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    ZAD, violences policières: manifs tendues et interpellations

    écologie

    Brève publiée le 22 février 2015

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    (afp) 22 personnes ont été interpellées en marge de deux manifestations qui ont eu lieu samedi à Nantes et à Toulouse, contre les violences policières et pour les "zones à défendre" (ZAD), et qui ont été marquées par des heurts avec les forces de l'ordre et par des dégradations.

    A Nantes, environ un millier de manifestants, selon la police, ont défilé derrière une banderole "Contre les violences policières, sociales, économiques... Résistance" samedi après-midi, un an après la manifestation violente du 22 février 2014 contre l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

    La tension est montée peu avant 16H00, quand des manifestants encagoulés ont jeté des pierres vers les forces de l'ordre, qui ont répliqué avec des canons à eau pour tenter de les disperser.

    Au total, selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, "13 policiers et gendarmes ont été blessés à Nantes, dont un policier, plus sérieusement atteint, souffre d'une fracture de côte". Et deux manifestants ont été blessés selon la police.

    Des dégâts ont été constatés dans la ville, avec notamment des abris bus détruits, de la voirie dégradée et des poubelles incendiées.

    Cette manifestation était organisée un an après la protestation du 22 février 2014 contre l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, qui avait réuni 20.000 à 50.000 personnes à Nantes, selon les sources. Des heurts violents avaient alors fait de nombreux blessés, dont trois manifestants qui avaient perdu un oeil, après des tirs de balles souples de type Flashball ou LBD40.

    Jets de peinture contre gaz lacrymogènes à Toulouse

    A Toulouse, une manifestation en soutien aux "zones à défendre" (ZAD) a réuni 500 personnes, selon la police. Les manifestants ont dénoncé "l'agriculture intensive et le monde des bétonneurs".

    Les forces de l'ordre ont répliqué aux jets de peinture des manifestants par des gaz lacrymogènes. Pendant ce temps, d'autres manifestants lançaient des projectiles contre des vitrines, dont celle d'un bureau de transferts d'argent et d'un magasin de décoration.

    Les protestataires, souvent très jeunes et pour beaucoup le visage masqué, avaient déployé en tête de cortège une banderole noire aux lettres blanches, à la mémoire du jeune écologiste Rémi Fraisse : "Je suis Rémi et toutes les autres victimes de la police". "On n'oublie pas, on ne pardonne pas".

    Le jeune homme avait été tué par une grenade défensive de la gendarmerie sur le site du projet contesté du barrage de Sivens (Tarn) le 26 octobre 2014.

    Sur une autre banderole, un avertissement: "Il n'y a pas de planète B : ZAD partout". Les manifestants ont clamé des slogans comme "Tout le monde déteste la police", "Flics assassins".

    Parmi les manifestants, quelques drapeaux du NPA (extrême gauche), co-organisateur du mouvement. Plusieurs dizaines de jeunes s'étaient grimés en clowns. Quelques autres étaient déguisés en plante.

    A Toulouse comme à Nantes, le dispositif des forces de l'ordre était particulièrement important, les précédentes manifestations du même type ayant donné lieu à de nombreux affrontements et dégradations dans les deux villes.

    Les manifestants se sont dispersés, à Nantes comme à Toulouse, vers 18h00.