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Roubaix: le bras de fer est engagé chez Paris Store
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Nord Eclair, 5 février 2015 :
La direction générale de Paris Store est enfin sortie du silence, ce jeudi après-midi. Reconnaissant des dysfonctionnements dans les ressources humaines du magasin roubaisien, dont elle rejette la faute sur le directeur local, elle propose d’étudier la situation des salariés roubaisiens au cas par cas. La CGT refuse et réclame une négociation globale. La grève est reconduite ce vendredi.

Au cinquième jour de conflit et deuxième jour de blocage du magasin Paris Store, spécialisé dans la distribution de produits asiatiques, les employés en grève sont plus remontés que jamais. « On ira jusqu’à la table des négociations, on ne lâchera pas avant, lance Aline Tan, déléguée du personnel CGT. Cette grève comme le blocage sont à durée indéterminée et on durcira le mouvement de plus en plus. C’est le bras de fer ! »
Mais ce jeudi après-midi, la direction, jusqu’ici silencieuse, est sortie de son mutisme. Elle reconnaît bien des dysfonctionnements dans la gestion du supermarché mais rejette la faute sur le directeur du magasin. Directeur dont nous évoquions, dans notre édition de jeudi, le conflit qui l’oppose à la direction générale. « C’est un bon commerçant, mais c’est un mauvais organisateur », dit de lui James Albanhac, qui se présente comme le conseil en ressources humaines de la directrice générale de Paris Store, Navy Trinh. Il lui est reproché des erreurs de transcription sur le statut des salariés, sur le report des heures supplémentaires ou des congés et un manque de transparence vis-à-vis du siège. « Il a annoncé des promotions aux gens mais il ne nous en a jamais parlé, l’accuse James Albanhac. Les gens râlent sur nous aujourd’hui mais on n’était pas au courant. »
Au cas par cas
Du coup, la direction propose aux salariés d’étudier leurs dossiers au cas par cas. « On est tout à fait disposé à régler les problèmes qui se posent », note le conseiller RH. Dans un fax envoyé hier au magasin roubaisien, la direction annonce même, dans ce but, sa venue sur place au plus tard vendredi prochain. À la condition, toutefois, que le travail reprenne dès aujourd’hui.
D’après la direction, ce premier pas aurait déjà décidé certains employés à reprendre leur poste. Ce que nie sur place la CGT. « Elle ne répond absolument pas à nos revendications claires et précises (notamment une revalorisation des salaires de 150 à 300 € selon les fonctions, ndlr) », regrette le secrétaire de l’Union locale du syndicat Abdel Abdesselam. « On ne baisse pas les bras et on continue la grève », précise Aline Tan, qui continue de réclamer une négociation globale. « Le cas par cas, il n’en est pas question », lance-t-elle. Le bras de fer est engagé.




