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Grève au Royal Monceau: un médiateur nommé

lutte-de-classe

Brève publiée le 24 octobre 2014

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

(afp) Un médiateur va être désigné dans le conflit opposant depuis trois semaines des salariés de l'hôtel de luxe parisien Royal Monceau à leur direction sur les salaires, a-t-on appris aujourd'hui auprès de la CGT et de la direction.

Selon Didier Del Rey, représentant de la CGT-Commerce de Paris, "le tribunal de grande instance de Paris a annoncé la désignation d'un médiateur", en réponse à une demande du syndicat.

"La juge a été très attentive" au problème de l'embauche par l'hôtel d'extras en CDD pour faire face à la grève, et à la question des nuisances sonores provoquées par les grévistes à plusieurs reprises depuis le début du conflit le 2 octobre, a expliqué le syndicaliste, précisant que ces nuisances devraient cesser.

La direction de l'hôtel a fait savoir de son côté que "suite au mouvement social entamé par 11% du personnel (...) sa proposition de faire intervenir un médiateur judiciaire a été acceptée par les deux parties, sous condition d'arrêt immédiat des nuisances sonores".

"La direction reste persuadée que, dans ce climat apaisé, un accord sera trouvé dans les meilleurs délais", a-t-elle ajouté.
Selon M. Del Rey, environ 70 des 300 employés (400 en comptant les cadres) du cinq étoiles proche des Champs-Élysées sont toujours en grève et "actuellement, la direction bloque toujours sur tous les points" les négociations.

Les femmes de chambre, gouvernantes, valets, équipiers, cuisiniers, serveurs, barmans et plongeurs en grève réclament l'alignement de leurs salaires sur ceux des palaces, comme l'ont obtenu récemment des personnels travaillant pour les hôtels Hyatt Paris-Madeleine et Park Hyatt Paris-Vendôme.

La CGT des hôtels de prestige estime que l'hôtel, qui appartient au fonds qatari Katara Hospitality, a largement les moyens de répondre aux demandes des salariés, notamment celle d'une "augmentation de 2 euros du taux horaire de tous les salariés" ou d'une "diminution de la cadence" pour les femmes de chambre.