Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Manuel Bompard sur France Inter ce lundi matin (16/03)
- Manuel Bompard sur RTL ce lundi matin (16/03)
- Des milliers de manifestants contre le racisme ce samedi (14/03)
- Les États-Unis et Israël nous entraînent dans une barbarie suicidaire (14/03)
- Une vie dans l’assistance automobile (14/03)
- "UNE GUERRE BARBARE ET SUICIDAIRE" : TRUMP PREND LE MONDE EN OTAGE (13/03)
- #JeVoteSophia L’émission ! (13/03)
- Dernier message de Mélenchon avant le 1er tour : Aux urnes citoyens ! (13/03)
- Xavier Niel roule pour le PS (13/03)
- Au cœur du capital (12/03)
- Le débat des représentants des partis, avec Paul Vannier (12/03)
- Meeting avec Bagayoko, Coquerel et Mélenchon à Saint-Denis ! (11/03)
- Ludivine Bantigny, "La Bourse ou la vie. Le Front populaire, histoire pour aujourd’hui" (11/03)
- C’est quoi le "marxisme classique" et le "marxisme occidental" ? (10/03)
- “Le socialisme est la maison commune de tous les combats justes.” – Entretien avec Joseph Andras (10/03)
- Sur Franceinfo : Brigitte Boucher et les irresponsables (10/03)
- Ce que révèle l’affaire Epstein (10/03)
- Au Liban, d’une guerre coloniale à l’autre et du droit de résister (10/03)
- POUR UN FRONT ANTIFASCISTE AU SECOND TOUR DES ÉLECTIONS MUNICIPALES (10/03)
- Meeting de la campagne municipale LFI à Lille (10/03)
- Meeting avec Jean-Luc Mélenchon et Sophia Chikirou à Paris ! (09/03)
- Colombie : la gauche de Gustavo Petro valide le dernier test des législatives avant la présidentielle (09/03)
- Penser l’émancipation autrement, discuter l’apport de marxistes hétérodoxes [Podcast] (09/03)
- Terrorisme d’Ultra-droite (08/03)
- "L’Iran est sur le point d’obtenir l’arme nucléaire" : trente ans de prophéties démenties (08/03)
Liens
Japon: Remilitarisation au forceps
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
http://npa2009.org/actualite/japon-remilitarisation-au-forceps
Le Premier ministre japonais veut imposer une nouvelle loi militariste face à une opposition pacifiste massive.
Depuis des années, la droite nippone tente de faire accepter à la population une rupture radicale avec ses convictions pacifistes, forgées par la prise de conscience du désastre que représenta la période 1937-1945. Dans cette entreprise, tout est bon : dramatisation de la montée des tensions géopolitiques dans la région ; déclarations négationnistes visant à banaliser les crimes commis sous le régime impérial ; exaltation du nationalisme de puissance et recours aux sectes ou associations, telles la puissante Nihon Kaigi ; intervention sur les programmes scolaires en histoire, manipulation des symboles, rupture du tabou concernant l’arme nucléaire ; « réinterprétation » de l’article 9 de la Constitution de 1947 renonçant à la guerre…
Bien qu’elles n’aient cessé de renforcer leur capacité, le rôle des Forces d’autodéfense (FAD, le nom officiel de l’armée) est resté très délimité, centré sur l’archipel. Les premières interventions extérieures ne remontent qu’à 1992, dans le cadre onusien et en dehors des zones de combat, dépendant à chaque fois d’une décision parlementaire. En juillet 2014, la « réinterprétation » de l’article 9 avait permis à Shinzo Abe, Premier ministre japonais, de donner au Japon le droit de participer à des systèmes de défense collective. Il a maintenant décidé de franchir un pas décisif en faisant adopter une nouvelle loi permettant aux FAD d’être déployées à l’étranger pour peu que « la survie du Japon soit menacée ». La dite « survie » pouvant être « menacée » de bien des façons (approvisionnement énergétique, etc.), il s’agit en fait d’un blanc seing.
Une opposition populaire pacifiste
Shinzo Abe peut s’appuyer sur Washington, qui souhaite que Tokyo joue un rôle plus actif en ce domaine, et sur les majorités parlementaires. Il a obtenu le 16 juillet un premier vote favorable à la Chambre basse. Les textes doivent maintenant passer devant la Chambre haute. L’objectif est d’obtenir une adoption définitive à marche forcée dès septembre.
Ce que le Premier ministre n’avait pas prévu, c’est l’ampleur de l’opposition pacifiste qui allait se manifester dans le pays, malgré des années de propagande militariste. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté contre le projet de loi, entourant notamment le Parlement le 16 juillet aux cris de « Abe démission ! », « Non à la guerre ! ».
La très grande majorité des juristes ont souligné que tout cela était inconstitutionnel, contredisant l’article 9. De nombreux universitaires et intellectuels se mobilisent. Seuls 18 % des Japonais approuvent le projet, selon un sondage de la chaîne de télévision publique NHK en date du 12 juillet, et la cote de popularité de Shinzo Abe est tombée à 41 %.
L’offensive du gouvernement Abe ne se limite pas au seul rôle des FAD. Il veut imposer dans l’île méridionale d’Okinawa un redéploiement d’une base militaire étatsunienne, mais il n’a toujours pas réussi à briser la résistance de la population et des élus locaux. Il introduit des lois sécuritaires (onze textes de plus ont été adoptés le 16 juillet) qui visent notamment à interdire de façon discrétionnaire – au nom de la sécurité nationale – la publication d’information qui mettrait en cause le système, y compris l’industrie nucléaire. Militarisme extérieur, autoritarisme intérieur, restriction des libertés civiques, reconstruction d’une histoire officielle et d’une idéologie nationaliste forment un tout.
Pierre Rousset




