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Disparus au Mexique : Colère dans l’Etat de Guerrero
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http://communismeouvrier.wordpress.com/2014/11/13/disparus-au-mexique-colere-dans-letat-de-guerrero/
AFP, 13 novembre 2014 :
Les manifestants ont mis le feu mercredi dans le parlement de l’Etat du Guerrero (sud) après avoir incendié la veille au siège du parti gouvernemental, au cours de nouvelles protestations après l’annonce du probable massacre de 43 étudiants.

Quelque 500 enseignants et étudiants mexicains ont mis à sac les bureaux des députés locaux, incendié l’hémicycle et la bibliothèque du parlement du Guerrero, avant de se diriger vers le siège du gouverneur à Chilpancingo, la capitale de l’Etat. Ils avaient auparavant saccagé et mis le feu au siège du secrétariat à l’Education régional.
La veille, des manifestants avaient partiellement mis le feu au siège du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) du président Enrique Peña Nieto, par des jets de cocktails Molotov pendant une manifestation à Chilpancingo.
Un millier d’étudiants de l’école normale dans laquelle étudiaient les disparus et des enseignants appartenant à l’aile radicale de leur syndicat s’étaient mobilisés, la plupart le visage dissimulé, armés de pierres et de bâtons.
Lors d’affrontements avec la police anti-émeute, au moins cinq personnes ont été blessées, trois policiers et deux journalistes, selon la protection civile, tous atteints par des jets de pierres. Parmi les journalistes blessés figure un photographe de l’AFP.
- Retenu par des enseignants -
Convaincus que deux de leurs collègues avaient été arrêtés par la police, des enseignants ont aussi retenu pendant plusieurs heures le sous-secrétaire de la Sécurité publique du Guerrero, Juan José Gatica, qui participait à l’opération de maintien de l’ordre.
Après plusieurs heures, ils ont remis le responsable policier à une ONG locale, sans que l’interpellation des deux enseignants ait été confirmée.
Les manifestations de colère se succèdent au Mexique depuis l’annonce vendredi par le ministre de la Justice que les 43 étudiants, portés disparus depuis le 26 septembre, ont probablement été massacrés par des membres du crime organisé, selon les aveux de trois d’entre eux.
Le ministre de la Justice, Jesus Murillo Karam, a indiqué qu’il serait très difficile d’identifier les restes carbonisés qui ont été retrouvés, précisant qu’il n’était possible de réaliser des tests ADN que sur deux fragments d’os.
Ces fragments doivent être envoyés mercredi à des experts de l’Université d’Innsbruck, en Autriche, pour analyse.
- Dialogue de sourd -
Mardi, en marge des manifestations, les parents et les proches ont de nouveau rencontré à Chilpancingo le ministre de la Justice, ainsi que le ministre de l’Intérieur, Miguel Angel Osorio Chong.
Mais une nouvelle fois les parents se sont dit déçus à l’issue de cette rencontre.
« C’est la même chose que d’habitude. Nous en avons assez du même discours, nous voulons le retour en vie des 43 jeunes », a dit à l’AFP Manuel Martinez, l’un des porte-parole des parents. Il a assuré que « les manifestations vont continuer ».
Selon le ministère de l’Intérieur, il leur a été indiqué lors de cette réunion qu’un accord d’assistance technique avait été signé avec la Commission intéraméricaine des droits de l’Homme (CIDH) afin qu’elle participe à l’enquête, conformément à la demande des familles.
Lundi, une manifestation, au cours de laquelle 19 policiers ont été blessés, avait bloqué pendant trois heures l’aéroport international de la ville touristique d’Acapulco (sud), entraînant l’annulation des vols de trois compagnies.
Les 43 étudiants ont disparu après une attaque de policiers et de membres du crime organisé à Iguala (Guerrero) contre l’autocar qui les transportait. Cette attaque a fait six morts, dont trois étudiants.
Trois membres du gang des Guerreros Unidos, arrêtés après les faits, ont avoué avoir assassiné les étudiants avant de faire brûler leurs corps sur un gigantesque bûcher pendant 14 heures et de disperser les restes dans une rivière.
Selon les autorités, les étudiants ont été attaqués sur ordre de l’ancien maire d’Iguala, José Luis Abarca, et de son épouse, Maria de Los Angeles Pineda, soeur de trois trafiquants de drogue notoires, qui craignait que les étudiants ne perturbent un événement public qu’elle présidait ce jour-là.
L’ancien maire et son épouse en fuite pendant plusieurs semaines ont été arrêtés début novembre.




