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Les résultats du CAC 40 se sont effondrés en 2012
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Les grands groupes français qui entrent dans la composition du CAC 40 subissent à leur tour les effets de la crise. Leur chiffre d'affaires a atteint globalement 1 299 milliards d'euros en 2012. Soit une hausse de 2,06 %, à périmètre constant et hors effet de change (quand ces chiffres sont disponibles, c'est-à-dire pour 28 entreprises sur 40), selon les données compilées par le cabinet d'audit et de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC) pour Le Monde. Il s'agit d'une quasi-stagnation compte tenu de l'inflation de 2 % en 2012. Ce tassement n'a fait que s'accentuer tout au long de l'année, la croissance des ventes du CAC 40 passant de 3,1 % au premier trimestre 2012 pour terminer à moins de 2 % au dernier trimestre, remarque Annie Dupeyron, directrice de la communication financière chez PwC.
Les profits, eux, ont plongé de 27,9 % à 52,4 milliards d'euros, après avoir baissé de 8 % entre 2011 et 2010. Les résultats de ces quarante plus grandes entreprises françaises se rapprochent ainsi de leur niveau de 2009 (44 milliards d'euros), année noire de la crise.
Les résultats de ces groupes étaient ensuite repartis à la hausse, à tel point qu'en 2010, ils tutoyaient les records d'avant-crise. Cette embellie n'aura donc pas duré.
LES PAYS ÉMERGENTS JOUENT LES AMORTISSEURS
Certes, les fruits que ces groupes tirent de la mondialisation, et en particulier de leur présence dans les pays émergents, continuent de jouer les amortisseurs. Mais dans une moindre mesure, et pas assez pour faire plus que compenser le ralentissement des pays matures.
"Cet atterrissage révèle une situation beaucoup plus dégradée que celle anticipée par les analystes", relève Mme Dupeyron. En novembre 2012, ils tablaient encore sur une très faible baisse des profits (de 1,3 %) à 74 milliards d'euros. Ils auront pêché par optimisme ; et vraisemblablement pas suffisamment anticipé les dépréciations d'actifs auxquelles les groupes se sont livrés.
Ils ont dû réviser à la baisse la valeur d'entreprises acquises avant que la crise n'éclate. Et que la chute des marchés boursiers ne les force à revoir la valorisation de ces filiales, comme le recommandent les autorités des marchés financiers tant française qu'européenne.
Il ne s'agit néanmoins pas seulement d'une illusion comptable. Certains grands groupes ont aussi vu leur résultat opérationnel (c'est-à-dire avant dépréciation) fortement baisser comme Lagardère, dont le résultat opérationnel a reculé de 13,5 % ou Carrefour (– 2,6 %).
Dans ce contexte peu porteur, près de la moitié des entreprises de l'indice annoncent avoir procédé à des opérations de réduction de coûts ou de cession, note Philippe Loiselet, associé chez PwC, en charge des questions de stratégie et de fusions-acquisitions. Même celles qui sont en bonne santé financière. Tel Total qui cède l'activité de fertilisant GPN à Borealis ; ou Sanofi, qui a vendu sa branche dermatologie à Valeant.
"MIEUX VALORISER LES CESSIONS"
"Elles veulent gagner en marge de manoeuvre. Etre plus résilientes. Se recentrer sur des métiers à plus forte valeur ajoutée. Elles activent ces deux leviers que sont les réductions de coût et les cessions, pour être à même d'investir. Soit en interne, afin d'améliorer leur efficacité opérationnelle en modernisant leur chaîne d'approvisionnement, par exemple, ou en développant de nouveaux projets de recherche et développement. Soit en externe, en procédant à des acquisitions", explique M. Loiselet. "Le management anticipe davantage, ce qui lui permet de mieux valoriser des cessions, pour réorganiser son portefeuille d'activité", ajoute-t-il.
Ces opérations de fusion-acquisition à venir rendent d'autant plus nécessaire le maintien des cours boursiers. Ce qui est sans doute aussi l'une des raisons pour lesquelles les administrateurs proposent d'augmenter les dividendes de 5 % en moyenne. Quatre sociétés, seulement, envisagent de les réduire (Vallourec, Arcelor, Accor et France Télécom).
"Ils ne veulent pas pénaliser davantage les actionnaires dont la valeur de portefeuille s'est réduite ces dernières années. Ils souhaitent ainsi redonner confiance aux actionnaires, qui leur préfèrent actuellement les marchés obligataires", précise Philippe Kubisa, associé chez PwC, en charge des marchés de capitaux. L'indice CAC 40 a en effet perdu plus de 16 % de sa valeur depuis cinq ans.
SIGNAL ENCOURAGEANT
Les analystes leur donnent également un signal très encourageant. Ils tablent sur une augmentation de 59 % des bénéfices, à près de 83 milliards d'euros en 2013. Est-ce parce que les dépréciations ayant été effectuées, elles ne pénaliseront pas à nouveau les résultats de l'année en cours ? Ou les analystes pêchent-ils à nouveau par excès d'optimisme ?
"Ils attendent aussi les effets positifs des plans de restructuration", prévient Mme Dupeyron. Les entreprises, prudentes, ne sont en effet que quatorze à déclarer prévoir d'augmenter leur chiffre d'affaires. Mais près d'une vingtaine d'entre elles anticipent des résultats en hausse. Ce qui implique donc bien qu'elles comptent sur une meilleure rentabilité grâce aux économies qu'elles auront su générer.




