d'obtenir le retrait de ce projet de loi. Mais l'attitude des SO à l'égard des personnes qui veulent en découdre avec la police n'est pas acceptable. Et nous combattons centralement, politiquement, la stratégie des directions syndicales.

1Cf. http://tendanceclaire.org/breve.php?id=18772

2Cf. http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/05/17/loi-travail-un-manifestant-condamne-a-cinq-mois-ferme-pour-violences-contre-la-police_4921099_1653578.html

3Cf. http://tendanceclaire.org/breve.php?id=18807

4Cf. http://www.ouest-france.fr/economie/emploi/loi-travail/loi-travail-philippe-martinez-la-cgt-condamne-toutes-les-violences-4232409

5Cf. http://tendanceclaire.org/breve.php?id=18815

6Cf. http://tendanceclaire.org/breve.php?id=18834

Télécharger au format pdf

Ces articles pourraient vous intéresser :

Lutte de classe

Rencontre nationale du 10 juin du Front Social

Près de 500 personnes se sont réunies ce samedi 10 juin pour la rencontre nationale du Front social. D’après le recensement, le Front Social compte à la date de la rencontre nationale 23 regroupements locaux. 13 d’entre eux étaient présents. 102 structures ont rejoints officiellement le Front Social, parmi elles 79 structures syndicales (des syndicats SUD en priorités), 23 associations. Des représentant-e-s de 40 structures observatrices (non encore signataires) sont venu-e-s à cette journée organisée dans l’annexe de la Bourse du Travail, rue du Temple à côté de la place de la République, dans la salle Hénaff. Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook

1er Tour Social

Réel succès du 1er tour social !

Le 22 avril 2017, J-1 avant les tristes résultats de dimanche, a eu lieu la première manifestation du 1er tour social, initiative impulsée par de nombreuses sections syndicales combatives telles la CGT Goodyear, Sud Poste 92, CGT énergie Paris, CGT infocom, CGT nettoiement 75, CGT CHRU de Lille, CGT Éduc’Action ou de plusieurs collectif ou associations telles que la Compagnie Jolie Môme, Droit Devant, Fakir et le NPA. Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook

Violences policières

A peine 10 jours après la Marche pour la Justice et la Dignité, la police tue de nouveau !

Dimanche 26 mars, Liu Shaoyo, 56 ans, est tué par des agents de la BAC sur le péron de son appartement, après un appel des voisins qui s'apparente à de la délation.

La version policière, bien relayée par les torchons comme le Figaro, parle de légitime défense, en signalant que la victime s'était jetée sur un des agents avec … une paire de ciseaux.

Très rapidement, cette version a été démentie par la famille, présente lors du meurtre. Si Liu Shaoyo avait des ciseaux, c'est qu'il cuisinait du poisson, et s'il était sur le pas de sa porte, c'est qu'il s'inquiétait largement des coups portés sur la porte de son appartement, par des gens armés en civil. Il s'agissait d'agents de la BAC. Ces agents ont donc tué un homme devant ses enfants.

Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook