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Contrairement à la propagande officielle, le nombre de chômeurs continue à augmenter !

Par Gaston Lefranc (26 décembre 2016)
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Le gouvernement crie à nouveau victoire : pour le troisième mois consécutif, le nombre de chômeurs serait en baisse. Depuis le début de l’année, il aurait baissé de plus de 100 000, passant de 3,55 millions de chômeurs en janvier 2016 à 3,45 en novembre 2016. En fait, il s’agit seulement du nombre de chômeurs de catégories A (cf. glossaire ci-dessous). Mais si on prend en compte les demandeurs d’emplois en activité réduite (catégories B et C) ou en formation (catégorie D), le nombre total de chômeurs a fortement augmenté en novembre (+40 400 par rapport à octobre 2016), et il a augmenté de plus de 100 000 entre novembre 2015 et novembre 2016.

Ces derniers mois, le nombre de chômeurs en activité réduite, et surtout le nombre de chômeurs en formation, n’ont cessé d’augmenter. C’est notamment la conséquence du plan « 500 000 formations supplémentaires » lancé en début d’année par Hollande pour bidouiller les statistiques « officielles » du chômage qui se concentrent sur les chômeurs de catégorie A. Une manipulation qui ne fera évidemment pas baisser le chômage, mais qui ne contribuera qu’à dilapider l’argent public avec des formations bidon bricolées à la va-vite.

Depuis le début du quinquennat de Hollande, le nombre de chômeurs de catégories A+B+C+D a augmenté de plus de 1,2 millions. Il y a désormais plus de 5,8 millions de chômeurs en France métropolitaine. L’échec de Hollande est total

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Les catégories de chômeurs inscrits à Pôle emploi

Catégorie A : demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi, sans emploi

Catégorie B : demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi, ayant exercé une activité réduite courte (de 78 heures ou moins dans le mois)

Catégorie C : demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi, ayant exercé une activité réduite longue (de plus de 78 heures au cours du mois)

Catégorie D : demandeurs d’emploi non tenus de rechercher un emploi (en raison d’une formation, d’une maladie…) y compris les demandeurs d’emploi en contrat de sécurisation professionnelle (CSP), sans emploi

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