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CGT : Thierry Lepaon n’exclut plus son départ

syndicalisme

Brève publiée le 16 décembre 2014

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

(Le Monde) Une large majorité de structures a réclamé lundi 15 décembre sa démission

Si ma présence est un frein pour l'organisation, j'en tirerai toutes les conséquences. "Prononcée à la fin de l'assemblée qui a réuni, toute la journée du 15  décembre, les secrétaires généraux des 33 fédérations et des 96 unions départementales de la CGT, cette petite phrase de Thierry Lepaon montre que, cette fois, le secrétaire général de la centrale n'exclut plus son départ. Lors de la réunion du bureau confédéral qui a suivi dans la soirée, M.  Lepaon n'a rien livré de ses intentions. Mais ses chances de se maintenir à son poste sont désormais quasi nulles. Lundi, une large majorité des 129  structures présentes ont demandé explicitement la démission de M. Lepaon tandis que d'autres, n'étant pas mandatées, ne sont pas intervenues.

"  C'était une très bonne réunion où on a bien débattu  ", souligne une source interne, qui ajoute que "  Thierry n'avait pas l'air plus atteint que cela mais peut-être a-t-il pris conscience que c'était fini  ". Il a été beaucoup question des affaires dans lesquelles M.  Lepaon a été mis en cause – les travaux dans son appartement de fonction et son bureau au siège de Montreuil ainsi que sa prime de départ quand il a quitté la région Basse-Normandie – et les intervenants se sont succédé pour évoquer la "  perte de confiance et de crédibilité  ", certains allant jusqu'à dire que la thèse du "  complot médiatique  " pour déstabiliser la CGT était un argument "  éculé  ".

Une petite moitié des organisations a souhaité une démission collective des dix membres du bureau confédéral. "  C'est une démarche plutôt saine, commente un membre de la commission exécutive (CE). Si on change de secrétaire général, il faut changer d'équipe.  " Si l'idée d'un congrès extraordinaire de la CGT en  2015 – au lieu de celui prévu en octobre  2016 –, avancée par quelques intervenants, a peu de chances d'aboutir, des scénarios sur l'après-Lepaon commencent à s'échafauder. Philippe Martinez, le secrétaire général de la fédération de la métallurgie, à qui M. Lepaon avait proposé de lui succéder s'il le soutenait jusqu'à la fin de son mandat, est resté silencieux. Comme s'il se préparait déjà à prendre la relève.

" Possibilités ouvertes "

La fédération des services publics et l'Union générale des fédérations de fonctionnaires, qui ont demandé publiquement le départ de M. Lepaon, ont évoqué l'hypothèse d'une direction collégiale transitoire jusqu'au congrès de 2016. "  On ne voit pas très bien ce que cela signifie, réplique un patron de fédération. La CGT a besoin d'un porte-parole et c'est le secrétaire général.  "

Mardi 16  décembre, les 56 membres de la CE se réunissent toute la journée pour établir l'ordre du jour du comité confédéral national du 13  janvier, le "  parlement  " de la CGT, seul habilité à révoquer M. Lepaon. "  Il y aura une formule qui laissera ouvertes toutes les possibilités, indique une source interne, y compris la révocation.  " A moins que M. Lepaon prenne les devants et annonce, dès mardi, sa démission.