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La direction proposée par Lepaon rejetée par le parlement de la CGT
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
En obtenant de pouvoir composer lui-même la future direction de la CGT et en la façonnant à sa main, Thierry Lepaon a pris le risque de la voir retoquer par son parlement. C’est chose faite.
Ambiance électrique, ce mardi à Montreuil, au siège de la CGT où se sont retrouvés les quelque 130 dirigeants des fédérations et unions départementales de la centrale, pour tenter de résoudre la grave crise de gouvernance provoquée par les révélations sur le train de vie de leur numéro un, Thierry Lepaon. Le comité confédéral national, qui constitue en quelque sorte le parlement de la centrale, a consacré sa matinée à examiner les propositions de réforme financière faites par la commission financière de contrôle pour éviter que des dérapages comme ceux constatés sur le logement de fonction, le bureau, la prime de départ et le salaire de Thierry Lepaon n’ont pas suffi à calmer le jeu. Au contraire, l’entêtement du successeur de Bernard Thibault à la tête de la centrale à refuser de tirer les conséquences de ces révélations en s’effaçant n’a cessé de faire monter la pression. Jusqu’à ce qui semblait son ultime manoeuvre, la semaine dernière, où il a réussi à se faire adouber par la commission exécutive pour choisir lui-même son successeur et l’équipe qui va l’entourer au sein du bureau confédéral.
A la manoeuvre
Mais c’était celle de trop. Le bureau confédéral qu’il a fait entériner par la CE n’a pas passé la barre des deux tiers au comité confédéral national. La secrétaire générale de la fédération de la santé, très « proche » de Philippe Martinez, que Thierry Lepaon a choisi comme successeur, a pourtant voté pour, bien que ses instances lui aient donné un mandat ferme et définitif de voter contre. Son sacrifice - elle était déjà en difficulté dans sa fédération mais désormais ses jours apparaissent comptés à sa tête - n’a pas suffi à faire la maille. Il n’a pas passé la barre des deux tiers qu’imposent les statuts, à environ 58 %.
C’est un camouflet pour Thierry Lepaon, qui prétendait rassembler et qui aura réussi à scinder en deux la CGT.
Le scénario était dans tous les esprits depuis ce lundi, compte tenu des débats houleux en commission exécutive, alors que l’instance était largement acquise au secrétaire général sortant. Dans un premier temps, l’équipe du secrétaire général a pensé remettre en cause la règle des deux tiers, prétendant qu’il suffit d’une majorité simple, au mépris des statuts de la CGT. Mais Michel Doneddu, ancien trésorier de Bernard Thibault, qui est à la manoeuvre, s’est pris les pieds dans le tapis . L’idée d’imposer une dissociation des votes a ensuite été envisagée. Alain Alphon-Layre, sur la liste de Thierry Lepaon pour le bureau confédéral, l’a confirmé à l’agence Reuters ce lundi, affirmant qu’ il n’est pas exclu, en cas de vote négatif sur ces derniers, que Philippe Martinez soit chargé de constituer une nouvelle équipe . La stratégie aurait été habile... A ceci près qu’elle est en contradiction avec les statuts. Leur article 30 consacré au bureau confédéral est en effet très clair : « Les membres du bureau confédéral dont le nombre est fixé par le CCN sont choisis dans la commission exécutive et proposés par elle. Ils sont élus par le CCN qui désigne parmi eux un(e) secrétaire général(e) et un administrateur. »
Reste que 58%, c'est une majorité. Cela ne ferme donc pas forcément la porte du secrétariat général à Philippe Martinez. Grâce aux voix confisquées de la Santé, certes, mais pas seulement. Le CCN pourrait lui demander de faire une proposition d’équipe de direction.




