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    Toulouse : Le 115 ne répond plus face au manque d’hébergement

    lutte-de-classe

    Brève publiée le 9 décembre 2014

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    https://communismeouvrier.wordpress.com/2014/12/09/toulouse-le-115-ne-repond-plus-face-au-manque-dhebergement/

    La Dépêche, 9 décembre 2014 :

    Les agents de la veille sociale, et notamment du 115, ont débrayé hier après-midi pendant 2 heures devant leurs bureaux. Une grève pour tirer la sonnette d’alarme sur la situation de l’hébergement à Toulouse. «Il faudrait 500 places d’hébergement d’urgence supplémentaires à Toulouse. L’an dernier, la préfecture en a ouvert 200. Mais cette année, aucune promesse n’a été faite et il y a même 126 places d’urgence en moins cet hiver», signale Sylvie Fernandez, la porte-parole des travailleurs sociaux du 115.

    Si le département compte plus de 2000 places d’hébergement ouvertes toute l’année, dont près de 650 pour l’hébergement d’urgence, «c’est encore insuffisant. En moyenne, 250 personnes appellent le 115 chaque jour. Nous devons refuser l’hébergement à 90 % d’entre eux, notamment les familles», considère Sylvie Fernandez. Sans compter que les téléphones du 115 sont «saturés. Nous ne pouvons décrocher qu’à 15 % des appels passés», poursuit la porte-parole.

    Et pour les demandeurs d’hébergement, la situation est plus difficile. Sona a 29 ans et travaille, mais elle vit depuis 5 mois dans la rue avec sa petite fille et son mari. «Cette année, c’est une catastrophe. Avant, j’arrivais toujours à trouver une place. Mais là, je dors une fois dans une voiture, l’autre dans un squat. Ma fille va à l’école, mais elle ne peut pas se doucher».

    Même si ce week-end 140 places ont été ouvertes par la préfecture dans le cadre du Plan grand froid, «c’est une solution qui ne dure que quelques jours. Nous sommes contre la gestion au thermomètre, car la rue est dangereuse aussi bien en hiver qu’en été», alerte Valérie Gratias du 115. Vendredi, avec plusieurs associations, ils seront présents place Wilson.