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CGT: Lepaon face aux dirigeants, nombreux à réclamer sa démission
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(afp) Le numéro un de la CGT Thierry Lepaon, sur la sellette depuis les révélations sur son train de vie, a dû affronter lundi les cadres dirigeants de son syndicat qui étaient nombreux à demander sa démission.
"Une majorité large de la cinquantaine d'organisations qui se sont positionnées, a demandé la démission de Thierry Lepaon et/ou du bureau confédéral", l'exécutif resserré, a indiqué à l'AFP une source interne, à l'issue de la rencontre.
Selon un responsable d'une grande fédération, Thierry Lepaon, qui ne s'est pas prononcé publiquement sur le sujet récemment, a dit lors de la réunion: "Si d'aventure je fais le constat que je ne suis pas le rassembleur, j'en assumerai les conséquences".
Les numéros un des fédérations et des unions départementales étaient réunis toute la journée à huis clos au siège à Montreuil, près de Paris, avec pour seul ordre du jour la crise qui ébranle le premier syndicat français.
"Thierry Lepaon s'est expliqué sur les éléments qui sont parus dans la presse", a expliqué à l'AFP Nathalie Gamiochipi, secrétaire générale de la fédération santé, la deuxième de la centrale.
Selon elle, "la question de démission ou pas démission a été très présente dans les échanges", avec d'autres sujets sur notre "fonctionnement" et la nécessité d'avoir "plus de transparence".
Mais, a-t-elle souligné, la grande majorité des membres présents "n'avaient pas de mandat arrêté" et "beaucoup ont des réunions qui vont se dérouler dans la semaine et jusqu'au 13 janvier", date du Comité confédéral national (CCN), le "parlement" de la CGT, seul habilité à révoquer le numéro un.
L'ordre du jour de ce "parlement" sera établi mardi par la commission exécutive (exécutif élargi). Un bureau confédéral (exécutif resserré de dix membres) se réunissait lundi dans la soirée.
La direction de la CGT a fait savoir qu'il n'y aura "aucune expression" de la centrale lundi soir.
Plusieurs participants, contactés par l'AFP, ont été très réservés pour s'exprimer devant la presse. "On a débattu entre nous calmement" mais cette réunion "ne regarde que la CGT", a commenté Vincent Delbar (UD Nord), à l'issue de la rencontre. Son camarade Philippe Brossard (UD Orne) a évoqué un "climat serein" et une réunion "dans le calme et dans l'écoute".
Parler à l'extérieur "peut desservir les démarches que nous pouvons avoir", a commenté un participant.
Toutefois avant la réunion, plusieurs fédérations avaient réclamé la tête de Thierry Lepaon et proposé des solutions pour l'après-Lepaon.
"La meilleure solution pour rassembler la CGT est la démission de Thierry" dans "les plus brefs délais", a voté dans une motion la fédération des services publics, la plus puissante de la centrale. Elle lui a donné jusqu'au 13 janvier pour en décider, prévenant que dans le cas contraire elle serait "porteuse d'un mandat de révocation" lors du CCN.
- Un congrès dès 2015 -
Même décision de la part de la fédération de la fonction publique (UGFF) qui souligne "la nécessité d'une cessation urgente des fonctions du secrétaire général".
Ces deux fédérations proposent la mise en place d'une "direction collégiale" sous le contrôle du "parlement", pour éviter une bataille de succession à l'image de celle a secoué le syndicat en 2012. Le prochain congrès est prévu en 2016.
Mais la Fédération du Livre (Filpac) s'élève contre toute "combinaison de couloir" et des "contournements de statuts" et réclame la convocation d'un congrès d'où sortira "une orientation de combat". D'autres unions locales se sont prononcées également pour la convocation rapide d'un Congrès en 2015.
Jusqu'à la réunion du CCN, le 13 janvier, les statuts protègent Thierry Lepaon, lequel jusqu'à présent n'avait donné aucun signe de vouloir quitter son fauteuil, malgré la pression.
Le secrétaire général est fragilisé depuis les révélations de la presse sur le coût des travaux réalisés dans son appartement de fonction et dans son bureau au siège à Montreuil. L'annonce d'une prime de 31.000 euros versée à son départ de la CGT Normandie pour prendre la direction nationale a suscité l'indignation.
Pour l'heure seul l'administrateur-trésorier Eric Lafont, qui avait validé les travaux et a démissionné et servi, aux yeux de beaucoup, de fusible.
Le recul du premier syndicat français dans de récentes élections professionnelles, notamment dans la fonction publique, a renforcé les tensions internes.
Dans un texte publié dans L'Humanité lundi, Georges Séguy, ex-leader historique de la CGT, s'est dit convaincu que le parlement du syndicat "parviendra, dans l'esprit d'unité qui a toujours prévalu" à "trouver la solution qui s'impose d'urgence".




