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Renault : les débrayages continuent
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
L'annonce des mesures salariales de la direction, suivie de la forte baisse de la prime d'intéressement, continue de mobiliser dans presque tous les établissements du groupe Renault des centaines de travailleurs.
Quelle que soit la manœuvre utilisée par la direction, qui parle selon les cas de 3 % ou de 2,3 % d'augmentation des salaires, le calcul est vite fait : 1,3 % en mars et 1 % en octobre (et même 0,7 % pour les employés et techniciens), cela ne fait pas le compte.
Il faut dire qu'à claironner, comme l'a fait le PDG, que tout va pour le mieux, les ventes en hausse, un bénéfice supérieur à deux milliards, un quadruplement des dividendes versés aux actionnaires en 2012, il prend le risque de provoquer des coups de colère. Rien d'étonnant donc à ce que, répondant au nouvel appel syndical du 6 mars, les travailleurs des divers sites aient été nombreux à débrayer.
Au Technocentre de Guyancourt
Un cortège de près de 600 grévistes s'est rendu devant les bâtiments de la direction, qui s'est dite prête... à recevoir une délégation. « La délégation, c'est nous », répondirent les salariés, qui attendirent que deux directeurs viennent s'expliquer. Prétendant qu'ils avaient les mêmes objectifs que les salariés, les directeurs s'entendirent répondre que la fiche de paie n'était pas la même, que les salaires et l'augmentation de la charge de travail, ça ne va pas.
À Cléon
Le jeudi 1er mars, plus de 1 000 travailleurs ont débrayé. Ils ont été bloquer la chaîne de montage du R9M, le nouveau moteur de Renault. Cette chaîne de montage continue de tourner même pendant les débrayages, car elle est constituée en très grande majorité de camarades intérimaires qui ont montré leur soutien par gestes et en applaudissant même le blocage de leur chaîne.
La plupart des grévistes ne parlaient plus d'une augmentation de la prime, mais de réelles augmentations de salaire.
Mardi 6 mars, l'ensemble des usines de Renault étaient appelées à débrayer sur les salaires. La direction de Cléon, qui expliquait que seul le site de Cléon était touché par la grève, a dû s'en mordre les doigts ! C'est avec enthousiasme qu'en assemblée générale les grévistes apprenaient la situation des autres sites : plus de 400 à Sandouville, près de 400 au centre de Lardy, etc.
Au Mans
Mercredi 29 février, un appel à trois heures de grève minimum dans chaque équipe avait été lancé pour manifester en ville, dans le cadre de la journée européenne contre l'austérité. De nombreux travailleurs y ont participé, prenant cela comme la continuation des débrayages des jours précédents.
Le lendemain 1er mars, un nouvel appel commun CGT-CFDT était encore fortement suivi avec de nouveaux grévistes (plus de 650 travailleurs sur la journée). Là, décision fut prise de participer à un nouveau mouvement mardi 6 mars, avec toutes les usines du groupe. Voir de plus en plus de grévistes à ces rassemblements a été un sacré encouragement à continuer.
D'ailleurs, lundi 5 mars, la direction sortait un tract qui fit rire tout le monde. Elle nous expliquait que « ces débrayages à répétition perturbaient fortement la production et pénalisaient nos clients ». Alors, puisque c'est le patron lui-même qui dit que la mobilisation et la grève, ça marche, eh bien nous n'avons pas voulu la décevoir et, le 6 mars, nous avons été 800 grévistes sur la journée, c'est-à-dire la plus forte mobilisation depuis le début du mouvement sur les salaires.
Correspondant LO




