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Législative dans le Doubs : le FN devance le PS, l’UMP éliminée
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Cela devient une habitude pour le Front national. Sophie Montel, sa candidate dans la quatrième circonscription du Doubs est arrivée en tête (32,60 % des suffrages) dimanche 1er février lors du premier tout de l'élection législative partielle pour remplacer Pierre Moscovici (PS), devenu commissaire européen. Elle devra affronter en duel le candidat socialiste Frederic Barbier, arrivé en deuxième position (28,85 %) devant Charles Demouge (UMP), longtemps donne favori de ce scrutin mais éliminé de la course à l'issue du premier tour (26,54 %).
Pour la première fois depuis 2012, le PS a une chance de conserver son siège au deuxième tour d'une législative partielle. A l'inverse, c'est la première fois que l'UMP se fait balayer au premier tour. Un revers électoral sévère pour le candidat local, Charles Demouge, mais aussi pour Nicolas Sarkozy dont le retour sur la scène politique n'a manifestement pas produit d'effet sur les électeurs dans cette circonscription.
Pourtant, les chiffres faibles de la participation (39,56 %) n'auguraient rien de bon pour les socialistes. A la clôture des bureaux de vote, rien ne semblait indiqué que « l'esprit du 11 janvier », sur lequel comptait les responsables socialistes pour mobiliser l'électorat avait agi. Le climat glacial, dans cette région recouverte par la neige, n'avait pas non plus incité les électeurs à sortir de chez eux. Martial Bourquin, sénateur du Doubs, confiait la mine sombre qu'il aurait fallu 10 points de participation supplémentaire pour espérer un résultat.
LE PS DOIT CONVAINCRE LE FRONT DE GAUCHE
Mais au fur et à mesure du dépouillement, l'espoir est revenu dans les rangs socialistes. Leur candidat Frédéric Barbier a réalisé notamment un bon score sur la ville d'Audincourt, la plus peuplée de la circonscription, devançant avec 36,5 % la candidate FN (29,8 %) et Charles Demouge (17,8 %). Sur le reste de la circonscription, il reste battu par le FN.
En vue du deuxième tour, Frédéric Barbier devra convaincre les électeurs du Front de gauche (3,66 %) de le soutenir. Le candidat Vincent Adami a fait une campagne très axée sur la dénonciation des années Moscovici dans la circonscription. Mais c'est surtout le comportement des électeurs UMP qui sera scruté de près. Avant l'élection, Charles Demouge avait exprimé son soutien au front républicain face au FN, avant de se rétracter sous la pression de son parti qui défend le « ni–ni » : ni FN, ni PS.
« C'est une déception pour l'UMP dans la mesure où notre parti n'a pas réussi a créer l'alternance sur des terres ouvrières mais c'est un résultat à relativiser car c'est l'une des 35 circonscriptions où le FN et le PS sont les plus forts. Or l'UMP n'y perd que de 500 voix environ », a déclaré au Monde Gérald Darmanin, secrétaire général adjoint aux élections à l'UMP. Exhorté par le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, à adopter « une position claire et sans ambiguïté », le parti dirigé par Nicolas Sarkozy se prononcera mardi sur les consignes à donner à ses électeurs, et de son côté, l'UDI a appelé dimanche soir à voter pour le candidat PS.
« SITUATION RÊVÉE » POUR LE FN
Un duel face au PS est la « situation rêvée » pour le Front national. Sophie Montel est persuadée qu'une bonne partie de l'électorat UMP « préfèrera voter pour [elle] plutôt que pour le PS ». « Le candidat de l'UMP a été mauvais durant toute la campagne, il accumulait les bourdes », tacle Mme Montel qui dévoile le surnom qu'elle avait donné à M. Demouge : « gagman ». « C'est très bien si gagman dégage », reprend-elle.
Plutôt confiante, Mme Montel qui en est à sa quatrième participation à une législative dans cette circonscription, est en effet persuadée que ses réserves de voix, se trouvent non seulement à l'UMP mais surtout chez les abstentionnistes.
En 2012, Pierre Moscovici avait gagné au deuxième tour dans une triangulaire, avec 49 % des voix. Lors du premier tour, la candidate FN avait obtenu 23,87 % des suffrages, devant l'UMP Charles Demouge (23,21 %) et derrière Pierre Moscovici (40,81 %). Au deuxième tour, M. Moscovici l'avait emporté avec 49,32 % devant M. Demouge (26,21 %) et Mme Montel (24,47 %).
Pour le PS, il s'agira dimanche 8 février de défendre un siège capital à l'Assemblée nationale. Les socialistes ont en effet perdu leur majorité absolue avec le départ du député Jean-Pierre Maggi, qui a rejoint le groupe des radicaux, début 2015. Avec 288 députés (la majorité absolue est fixée à 289 sièges), le PS sait désormais que chaque voix compte.




