Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- L’Iran est-il un "régime des mollahs" ? (05/03)
- BAYLET, notable p*docriminel ? | Documentaire | OFF (05/03)
- L’économie américaine : la réalité derrière le récit trumpien (04/03)
- Le Gaze à l’état fumeux. Sur "Bourgeois Gaze" de Rob Grams (04/03)
- En solidarité avec LFI et l’antifascisme. Construire un front social antifasciste et antiraciste (04/03)
- Emmanuel Todd : "Le début d’une guerre mondiale" (04/03)
- Face à LFI : le règne des interrogatoires (04/03)
- LA PERM : POLÉMIQUE MELENCHON EPSTEIN ? LA GUERRE USA, ISRAEL et IRAN ! (03/03)
- White Power : au coeur de l’extrême droite (03/03)
- Iran : lobbying pro-chah dans les médias français (02/03)
- Lordon : Marx va avoir raison (IA et lutte des classes) (02/03)
- Plus de 5 200 nouveaux militants en une semaine – LFI agrège de plus en plus de nouveaux soutiens en vue des municipales (02/03)
- HOLLANDE vs MÉLENCHON au 2ÈME TOUR : la PROPHÉTIE INTERDITE !! (01/03)
- Le Figaro modifie ses articles de manière orwellienne et Médiapart s’en prend à Contre Attaque (01/03)
- Meeting avec Jean-Luc Mélenchon et Mickaël Idrac à Perpignan ! (01/03)
- Meeting de Mélenchon à Lyon : ce que les médias ne veulent pas que vous entendiez (28/02)
- ABATTRE MÉLENCHON ET LFI, PROMOUVOIR LE RN (27/02)
- Meeting avec Jean-Luc Mélenchon, Anaïs Belouassa-Cherifi et Florestan Groult à Lyon ! (26/02)
- Se souvenir du Black Panther Party (25/02)
- Le fascisme. Un texte d’Otto Bauer (25/02)
- JUAN BRANCO : UN ROUGE... TRÈS BRUN (25/02)
- Manu Bompard et Mathilde Panot dans les médias ce mercredi (25/02)
- Fascisme vs antifascisme : le renversement des valeurs - Avec Johann Chapoutot (25/02)
- Écrans: la guerre contre le scroll est déclarée (25/02)
- Antifascisme et LFI : les médias brutalisent le débat public (24/02)
Liens
CGT: pourquoi Lepaon résiste ?
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://npa2009.org/actualite/cgt-pourquoi-lepaon-resiste
La « démission » du trésorier confédéral, fusible à retardement, et la convocation d’un Comité confédéral national (CCN) extraordinaire en janvier ne répondent pas vraiment aux attentes des nombreux militantEs indignés.
Depuis plusieurs semaines, ils et elles souhaitent que la direction confédérale prenne des sanctions contre les responsables des dérives de l’appareil, assure une transparence dans le fonctionnement, et revoie son orientation politique.
Des réactions révélatrices
« La crédibilité des syndicats auprès des salariés est à un niveau historiquement bas. La crise de la CGT va accentuer cet affaiblissement. Ce n’est pas bon pour le dialogue social et cela risque de libérer des forces non maîtrisées, conduire certains à se radicaliser sans être encadrés. C’est l’intérêt du pays que la CGT retrouve son unité, sa force et arrête un programme clair pour notre temps », dit Raymond Soubie, ex-conseiller « social » de Sarkozy... Cette déclaration illustre un des enjeux essentiels de la crise traversée par la CGT.
Les dernières révélations de la presse concernant l’indemnité de licenciement octroyée à Lepaon lors de son passage de la Basse-Normandie à la Confédération, même présentée comme une compensation retraite à plusieurs années de chômage, a fait franchir un nouveau pas à son discrédit.
En même temps que montent de nombreuses protestations des militantEs, de multiples structures, Lepaon fait de la résistance et refuse de quitter son poste. Si ces révélations et ses justifications ont d’abord suscité stupeur et colère, leur multiplication dans la période des élections professionnelles dans la fonction publique a commencé à susciter un réflexe de repli, d’autodéfense de la CGT.
De la bureaucratie
En fait, ces révélations illustrent la prise de distance d’un certain nombre de dirigeants avec les valeurs du syndicalisme portées par la majorité des militantEs. Les dérives du secrétaire général ne sont que la partie rendue visible de pratiques très répandues dans l’ensemble des appareils syndicaux.
Cette distance est totalement liée aux positionnements politiques de ces responsables fait d’attentisme, de complaisance, de dialogue social, de pactisation avec le patronat et avec les différents gouvernements. C’est bien là le sens de la fameuse déclaration de Lepaon : « il n’y a pas d’opposition de principe entre patronat et salariés », de ses hésitations sur le fait de ne pas participer à la Conférence sociale de juillet dernier, ou des propositions de recul sur la question des seuils sociaux.
C’est ce qui permet de comprendre qu’à ce jour, seul le trésorier confédéral ait servi de fusible. Car bien entendu, cette orientation a le soutien d’une majorité des instances dirigeantes – bureau confédéral, commission exécutive confédérale –avec, pour le moins, la passivité du CCN.
Remises en cause profondes
Lepaon et son entourage espéraient, en les rencontrant de façon informelle, obtenir une neutralité passive des dirigeants fédéraux ou régionaux, plutôt que de convoquer un CCN où pourrait se dégager une majorité qui a les moyens juridiques d’imposer son départ...
Ce départ serait pourtant le « minimum syndical » pour répondre à la légitime indignation des militantEs, et répondre au désaveu des salariéEs qui s’est exprimé dans les élections professionnelles dans la fonction publique.
Mais une fois cela réglé, les questions les plus importantes resteront posées : une totale transparence sur le financement et l’utilisation de ces moyens, et la transformation du fonctionnement pour garantir la démocratie et donner un minimum de sens au mot d’ordre CGT, « syndiqué acteur-décideur ». Mais surtout il faut rompre avec une orientation qui avalise, voir anticipe, des reculs sociaux, de rompre franchement avec le dialogue social.
L’urgence, c’est d’organiser la mobilisation contre les projets patronaux et gouvernementaux et dans l’immédiat contre le projet de loi Macron. Un ordre du jour chargé pour le CCN convoqué exceptionnellement dans quelques semaines, en janvier.
Robert Pelletier




