[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC Articles traduits en castillan Articles traduits en anglais Articles traduits en allemand Articles traduits en portugais

Agenda militant

    Actualités et analyses [RSS]

    Lire plus...

    Newsletter

    Twitter

    Un compte-rendu de la manifestation des gilets jaunes de Paris Nord - Acte XI

    Par Hermine Bianca (27 janvier 2019)
    Tweeter Facebook

    Le cortège des gilets jaunes de Paris Nord a pour point de rendez-vous Porte de la Chapelle. Une trentaine de gilets jaunes sont présents, avec une banderole « Quartiers populaires en colère ». Le petit cortège traverse le 18ème en passant par le quartier de la Goutte d’Or et les marchés. Une bonne occasion d’essayer de toucher les habitants du coin. L’accueil est plutôt positif, même s’il y a parfois aussi des réactions hostiles. Des voitures klaxonnent sur notre passage en signe de soutien. Quelques slogans sont lancés, notamment « Macron démission ! ». Nous arrivons Place de la République vers 11h30. Une discussion s’ouvre alors pour savoir s’il est mieux de rejoindre le cortège de gilets jaunes de la place de l’Etoile (qui est également le point de rendez-vous du NPA) ou rejoindre celui qui part de la Place de la Nation. Finalement, une majorité se décide pour la Place de la Nation. Nous prenons le métro. Certain-e-s chantent l’Internationale sur le quai, dont le thème est repris par un joueur de violon. Le conducteur de la rame klaxonne à son arrivée. Dans le métro, des slogans sont à nouveau lancés, l’ambiance est joyeuse et combative. Une nouvelle fois, les réactions des passagers sont diverses. Certains nous soutiennent, un passager lance des menaces de mort.

    Place de la Nation, on voit peu à peu arriver la police et la BAC. Le cortège, assez massif, part en direction de la Place de la République. On voit flotter devant des drapeaux de la CGT, un autre arborant Che Guevara, également beaucoup de drapeaux français, un autre avec des fleurs de lys. Le cortège semble rassembler tous les bords politiques. A l’avant du cortège, des slogans radicaux sont lancés : « A-anti-anticapitaliste ! » Ambiance combative une nouvelle fois. La manifestation augmente en nombre au fur et à mesure qu’elle avance.

    Deux heures plus tard, nous arrivons Place de la République. Celle-ci se remplit peu à peu de gilets jaunes, qui font une pause avant qu’une bonne partie d’entre eux se remettent en route vers la Place de la Bastille. Sur les marches de l’opéra, des gilets jaunes portant des drapeaux français chantent la Marseillaise. Au début, il n’y a aucun policier, mais lorsqu’un camion de CRS tente, dans un premier temps, d’arriver sur la place, il est pris à parti par les manifestant-e-s qui le forcent à faire marche arrière. La place sera évacuée une heure plus tard à grand renfort de coups de matraque et de gaz lacrymogènes. Beaucoup de gilets jaunes se replieront ensuite place la République - une initiative « Nuit Jaune » ayant par ailleurs été appelée, avant que la place ne soit à nouveau évacuée dans la soirée.

    Crédit photo : ALAIN JOCARD / AFP

    PS : on trouvera un recensement des manifestations, villes par villes, des 12, 19, et 26 janvier ici : 

    https://tendanceclaire.org/contenu/autre/manifs-12-19-26anvier2019.pdf

    Télécharger au format pdf

    Ces articles pourraient vous intéresser :

    France

    Destruction des libertés: Une mobilisation unitaire et vraiment massive est urgente !

    Dans quel pays vit-on quand un ministre de l’intérieur (Castaner) cite Clémenceau (https://tendanceclaire.org/breve.php?id=33594) comme modèle lors de la prise de fonction du nouveau préfet de police de Paris : « Didier Lallement, votre modèle est Georges Clemenceau, sa main n'a jamais tremblé ». Rappelons que Clémenceau a fait tuer des manifestants en 1907 et 1908. Son surnom était le « briseur de grèves ». Belle référence pour l’ex socialiste Castaner.

    Lire la suite...

    Télécharger en pdf Tweeter Facebook

    Gilets jaunes

    Du 8 au 19 mars, dix jours pour le printemps des peuples ?

    Récapitulons le calendrier pour en saisir les potentialités : 8 mars, journée de lutte internationale pour les droits des femmes. Samedi 9 mars, acte XVII du soulèvement Gilets Jaunes. Vendredi 15 mars, grève internationale pour le climat. Samedi 16 mars, journée internationale des solidarités et montée nationale des Gilets Jaunes à Paris. Mardi 19 mars, journée de grève interprofessionnelle. Ajoutons à cela les appels à soutenir les mobilisations du peuple algérien contre le 5ème mandat les dimanches. Avouons que c’est assez alléchant.

    Lire la suite...

    Télécharger en pdf Tweeter Facebook