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Anticommunisme: à Villejuif, la place Georges-Marchais débaptisée
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) Du passé, faisons table rase. Le 17 décembre, le conseil municipal de Villejuif (Val-de-Marne) a décidé de débaptiser le parvis Georges-Marchais pour le renommer parvis Georges Mathé. Fini l’ancien secrétaire général du Parti communiste, député de la circonscription pendant vingt-quatre ans. Place au cancérologue et résistant, chercheur à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif, décédé dans la ville en 2010. La nouvelle majorité du maire Franck Le Bohellec (UMP), élue lors des municipales en mars grâce à une alliance entre l’UMP, l’UDI, des socialistes dissidents et des écologistes en rupture avec EELV, a décidé de défaire le travail de ses prédécesseurs communistes, au pouvoir dans la ville depuis près d’un siècle. En mai 2013, c’est la maire (PCF) Claudine Cordillot qui avait inauguré le parvis Georges-Marchais.
« Villejuif est une ville qui sort d’une chape de plomb de quatre-vingt-neuf ans de communisme. Ici, entre Marx, Lénine et Gagarine, tout n’est que communisme, justifie Edouard Obadia, adjoint (UDI) au maire chargé de la santé. Georges Marchais est un personnage très controversé. Il jugeait positivement le bilan de l’Union soviétique, ne s’est jamais exprimé contre l’invasion de la Tchécoslovaquie, a travaillé en Allemagne pendant la guerre… » L’élu souligne de plus la cohérence apparente de la décision, alors que l’hôpital Paul-Brousse se situe à deux pas du parvis, et qu’une résidence étudiante et un passage ont déjà été baptisés du nom de Georges Mathé : « Un grand chercheur a travaillé à cet endroit précis, ça nous semble logique de l’honorer là. »
« Anticommunisme primaire »
Le PCF a dénoncé avec force l’initiative de la municipalité, taxée d’« anticommunisme primaire ». La veuve de l’ancienne figure de proue du parti, Liliane Marchais, a, elle, qualifié cette décision de « lamentable ». Un rassemblement de protestation doit avoir lieu, lundi, à 18 heures, sur le parvis. « Georges Marchais était un homme très respecté par la population, quoi qu’on pense de ses idées, assure l’ancienne maire, Claudine Cordillot. Il a été élu cinq fois député. Il est de tradition républicaine de donner aux rues ou aux places le nom d’élus marquants. » Selon elle, cette décision a été prise afin de « ressouder » une majorité hétéroclite. « Cette “débaptisation” s’est faite de manière honteuse, elle n’avait pas été inscrite explicitement à l’ordre du jour du conseil municipal », note-t-elle par ailleurs.
« L’ADN de cette ville, c’est plutôt Marie-Claude Vaillant-Couturier », juge pour sa part l’écologiste Alain Lipietz, qui a voté en faveur de cette décision au conseil municipal. La figure de l’ancienne résistante, députée communiste de la circonscription pendant dix-neuf ans, juste avant l’ex-secrétaire général du PCF, se révèle plus consensuelle. « Elle n’a pas encore de place. Mais nous avons une politique de féminisation des noms, ça va venir », assure M. Lipietz.




