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Après le tour de vis autoritaire de Nunez, préfet du capital… Ce 24 octobre, répondons présent-e-s à pour un "acte II" débordant !

Ce samedi 24 octobre sera l’« acte II » du puissant mouvement initié le 17 octobre par des centaines de milliers de jeunes lycéens, étudiants, travailleurs-ses, déjouant les pronostics des renseignements, qui tablaient une sur une mobilisation de 80 à 100 000 personnes.
Toute la semaine, les chaînes télé comme le gouvernement étaient en boucle sur les pillages, qui ont concerné principalement des grandes enseignes, et de façon assez marginale de véritables « petits commerces ». Le tout sans revenir sur le fond des revendications et sans apporter de réponse politique au mouvement. Le gouvernement, qui défend les intérêts des grandes multinationales, n’a d’ailleurs que faire le reste de l’année des petits commerçants, dont la situation économique se dégrade également, et ne les mobilise ici que pour disqualifier la mobilisation et effrayer la population qui se tient à distance de la mobilisation. Les pillages sont le symptôme de la paupérisation de larges couches de la population. Il suffit de regarder les profils des « pilleurs » interpellés et passant en comparution immédiate pour le constater : mineurs déscolarisés, jeunes bénéficiaires du RSA, ou travailleurs précaires, souvent sans antécédents judiciaires… Les défenseurs d’un système qui entretient une contradiction croissante entre d’une part, l’incitation à la consommation, et, d’autre part, un faible pouvoir d’achat dans les classes populaires, ont beau jeu de se plaindre des pillages ! Les véritables pillages sont ceux que Macron et ses gouvernements font subir à notre classe. Rappelons que Lecornu nous prépare un budget 2027 comportant 54 milliards de coupes budgétaires. Dans son allocution à la Nation, Macron nous demande d’attendre gentiment les présidentielles dans 6 mois, alors que nous sommes des millions à ne plus pouvoir joindre les deux bouts, alors que les prix augmentent et que nous sortons de 10 ans de politiques d’austérité budgétaire et de compression salariale !
Plus généralement : ne nous laissons pas diviser par la condamnation morale des violences : quand elle éclate à une échelle de masse, la colère ne s’exprime jamais dans les cadres pré-établis par les institutions. Il faut surtout rappeler que nous sortons d’une séquence de répression inédite du mouvement lycéen-ne-s, tant par son ampleur que par son intensité, et que, dans ce contexte, la police ne peut qu’être mal accueillie. Et surtout lorsque, comme cela a pu être observé à Paris, à Marseille ou encore à Bordeaux, la doctrine de maintien de l’ordre consistait à gazer les manifestants d’entrée de jeu. Notre « camp » est celui des exploité-e-s et des opprimé-e-s.
Pour ce 24 octobre, le régime s’est cette fois-ci préparé : interpellations (même à la sortie de l’AG interfac à la bourse du Travail !), détention provisoire de manifestants, interdictions administratives de manifester dans la plupart des centres-villes de France (voire même tout un département, comme dans les Bouches-du-Rhône), limitation des parcours autorisés aux seuls trajets emmenés par les directions syndicales, déploiement de l’armée en sécurisation statique de bâtiments, déploiement de la BRI et du GIGN, ainsi que d’une plus grande quantité d’unités mobiles de la police nationale comme la Brav-M et la Bac…
Ne nous laissons pas intimider par ce dispositif, qui a en fait une visée principalement dissuasive. Car c’est bien le caractère massif des rassemblements et des manifestations qui fera le rapport de forces sur le terrain, et qui pourra alors ouvrir des possibles dont le mouvement a besoin pour se déployer au-delà carcans du style « Bastille-Nation » à Paris. Aussi, il est maintenant avéré que le gouvernement a forcé la main des renseignements territoriaux pour imputer les débordements à la France Insoumise, désormais menacée de dissolution par le président du Sénat Gérard Larcher. Quelles que soient les divergences, nous soutenons et appelons à faire front avec LFI contre ces attaques antidémocratiques, qui constituent, avec toutes les autres mesures prises, une étape supplémentaire du long tournant autoritaire du régime !
Rassemblons-nous ce 24 octobre dans toutes les grandes et moyennes villes de France, et participons aux actions de blocage prévues localement ! (voir la carte des actions ici : https://17octobregiletjaune.net/carte/ )
Le RN, en embuscade pour récolter les fruits des appels à l’ « ordre », tient son congrès à Orléans ce week-end. Deux manifestations sont prévues à Orléans ce samedi (une le matin, dans le cadre syndical classique, une deuxième à 13h, appelée par les groupes antifas, en direction du lieu du Congrès), ainsi qu’un « village antifasciste » avec de nombreuses tables rondes, notamment en présence de Bally Bagayoko, Clémentine Autain, et Sophie Binet. Cet « acte II » aura également une dimension « antifasciste », au sens où il pourra venir percuter le congrès du RN.
Mais manifester le samedi ne suffira pas. Le mouvement des gilets jaunes l’a montré : face à une bourgeoisie radicalisée qui ne lâche rien, c’est le pourrissement assuré. Pour faire reculer le gouvernement dans ce contexte, il faut que l’ensemble du monde du travail s’y mette, en paralysant l’économie par la grève. Si la date du 5 novembre avait été fixée beaucoup trop loin par les confédérations syndicales pour enjamber la mobilisation lycéenne ainsi que la date du 17 octobre, elle peut désormais constituer un point d’appui, et un point de départ pour la nécessaire grève générale. À la sortie d’une réunion à Matignon mercredi 21 octobre, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a appelé à « organiser des assemblées générales partout, sur tous les lieux de travail », en vue de « généraliser la grève le 5 novembre et après ». C’est dire la pression qu’exerce ce mouvement sur les directions syndicales ! Ces déclarations ne doivent pas rester des paroles en l’air : donnons-leur une réalité, organisons partout ou nous sommes ces assemblées générales à partir de la semaine prochaine !
Mettons en échec ce gouvernement, sa cure d’austérité de 54 milliards d’euros !
Macron doit partir, n’attendons pas les présidentielles !
Indexation des salaires et des prestations sociales sur les prix !
Blocage du prix du carburant !
Pour la liberté de manifester !






