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Les salariés des boutiques de la tour Eiffel décrochent une hausse des salaires
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) À quelques jours de Noël, en pleines vacances scolaires, au pied d’un édifice connu dans le monde entier, les salariés des boutiques de souvenirs de la tour Eiffel ont obtenu gain de cause au bout de quatre jours et demi de grève. Les points de vente, fermés depuis vendredi 19 décembre, ont pu rouvrir mardi 23 décembre à 13 heures, jour de la signature d’un accord de fin de conflit entre la CGT et la direction.
Cet accord prévoit une hausse des salaires de 200 euros brut par mois, indique la CGT. « C’est une belle victoire dans le contexte actuel de restrictions salariales », se félicite Rémi Picaud, secrétaire de l’union syndicale (US) CGT du commerce de Paris, même si les salariés revendiquaient une augmentation mensuelle de 300 euros.
« Face à une direction peu encline à la négociation, la détermination des employés de la SCSC a payé », observe M. Picaud. Sollicitée, la direction n’a pas pu être jointe.
À la hausse des salaires s’ajoute une prime mensuelle sur objectif (collectif) pouvant varier de 80 euros, si ce dernier est atteint, à 150 euros s’il est dépassé de 10 %. Une prime de 200 euros net est également accordée pour le mois de décembre 2014.
Gérées par la société SCSC tour Eiffel, une filiale de Relay, les neuf boutiques de la tour Eiffel, ouvertes sept jours sur sept, emploient 47 salariés (en équivalent temps plein) travaillant par roulement.
Les rémunérations vont du « SMIC (1 130 euros net) à 1 400 euros net pour les plus anciens, indique le syndicaliste. Le travail du dimanche et en nocturne se fait sans volontariat ni contreparties. »
« Un système de primes variables, aléatoire et incontrôlable »
L’étincelle qui a provoqué cette grève vient du mécontentement du personnel à propos de la négociation annuelle obligatoire sur les salaires.
« Les salariés ont insisté pour avoir une réelle augmentation de salaire, indique M. Picaud. Ils en avaient assez du système de primes variables sur objectif, aléatoire et incontrôlable. Car à chaque fois qu’un objectif était fixé, il était ensuite modifié, si bien que les salariés ne pouvaient pas l’atteindre. En fin d’année, ils se retrouvaient avec une prime de 400 euros alors qu’on leur avait fait miroiter le double voire le triple. »
Dans le nouveau système, le dispositif de primes sur objectif est maintenu, même si ce n’est pas la tasse de thé de la CGT.
« L’augmentation de 200 euros par mois, c’est déjà énorme », justifie M. Picaud. Elle rééquilibre un peu le jeu pour « ces vendeurs qui savent très bien quel chiffre d’affaires ils ont réalisé, soit 20 000 à 30 000 euros par jour. La plus-value est gigantesque pour l’entreprise. Le plus petit produit coûte 1,50 euro et une bonne partie des objets est fabriquée en Chine. »
La tour Eiffel attire 6,5 millions de visiteurs par an.




