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Coup de théâtre à la CGT: Lepaon s’accroche à son poste

syndicalisme

Brève publiée le 5 décembre 2014

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Thierry Lepaon aurait réussi à convaincre de grosses fédérations de le maintenir à son poste jusqu’au prochain congrès de la CGT.

Thierry Lepaon a-t-il réussi à s’allier plusieurs grosses fédérations pour se maintenir à la tête de la CGT ? Le numéro un de la centrale a convié mercredi soir au huitième étage de l’immeuble confédéral, celui du secrétariat général, les numéros un des fédérations de la métallurgie, de l’énergie, des transports, des cheminots, des travailleurs de l’Etat et de la santé. Pour les convaincre et rester à son poste, l’actuel secrétaire général aurait invoqué le risque, s’il partait maintenant, d’une guerre des chefs. Et il leur aurait proposé de céder la place au secrétaire général de la Fédération de la métallurgie, Philippe Martinez... mais au prochain congrès, prévu pour l’instant en 2016.

Davantage de soutiens ?

La manoeuvre va-t-elle réussir ? En tout cas, vendredi matin lors de la seconde réunion exceptionnelle du bureau confédéral de la semaine, le cégétiste a campé sur ses positions et a réussi à ramener au moins une partie des soutiens qui l’avaient abandonné en début de semaine vers lui. Lors de sa précédente réunion, seule une personne sur neuf - Agnès Naton - avait continué à soutenir le numéro un de la CGT. Agnès Le Bot et Philippe Lattaud le soutiendraient de nouveau tandis que Marie-Laurence Bertrand aurait certes posé la question de la démission mais en renvoyant la décision finale sur Thierry Lepaon. Seuls les quatre membres en opposition avec le secrétaire général et qu’il a tenté de mettre sur la touche sans succès, Eric Aubin, Sophie Binet, Valérie Lesage et Mohammed Oussedik, auraient réclamé la réunion d’un Comité confédéral national (parlement où siègent les 33 dirigeants de fédérations et 99 d’unions départementales).

En tout état de cause, on voit mal comment le secrétaire général de la CGT pourra éviter la réunion d’un Comité confédéral national puisqu’elle est de droit si 30% des organisations de la centrale le demandent. De nombreux courriers sont déjà arrivés en ce sens.

Ce qui est clair, c’est qu’un accord entre barons ne garantirait pas, loin s’en faut, une sortie simple de la crise au vu de la déstabilisation provoquée jusqu’au tréfonds de la confédération par les révélations sur les dépenses effectuées pour le logement de fonction et le bureau de Thierry Lepaon ainsi que la «prime de départ» que lui a payée la CGT pour passer de la direction du comité régional cégétiste de Normandie à celle de la confédération.

Une période de grande incertitude

La CGT n’est pas sortie de la tourmente. Elle entre au contraire dans une période de grande incertitude. D’abord parce que les dirigeants de fédérations qui ont rencontré Thierry Lepaon n’avaient pas de mandat de leurs directions qu’ils vont devoir convaincre, ce qui, pour certains, s’annonce difficile s’ils veulent maintenir le Normand à la tête de la confédération quelques temps. Ensuite parce qu’un règlement par un deal au sommet de la crise va totalement à l’encontre de l’exigence de remise à plat du fonctionnement des structures de direction et de débat sur les orientations qu’ont provoqué les trois affaires Lepaon. C’est «une faute militante impardonnable, des fédérations qui sont allées au rendez-vous», dénonçait dès jeudi le responsable d’une organisation qui n’était pas invitée à la réunion de mercredi soir.

Dans la nuit, le bureau de Thierry Lepaon aurait été tagué.