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Essonne : l’enterrement d’un bébé Rom refusé à Champlan
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Parisien) Sur décision de la mairie, le nourrisson, décédé il y a huit jours et dont les parents vivent au bidonville, ne pourra reposer au cimetière communal. Il sera inhumé lundi à Wissous.
Cimetière de Champlan, hier. Le maire de la ville invoque le « peu de places disponibles » pour accueillir la sépulture. La famille, qui souhaitait pouvoir se recueillir tous les jours sur la tombe de sa fille, devra se déplacer à plusieurs kilomètres de là.(LP/I.F.)
Elle s'appelait Maria Francesca. Maria comme sa grand-mère, et Francesca comme la France, où elle est née et reposera, même si ce n'est pas dans la ville où elle aura vécu sa courte vie. La petite fille, née à Longjumeau en octobre et dont les parents vivent depuis plus d'un an dans le bidonville de Champlan, a été victime dans la nuit du 25 au 26 décembre de la mort subite du nourrisson, constatée à l'hôpital de Corbeil où elle avait été transportée par les secours.
Les parents endeuillés souhaitaient faire enterrer leur bébé à Champlan, là où sont aussi scolarisés leurs deux fils. Une volonté qui leur a été refusée mercredi par la mairie.
« La famille voulait une inhumation à Champlan car elle y est installée. Elle est chrétienne, très pieuse et voulait pouvoir se recueillir tous les jours. Nous avons donc fait une demande classique auprès de la mairie de Champlan. Mais elle m'a rappelé pour me dire qu'elle était refusée », raconte Julien Guenzi, nouveau gérant des pompes funèbres l'Escarcelle à Corbeil, chargé de l'enterrement qui se déroulera lundi matin à Wissous, après une cérémonie religieuse à l'église Saint-Paul de Massy.
« Nous avons peu de places disponibles. Nous avons un projet d'agrandissement sur le champ de derrière, mais il coûte plusieurs milliers d'euros. Il nous faut gérer les places au cas par cas, selon les circonstances, et si la famille habite sur place, justifiait mercredi Christian Leclerc, le maire (DVD) de Champlan. Les concessions sont accordées à un prix symbolique et l'entretien coûte cher alors priorité est donnée à ceux qui paient leurs impôts locaux. »
Une réaction que les associatifs qui œuvrent auprès de cette communauté rom d'une trentaine de familles ne comprennent pas. « C'est ignoble. On ne peut refuser à des parents un carré de terre pour enterrer leur bébé, c'est du jamais-vu ! s'insurge Eve Desjardins, de l'association Citoyens solidaires écologistes de Wissous. Ils ont déjà vécu des drames et ils sont en voie d'expulsion. » Elle a contacté mercredi le maire de Wissous, qui a accepté l'inhumation, dont les frais seront pris en charge par la famille, épaulée par les associations.
« Je suis surpris qu'on ait refusé l'inhumation. J'ai accepté pour ce petit enfant rom comme je l'aurai fait pour n'importe qui, car toute personne a droit à une sépulture décente, confiait hier Richard Trinquier, maire (UMP) de Wissous et médecin. Je connais la mère endeuillée car je l'ai soignée. Il ne faut pas rajouter de la peine inutile à la détresse d'une maman qui perd son bébé, car c'est terrible. »
Une décision que Marie-Hélène Brelaud, de l'Association de solidarité en Essonne avec les familles roumaines et roms (Asefrr), a fini par avouer aux parents qu'elle voit presque tous les jours. « Ils sont déjà très tristes, abattus. Il n'y a pas de mot pour dire toute l'horreur de cette décision, qui montre qu'on ne supporte les Roms ni quand ils vivent ni même quand ils sont morts, s'indigne-t-elle. La veille du décès, ma fille, infirmière, avait vu le bébé, qui allait bien. C'était une très belle petite fille, de 3,7 kg à la naissance, vive, jolie. Sa mère remerciait Dieu d'avoir enfin eu une fille. »




