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TGV : la grève dans les wagons-bars reconduite vendredi 20 février
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Paris Normandie, 20 février 2015 :
La grève entamée ce jeudi 19 février par le personnel des wagons-bars TGV, gérés par un prestataire de la SNCF, est reconduite vendredi pour dénoncer les conditions de travail et réclamer l’intégration des hôtesses et stewards dans le groupe ferroviaire public.

La direction de Newrest Wagons-Lits, en charge de la restauration à bord des trains, «n’a pas donné signe de vie» jeudi alors que le taux de grévistes s’est établi «au-dessus des 85%», selon Gildas Le Gouvello, secrétaire général de la CFDT Restauration ferroviaire.
En conséquence, l’intersyndicale (CFDT, CGT, SUD et FO) a reconduit pour vendredi le mouvement social qu’elle a initié, a-t-on appris de même source.
Jeudi, le service était cependant assuré par des intérimaires recrutés pour l’occasion par Newrest Wagons-Lits, selon le syndicaliste.
«Une des demandes, c’est d’arriver à tirer vers le haut les salaires de base et les décoller un peu du Smic», assure M. Le Gouvello, même si les revendications portent avant tout sur l’organisation du travail.
Les syndicats évoquent la pénibilité des plannings, le sous-effectif, la hausse des accidents du travail ou les situations «de plus en plus tendues» avec la clientèle, du fait de l’approvisionnement souvent insuffisant en marchandises.
Surtout, ils entendent «envoyer un message à la SNCF», grande perdante de la situation actuelle selon eux à cause d’un «contrat extrêmement confortable» pour Newrest, qui prive la compagnie ferroviaire de tout «retour sur investissement», selon M. Le Gouvello.
L’entreprise publique «doit gérer en direct la restauration ferroviaire», en intégrant le personnel de bord dans ses effectifs, pense le syndicaliste, «persuadé qu’on peut être plus qualitatifs à bord, plus productifs dans le bon sens du terme et qu’on peut contribuer à augmenter le chiffre d’affaires dans l’intérêt de la SNCF».
La coentreprise formée par Newrest (65%) et Elior (35%), qui emploie environ 1.500 personnes à bord des trains selon la CFDT, s’est vu confiée le marché de la restauration à bord en 2013 pour cinq ans, plus deux renouvelables.




