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Stupeur en Afrique du Sud après une rixe au Parlement
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) L'expulsion des partisans de Julius Malema lors du discours sur l'état de la nation du président Zuma a dégénéré en affrontements
Il avait été annoncé, des mois à l'avance, que le discours sur l'état de la nation du président sud-africain, Jacob Zuma, ne se déroulerait pas dans le calme. Depuis des mois, il était même vraisemblable que le Parlement sud-africain, où avait lieu, jeudi 12 février, cette cérémonie, serait transformé l'espace d'une soirée en cirque politique par le chef du désordre populiste, Julius Malema, et ses vingt-cinq députés du parti des Combattants pour la liberté économique (EFF).
On attendait quelques cris et sans doute l'expulsion des membres du parti de " Juju " Malema – ex-fidèle de Jacob Zuma devenu son ennemi, expulsé de l'ANC en 2013 –, ravis de ce nouveau coup de publicité. Au lieu de quoi, ce fut plutôt coups de poings, et fin de plaisanterie, avec des gardes armés déployés autour du président Zuma comme s'il y avait menace pour sa vie. Au lieu du joyeux chaos qu'autorise, à sa façon, la vie démocratique sud-africaine, protégée par un ensemble de règles (régissant par exemple le fonctionnement du parlement), jeudi soir, un symbole de l'Afrique du Sud post-1994 a été touché.
Scandale marquant
Le spectacle devait pourtant être réglé comme une horloge. Cinq minutes après le début de son discours, Jacob Zuma devait être interrompu par des membres du EFF. Ces derniers, invoquant des règles de procédure, ont demandé les uns après les autres quand le chef de l'Etat comptait " rendre l'argent ", soit une partie des quelque 19 millions d'euros de fonds publics utilisés pour " l'amélioration de la sécurité "(héliport, clinique privée, poulailler…) de Nkandla, sa résidence personnelle. Nkandla est le scandale marquant du mandat du président Zuma, et les membres de l'EFF ne le laissent plus intervenir au Parlement sans lui poser cette question.
Seulement, jeudi soir 13 février, Jacob Zuma prenait la parole pour son discours sur l'état de la nation, un moment solennel où le président décrit les grandes lignes de ce qu'il compte accomplir. Or, l'Afrique du Sud est nerveuse, ces temps-ci. Le secteur minier est en crise, le rand baisse, comme la confiance des investisseurs étrangers. Des coupures d'électricité très lourdes ont commencé révélant le pourrissement de la gestion des compagnies parapubliques.
Puis les hommes en rouge ont commencé leurs interruptions. Le ton est monté, puis Baleka Mbete présidente de l'Assemblée (une proche de Jacob Zuma), visiblement dépassée, a demandé l'expulsion de Julius Malema et de deux de ses proches. Entrée dans la salle d'un groupe de gros bras. Les coups ont volé jusque dans les couloirs, où des hommes en chemise blanche et pantalon noir ont éjecté l'ensemble des députés EFF, en rouge, avec une forme de brutalité évoquant des videurs de boîte de nuit.
Des interrogations subsistent sur l'identité de ces éléments ayant assuré la " sécurité " du Parlement. Cette débauche de cris, de coups, et le déploiement, de surcroît, d'une seconde équipe de gardes, armés cette fois, devant le président Zuma, ont tétanisé le Parlement, puis le pays, à mesure que des images amateur filtraient à l'extérieur.
Dans la foulée, les représentants du principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique, évoquant une " violation de la constitution ", ont quitté à leur tour le Parlement, suivis par d'autres petites formations (Cope, Agang, et Freedom Front Plus).
Lorsque le vacarme a cessé dans le Parlement, personne n'a réellement écouté le chef de l'Etat. Dommage, il avait des choses à dire. Il a parlé avec gravité des problèmes en cours, notamment le chômage, et aussi, concernant les coupures d'électricité, il a annoncé que l'Afrique du Sud mettrait bientôt en concurrence " cinq pays " (dont la France), pour développer un programme de centrales nucléaires.
Autre moment de violence passé inaperçu : des membres de l'Alliance démocratique qui manifestaient quelques heures plus tôt ont été arrêtés dans les parages du Parlement. Cela fait beaucoup de violence pour une journée, et illustre, jusqu'au malaise, à quel point EFF donne désormais le ton à la politique sud-africaine. L'opposition, pour exister, tente à présent de les imiter. Et l'ANC, pétrifié, semble incapable de faire entendre sa voix, et tombe dans le piège des coups de poings.
Jean-Philippe Rémy
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On s'y attendait : le discours annuel sur l'État de la nation sud-africaine a été jeudi une épreuve difficile pour le président Jacob Zuma. Discours interrompus, députés de l'opposition expulsés, invectives des partisans de Julius Malema... L'exercice a tourné au pugilat.
La suite: http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150213110042/




