[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC Articles traduits en castillan Articles traduits en anglais Articles traduits en allemand Articles traduits en portugais

Agenda militant

    Newsletter

    Ailleurs sur le Web [RSS]

    Lire plus...

    Twitter

    100 ans après, toujours la même barbarie capitaliste

    Par Juno Smith ( 5 septembre 2014)
    Tweeter Facebook

    100 ans après le début de cette boucherie qu'a été la 1ère Guerre Mondiale, le capitalisme continue de répandre la barbarie à l'échelle planétaire.

    En Afrique de l'Ouest, faute d'accès à des soins de qualité, plus de 1 500 personnes sont mortes et plus de 3 000 autres sont atteintes du virus Ebola, qui se propage de manière incontrôlée. C'est l'avidité des grands groupes pharmaceutiques qui a empêché tout travail de recherche sérieux pour obtenir un antidote capable d'anéantir ce virus ; c'est ce sont les politiques des impérialistes en Afrique ruinant les populations, jouant un dictateur contre un autre, une ethnie contre une autre ; pour faire main basse sur les ressources locales… Ce sont elles qui sont les premières responsables de ces milliers de victimes.

    Sur d'autres continents, la folie militariste laisse derrière elle son lot de morts, de mutilés, de destructions. Plus de 2 000 morts, 11500 blessés, 475000 déplacés lors de l'attaque par Tsahal de Gaza au cours de l'opération « Bordure Protectrice » ; le chaos syrien s'est étendu à l'Irak, et déborde par moments au Liban1.

    En Ukraine, pendant que l'armée ukrainienne soutenue par l'UE et l'OTAN pilonne les populations dans le Donbass, la Russie avance ses pions en appuyant les insurgés de l'est.

    Ce sont les impérialistes, par leur instrumentalisation de révoltes populaires, qui sont les premiers responsables de ce chaos. Par leur volonté de s'ouvrir des marchés, d'accéder aux ressources naturelles, d'élargir leurs zones d'influence.

    En Syrie en soutenant l'opposition la plus réactionnaire à Bachar el Assad, en Ukraine en instrumentalisant quasi symétriquement Maïdan et le mouvement dans l'Est. Plus que jamais, nous sommes dans le camp de la classe ouvrière, des classes populaires de ces pays, contre leurs gouvernements, contre les impérialistes qui veulent les enchaîner, contre les guerres.

    Car les manipulations des puissants de ce monde finissent par créer des monstres : L’État Islamique à cheval sur la Syrie et l'Irak qui multiplie les crimes de guerre et vient de proclamer un califat islamique ; et contre lequel les kurdes combattent héroïquement dans le cadre de leur révolution de Rojava. Il y a aussi Boko Haram, autre secte islamiste qui contrôle désormais le nord du Nigeria, multipliant les exactions dont le très médiatique enlèvement de centaines de lycéennes de Chibook, sans oublier les islamistes du Sahel et ceux qui profitent du cas actuel en Lybie, s'installant d'ailleurs dans les montagnes tunisiennes frontalières.

    Pour mettre en échec les capitalistes, les impérialismes de chaque bloc (et en premier lieu le notre), il nous faudra reprendre le chemin de la lutte des classes.

    Comme aux États-Unis où les dockers de la côte ouest ont bloqué des bateaux israeliens en soutien à Gaza, où les salariés des fast-food se battent massivement pour des augmentations de salaires et le droit de se syndiquer...

    Comme en Amérique Latine, où après que le Brésil ait été secoué par des mobilisations et des grèves massives comme celle du métro de Rio pendant la Coupe du Monde, c'est autour de l'Argentine d'être traversée par une forte conflictualité ouvrière (poussée de l'extrême-gauche avec les excellents résultats du FIT aux dernières élections ; des équipes syndicales combatives et antibureaucratiques ; grèves générales avec une forte participation de l'industrie, contrôle ouvrier à Donnelley…) alors que le pays est au bord de la cessation de paiements, suite à la décision d'un juge américain de donner raison à deux fonds de pension rapaces qui ont spéculé sur la dette argentine.

    Reprendre le chemin de la lutte des classes, pour arracher le pouvoir aux capitalistes et reprendre en main le cour de nos vies ; avant que la folie militariste ne nous entraine dans les abîmes. Socialisme ou barbarie !

    1http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/08/28/nouveaux-combats-au-liban-a-la-frontiere-avec-la-syrie_4478418_3218.html

    Télécharger au format pdf

    Ces articles pourraient vous intéresser :

    International

    Référendum à Berlin : une majorité pour la socialisation des grands groupes immobiliers !

    Ce dimanche 26 septembre à Berlin, capitale de l’Allemagne, une large majorité (56%) a voté en faveur de la socialisation des grands groupes immobiliers, lors d'un référendum d’initiative populaire. Ce référendum faisait suite à une campagne démocratique et auto-organisée qui dure déjà depuis plusieurs années (« Deutsche Wohnen und Co enteignen »). Il concerne les groupes immobiliers propriétaires de plus de 3000 logements chacun, c’est-à-dire un total estimé à environ 240 000 logements. Lire la suite...

    Télécharger en pdf Tweeter Facebook

    Colombie

    Colombie : La Révolte de la Dignité

    La Colombie, pays de 50,34 millions d’habitant-e-s et 1,143 millions de km2, est gouvernée par Alvaro URIBE et son ventriloque, Ivan DUQUE, actuel président. La Colombie est aussi gérée de façon officieuse par Luis-Horacio ESCOBAR, cousin de URIBE et personnalité de l’ombre du monde de la drogue. Récemment, Riano BOTIA, ex-agent du CTI, services secrets colombiens, actuellement exilé au Canada, a déclaré devant la Cour Pénale Internationale que URIBE et son cousin ESCOBAR sont à l’origine de l’exportation de 10 tonnes de cocaïne vers les États-Unis et le Mexique et responsables d’au moins une centaine d'assassinats. Lire la suite...

    Télécharger en pdf Tweeter Facebook

    International

    La coalition « Non à la nouvelle loi sur la police de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (RNW) » contre le gouvernement régional

    En Allemagne, on observe au moins depuis le G20 de Hambourg (juillet 2017) un renforcement rapide des dispositifs sécuritaires et de la répression contre les militant-e-s, les classes populaires et les non-blanc-he-s. Cela passe, entre autres, par une série de lois régionales sur la police qui suscitent des protestations massives. On est encore loin du niveau atteint en France, mais ce tournant sécuritaire n'en reste pas moins très significatif. À travers l'Europe, les dominant-e-s fourbissent leurs armes pour écraser toute révolte contre leurs projets, contre leurs profits. Lire la suite...

    Télécharger en pdf Tweeter Facebook

    Union européenne

    L’extrême-droite européenne renonce à la rupture avec l’UE et l’euro pour gouverner

    Partout en Europe, l'extrême-droite fait son beurre du rejet massif de l'Union européenne dans les catégories populaires et de l'incapacité de la gauche antilibérale ou anticapitaliste à porter ce rejet. L'extrême gauche refuse d'entendre ce rejet, ou pire, l'associe systématiquement au nationalisme et à la xénophobie. L'extrême droite peut se frotter les mains : aux yeux du prolétariat, elle incarne la seule opposition à l'Union européenne.

    Lire la suite...

    Télécharger en pdf Tweeter Facebook