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Mexique : les meurtriers d’étudiants avouent
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) Trois narcos ont expliqué avoir assassiné plus de quarante étudiants disparus depuis fin septembre, après qu'ils leur ont été livrés par des policiers liés au cartel des Guerreros Unidos
Le mystère de la disparition de 43 étudiants dans le sud-ouest du Mexique semble se dissiper. Six semaines après l'enlèvement de ces élèves-enseignants par des policiers dans l'Etat de Guerrero, le gouvernement a révélé, vendredi 7 novembre, que trois narcotrafiquants ont avoué les avoir assassinés. Leurs confessions ont permis la découverte de restes humains qui pourraient être ceux des disparus. Cette avancée majeure, dans une affaire qui a déclenché une crise nationale, est pourtant rejetée par les parents des victimes, qui considèrent que ces aveux n'ont pas valeur de preuves.
Vendredi, le ministre de la justice, Jesus Murillo Karam, a déclaré que des cendres, des dents et des os calcinés, avaient été trouvés dans plusieurs sacs-poubelle. " Reste à prouver qu'il s'agit des étudiants ", a-t-il souligné, avant de préciser qu'il existe de fortes présomptions d'" homicide collectif ". Arrêtés récemment, les trois tueurs du cartel régional des Guerreros Unidos ont révélé leur modus operandi barbare pour exécuter les 43 élèves-enseignants, après que ceux-ci furent attaqués, le 26 septembre dans la ville d'Iguala, par des policiers municipaux liés au crime organisé.
Selon leurs déclarations, les personnes kidnappées leur ont été remis par les policiers puis transportées jusqu'à la décharge publique de la ville de Cocula, voisine d'Iguala. " Certains étaient inconscients ou déjà morts par asphyxie ", a raconté l'un des tueurs présumés dans une vidéo de son interrogatoire révélée à la presse. Dans ce lieu isolé, situé au fond d'un chemin escarpé sur le versant d'une montagne, les narcotrafiquants déclarent avoir tué les survivants, avant d'arroser les corps d'essence et de les brûler sur des bûchers de bois, de pneus et de bouteilles plastique.
Identification difficile
" Le feu a duré de minuit à 14 heures le lendemain ", a détaillé l'un des inculpés. Les tueurs auraient concassé les restes humains, déposés dans de grands sacs-poubelle puis jetés dans une rivière à proximité. " Nous avons retrouvé ces sacs, dont un, intact, qui a permis de confirmer qu'il s'agit de restes humains ", a précisé M. Murillo Karam, photos à l'appui. Mais leur état de dégradation rend difficile l'extraction d'ADN pour les identifier. Celle-ci sera confiée à l'Institut de médecine légale de l'université d'Innsbruck en Autriche, spécialisé dans les analyses odontologiques et cellulaires. "Impossible de fixer la date de la remise des résultats ", a prévenu M. Karam, avant de juger " l'enquête satisfaisante ".
Est-ce l'épilogue d'une affaire qui a indigné des milliers de Mexicains ? " Sans preuve, nous considérons nos enfants vivants ", a affirmé Felipe de la Cruz, porte-parole des familles des victimes. Un peu plus tôt dans la journée, les parents avaient eu la primeur des déclarations de M. Murillo Karam. Pas de quoi calmer pour autant leur colère : " Le gouvernement essaie de clore le dossier en faisant croire que nos enfants sont morts ", a fustigé M. de la Cruz lors d'une conférence de presse.
Pour calmer les esprits, le président Enrique Peña Nieto a assuré que l'enquête était toujours en cours pour faire éclater la vérité sur " ces crimes abominables ", qui ont provoqué la plus grave crise de son mandat. " Justice sera faite, a-t-il promis. La capture des instigateurs ne suffit pas, nous arrêterons tous ceux qui sont impliqués. " Mardi 4 octobre, l'ancien maire d'Iguala et son épouse, instigateurs présumés de l'enlèvement de ces élèves-enseignants, ont été interpellés, portant à 74 le nombre de détenus dans cette affaire.
" La méfiance des parents est parfaitement explicable car le système pénal mexicain résout trop souvent les affaires à partir des seules confessions de délinquants ", avait commenté, la veille, José Miguel Vivanco, directeur de la divison Amériques de l'ONG Human Rights Watch. Selon lui, " le cas d'Iguala est un des plus graves de l'histoire contemporaine du Mexique et de l'Amérique latine ".
Frédéric Saliba




