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Réformes en Grèce: l’Eurogroupe dit oui; le FMI aussi mais...
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
L'Eurogroupe s'est accordé pour continuer le programme d'assistance à la Grèce, après que celle-ci ait envoyé son catalogue des propositions, rendu public ce mardi à la mi-journée. Commission européenne s'était montrée aussi plutôt positive. Le FMI de son côté a estimé également le le plan d'aide à la Grèce pouvait être poursuivi, mais pointe quelques lacunes.
Les ministres des Finances de la zone euro ont approuvé mardi après-midi, lors d'une conférence téléphonique, la liste des réformes présentée lundi par le gouvernement d'Alexis Tsipras. Cette approbation ouvre la voie aux procédures devant certains parlements nationaux, qui doivent approuver d'ici samedi l'extension du programme d'aide financière à la Grèce.
La Commission européenne avait fait savoir de son côté que la liste des réformes envoyée par la Grèce constituait à ses yeux "un point de départ valide" pour qu'Athènes et ses créanciers s'entendent sur la poursuite du financement au pays.
De son côté, le FMI a estimé que la lettre des autorités grecques envoyée aux ministres des Finances de la zone euro manque d'assurances claires sur la poursuite du programme de réformes par les autorités grecques.
Dans une lettre adressée à Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, et rendue publique mardi, Christine Lagarde souligne toutefois que les engagements grecs sont suffisants pour poursuivre le programme d'assistance financière de la communauté internationale.
"Dans certains secteurs comme la lutte contre l'évasion fiscale et la corruption, je suis encouragée par ce qui semble une résolution plus forte de la part des nouvelles autorités à Athènes et nous souhaitons en savoir plus sur leurs plans", estime la responsable du FMI.
"Dans un certain nombre de secteurs toutefois, et peut-être les plus importants, la lettre n'apporte pas des assurances claires que le gouvernement a l'intention d'engager les réformes envisagées dans le cadre du mémorandum sur les politiques économiques et financières", ajoute-t-elle. Ce mémorandum sert de base au programme de soutien de la "troïka" (Banque centrale européenne, Union européenne et FMI) à la Grèce.
"Nous notons en particulier qu'il n'y a pas d'engagement clair à engager les réformes prévues du système de retraite et de la TVA, pas plus que d'engagements sans équivoques pour continuer les politiques déjà engagées d'ouverture de certains secteurs fermés à la concurrence, de réformes administratives, de privatisations et de réformes du marché du travail", estime Christine Lagarde.
Le gouvernement grec et ses partenaires vont maintenant s'atteler à approfondir cette liste de réformes avant fin avril, comme convenu lors de la réunion de l'Eurogroupe vendredi dernier.
Quelles propositions grecques ?
Outre une volonté de compromis sur les thèmes du salaire minimum et des privatisations, le gouvernement grec souhaite restructurer son système fiscal en améliorant la collecte, très défaillante, des impôts et en ciblant les grosses fortunes.
Ces engagements prévoient également de couper dans les dépenses non salariales des ministères pour faire des économies et d'inciter les salariés à travailler plus longtemps dans un pays où le recours à la retraite anticipée est très fréquent, pesant sur l'équilibre des caisses d'assurance sociale.
Parmi les mesures annoncées figurent également toutes les annonces électorales de mesures sociales d'urgence pour aider les plus vulnérables.
La liste des réformes est à lire ici.
Une marge de négociation très étroite
Le gouvernement d'Alexis Tsipras doit aussi faire face à des dissenssions internes. Ainsi le vétéran de Syriza et eurodéputé Manolis Glezos, 92 ans, a vertement critiqué les concessions faites à la zone euro. Il s'est "excusé auprès du peuple grec d'avoir participé à cette illusion".
Pour Alexis Tsipras, la marge de manoeuvre est très étroite car il s'est engagé à ne pas faire déraper les finances publiques.
Il devait rencontrer mardi matin le compositeur Mikis Theodorakis, 89 ans, figure de la résistance à la dictature grecque des Colonels et opposant aux politiques d'austérité, qui a dit sa crainte d'une reculade de la gauche.
Outre l'examen de passage mardi, la mise en œuvre des réformes fera l'objet d'une évaluation en avril et la zone euro ne devrait pas, d'ici là, débourser 7,2 milliards d'euros restant dans le programme d'aide, alors qu'Athènes doit faire face à des échéances vis-à-vis de ses créanciers dès mars.




