Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Edouard Geffray loupe son opération de communication devant le lycée Pauline Rolland à Chevilly-Larue (10/10)
- Dans le chaudron de la Bastille, par LD. Et quelques documents. (10/10)
- Décès du très grand économiste marxiste Anwar Shaikh (09/10)
- Un « marxisme militant » à la Libération (09/10)
- Henri Maler – In memoriam (09/10)
- Motion votée par une quinzaine d’AG pour manifester vers Matignon mardi 13 octobre (08/10)
- Les syndicats enseignants appellent à converger avec les lycéens ce jeudi (07/10)
- Manuel Bompard, invité de C à vous (06/10)
- Un deuxième épisode du podcast « Internationalistes », avec Catherine Samary et Pierre Rousset (06/10)
- Le roman prolétarien, un roman de classe ? (06/10)
- De la révolte intacte à l’utopie nécessaire : hommage à Henri Maler (06/10)
- Lycées : mobilisation historique, répression historique (06/10)
- "Dans la police, on ne balance pas" : Valentin Gendrot raconte son infiltration (06/10)
- Provocation à l’université : des CRS envahissent la Sorbonne (05/10)
- France Info "peine à entendre" les revendications des lycéens (05/10)
- A France Télévisions, la colère de journalistes sur la couverture du mouvement lycéen (05/10)
- Mathilde Panot sur France Info lundi matin (05/10)
- "Vous condamnez les violences ??" - La grosse semaine de Pierre-Emmanuel Barré (05/10)
- Syndicat de la magistrature : Cessons de réprimer la jeunesse pour la faire taire (04/10)
- Jean-Yves Bériou nous a quittés… (04/10)
- Appel aux juifs·ves de France - 2027, quelle place pour nous ? (04/10)
- Appel de la Coordination lycéenne Paris - Banlieue (04/10)
- À Nantes, le mouvement lycéen n’est pas seul : maintenir la pression, éviter la répression (03/10)
- Décès du fondateur d’Acrimed, Henri Maler (03/10)
- Mélenchon: Le 6 octobre avec et en protection de la jeunesse (03/10)
Liens
Walmart supprime la couverture santé pour ses salariés à temps partiel
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) Le distributeur présente la mesure comme une conséquence de la réforme santé de M. Obama
A partir du 1er janvier 2015, Walmart, le premier distributeur et premier employeur américain, va supprimer l'assurance-santé proposée jusqu'ici à ses salariés travaillant moins de 30 heures par semaine. La mesure devrait concerner environ 30 000 personnes aux Etats-Unis, soit 5 % de la totalité des employés qui sont à temps partiel. Le groupe présente cette décision comme une conséquence directe de la mise en œuvre de la " loi sur les soins abordables ", l'Affordable Care Act. Baptisée " Obamacare ", elle oblige chaque Américain à souscrire à une assurance-santé sous peine de sanction pécuniaire. Cette disposition a poussé des salariés de Walmart qui jusqu'ici n'étaient pas couverts à souscrire à l'assurance proposée par leur employeur, faisant ainsi grimper les coûts supportés par Walmart en matière de santé.
" Cette année, les dépenses ont été significatives et nous amènent à prendre des décisions difficiles ", explique Sally Welborn, la responsable des programmes d'avantages offerts aux salariés de Walmart. Le distributeur n'a pas indiqué le montant global des économies qu'il comptait ainsi réaliser.
Walmart n'est pas un cas unique : dans la distribution, des enseignes comme Target, Home Depot ou Trader Jœ's ont déjà pris des décisions similaires. Le groupe de Bentonville (Arkansas) avait lui-même franchi une première étape en 2011 en supprimant l'assurance-santé proposée aux salariés travaillant moins de 24 heures par semaine. Aujourd'hui, seul un quart des entreprises américaines propose une assurance-santé à leurs employés à temps partiel, selon les statistiques de la fondation Kaiser Family. D'autres entreprises, comme le service de messagerie UPS, tentent de compenser le manque à gagner en supprimant d'autres avantages, en réduisant par exemple les prestations offertes au conjoint.
En février, le distributeur, qui emploie 1,3 million de salariés aux Etats-Unis, dont 1,2 million sont couverts par l'assurance-santé maison, avait estimé que ses dépenses en la matière augmenteraient de 330 millions de dollars (271 millions d'euros). Mais en octobre, Walmart a dû réviser le chiffre à la hausse, qui atteint désormais 500 millions. Sauf à changer les modalités de l'assurance-santé qu'il propose, l'employeur ne dispose pas de marge de manœuvre pour contenir ce coût. Car à partir du 1er janvier 2015, l'Obamacare oblige les entreprises de plus de 50 salariés à proposer une assurance à leurs salariés travaillant au moins 30 heures par semaine. En cas de non-respect de cette disposition, l'employeur s'expose à une amende de 2 000 dollars par salarié.
Conditions plus avantageuses
Cela dit, la possibilité pour les salariés à temps partiel de souscrire à l'assurance santé de l'entreprise reste en partie théorique. Selon une étude de l'institut de recherche ADP, menée en 2013, seuls 15 % d'entre eux avaient les moyens de se payer une couverture et, parmi eux, près de la moitié avait préféré malgré tout ne pas y souscrire par choix délibéré.
Les distributeurs expliquent par ailleurs que les salariés à temps partiel vont pouvoir bénéficier de conditions plus avantageuses en passant par les dispositifs publics. L'enseigne Trader's Jœ affirmait ainsi qu'elle ne pouvait pas s'aligner avec ce qui est proposé dans le cadre de l'Obamacare. Pourtant, d'autres distributeurs y sont parvenus. C'est le cas de Costco, une enseigne de maxidiscompte qui ne vend que des grosses quantités. Contrairement à Walmart, le groupe a décidé de maintenir l'assurance-santé de ses employés à temps partiel.
Néanmoins, la décision de Walmart n'est pas nécessairement une mauvaise nouvelle pour les salariés à temps partiel. Le site Vox a calculé qu'une employée de 36 ans, travaillant 29 heures par semaine dans un Walmart de Washington et payée 12,73 dollars de l'heure, pourrait faire une économie de plus de 100 dollars par mois en passant par les plates-formes proposées dans le cadre de l'Obamacare.
En revanche, mauvaise nouvelle pour ceux qui resteront couverts par Walmart : le distributeur a annoncé une augmentation de 20 % des cotisations, toujours à partir du 1er janvier. Celles-ci s'élèveront désormais à 21,90 dollars pour quinze jours travaillés. Une somme non négligeable, alors que le salaire horaire moyen n'est que de 11,80 dollars.
Stéphane Lauer




