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Hold-up en vue ! Les territoriaux de Vincennes en grève
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-159.html
Le 16 septembre dernier, les employés territoriaux de la ville de Vincennes ont fait entendre leur ras-le-bol par un mouvement de grève touchant tous les services municipaux de la ville.
Les plus déterminés à en découdre se sont donné rendez-vous devant le parvis de la mairie à l’appel des syndicats FO, CFDT et CGT.
Parmi le personnel territorial, la police municipale, les agents techniques, les employés des crèches étaient mobilisés. Ils y ont témoigné leur amertume alors que leurs conditions de travail se dégradent et que les moyens alloués pour la réalisation de leurs missions se réduisent !
Un quart des effectifs ont répondu à l’appel !
La mairie, elle, s’est confondue et renfrognée dans un mépris – de classe !? - et n’a même pas daigné recevoir les représentants de ses salariés !
Voici les motifs de la mobilisation : -Le refus de l’externalisation ou du transfert croissant de plus en plus d’activités du secteur public vers des prestataires privées. Un processus qui sera pour les administrés – et non pas pour des clients !– corrélés à une dégradation du service rendu.
-L’opposition résolue à la substitution d’un mode de fonctionnement basé sur la socialisation des coûts de satisfaction des besoins réels du public, à un mode de fonctionnement basé sur les économies et le profit à court terme – et qui contient, en germe, d’une part, la perte du sens du service public ouvert à tous et, d’autre part, par ricochet, l’exclusion de celui-ci !
-La circonspection devant une logique de développement – réduction des effectifs et perte du sens de l’acte - qui fragilisera et précarisera les conditions de travail des agents territoriaux.
-La volonté de clamer « haut et fort » que les agents des services publics municipaux créent de la valeur économique utile, essentielle pour notre confort quotidien. Et que par conséquent, ils méritent une meilleure considération au regard de la « valeur » qu’ils apportent et qu’ils créent !
Les salariés conscients et mobilisés, savent bien que les 11 milliards d’économies prévues dans le budget des collectivités territoriales et qui s’inscrivent dans la droite ligne du « pacte de responsabilité » et ses foutus 50 milliards d’économies, sont annonciateurs d’un délitement progressif du service public au profit du secteur privé.
Ils savent aussi que les missions de services publics ne peuvent être solubles dans une économie de marché. Elles ne peuvent être appréhendées comme des marchandises, des valeurs d’échange. Elles doivent échapper à la notion de solvabilité de l’individu, pour le bien commun.
Ils savent enfin pertinemment que cette gabegie n’est pas autre chose qu’un transfert d’une partie de la valeur économique des poches du prolétariat vers celle du capital.
Et ils ont mille fois raison !
Nous disons que :
La dynamique du capital est de s’étendre à toutes les sphères de l’activité humaine. Elle est de réifier tout ce qui se trouve sur son passage. Et les services publics municipaux essentiels à la satisfaction des besoins fondamentaux des populations n’échappent pas à la règle. Ils sont considérés par le capital comme une source d’accumulation comme les autres.
Les antagonismes sont têtus !
Par conséquent nous prenons le parti de défendre, de toutes nos volontés tendues, par la mutualisation de nos « ras-le-bol », la perspective d’une société débarrassée, une bonne fois pour toutes, des appétits contraires aux aspirations sociales des masses.
Camarades des services publics vincennois et des autres collectivités territoriales, en avant !
Pablo




