Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- "La loi du plus fort : vers la fin du droit international" avec Karim Benyekhlef et Aude Lancelin (30/10)
- Conférence de Mélenchon à l’Essec (30/10)
- Pour une histoire populaire de la gauche aux États-Unis (28/10)
- Conf de presse de Mélenchon et Trouvé sur le "pôle public bancaire" (28/10)
- Lordon : Orientations (28/10)
- Clémence Guetté sur France Info mardi (27/10)
- Kouvelakis : Une politique "écosocialiste" sans affrontement avec l’UE ? Réponse à Cédric Durand (26/10)
- Echange entre Mélenchon et Lenglet (26/10)
- Manuel Bompard, invité de LCI lundi 26 octobre (26/10)
- La situation économique au Brésil (Michael Roberts) (24/10)
- Le premier ministre a préparé la coupure des réseaux sociaux pour le 24 octobre (24/10)
- Communiqué de presse de la CGT le 24 octobre au soir (24/10)
- Sondage Ipsos : Mélenchon progresse de 2 points (24/10)
- Un tour de France du 17 octobre (24/10)
- À propos du 17 octobre (24/10)
- Mélenchon à la manif parisienne du 24 octobre (24/10)
- BLAST AVEC LA RUE CONTRE LA RÉPRESSION (23/10)
- Tribune d’économistes en soutien au contre-budget de LFI (23/10)
- Présidentielle: une dynamique Mélenchon chez Les Écologistes au risque de fracturer le parti? (23/10)
- État espagnol : la gauche radicale face à l’échec du « progressisme » et la nouvelle vague de mobilisations (23/10)
- Conquérir l’État ? Extrait du livre "L’État et la révolution citoyenne" (23/10)
- David Guiraud donne une correction à Bruno Retailleau (23/10)
- Manu Bompard ce mercredi (22/10)
- Clémence Guetté ce mercredi (22/10)
- 20h de France 2 du 18 octobre : Sous les pavés, la propagande ! (22/10)
Liens
Trois banques françaises accusées de spéculer sur la faim dans le monde
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Figaro du 24 février 2015) Deux ans après un premier rapport pointant du doigt quatre banques françaises qui spéculaient sur la faim dans le monde, l’ONG dresse un nouveau bilan. Le Crédit Agricole s’est retiré de ce genre de fonds mais BNP Paribas, BPCE et la Société générale, non.
L’ONG Oxfam France vient de publier la seconde édition de son rapport lancé en 2013 sur les établissements bancaires français qui spéculent sur la faim dans le monde à travers des fonds de placement spécialisés dans le secteur des matières premières agricoles. Parmi les quatre établissements financiers pointés du doigt en 2013, le Crédit Agricole«semble bien avoir respecté ses engagements et cessé toute activité spéculative sur les marchés agricoles, mais refuse toujours de prendre des engagements fermes dans la durée», note Oxfam dans son dernier rapport sur ce sujet.
En revanche, «trois groupes bancaires français proposent toujours à leurs clients des outils permettant de spéculer sur les prix des matières premières agricoles: BNP Paribas,Société Générale et BPCE via Natixis, toujours selon Oxfam. Le montant total des fonds gérés par celles-ci s’élève aujourd’hui à au moins 3,561 milliards d’euros», contre 2,58 milliards en 2013. Un montant en augmentation de 38% en 2 ans malgré le retrait du Crédit Agricole.
En France, la Société Générale «est aujourd’hui la banque française qui spécule le plus sur la faim» et ce malgré «un important effort de transparence», a indiqué Clara Jamart,d’Oxam France ce lundi matin sur France Info. L’établissement gère selon elle un montant total de fonds actifs dans ce domaine estimé à 1,359 milliard d’euros.
Spéculation galopante
Pour sa part, BNP Paribas totaliserait 11 fonds pour un montant de 1,318 milliard d’euros, et «n’a tout simplement pas respecté ses engagements». Enfin le groupe BPCE, via sa filiale Natixis, aurait un unique fonds de 884 millions d’euros. Oxfam dénonce le fait que ces «activités toxiques mettent en péril le droit à l’alimentation de centaines de millions de personnes» et que «la spéculation galopante aggrave la volatilité des prix alimentaires» rappelant qu’une personne sur neuf dans le monde ne mange pas à sa faim.
Un rapport qui n’est pas du goût des spécialistes des matières premières agricoles. «L’argument il n’y a que 3% des denrées agricoles qui correspondent effectivement à des livraisons physiques, les 97% restants étant liées à des opérations de couverture et d’arbitrage sur les marchés à terme, ne tient pas la route. L’agriculteur ne va pas à aller livrer son blé à la bourse, s’insurge Michel Portier, gérant du cabinet Agritel, spécialisé dans la gestion du risque des prix des matières premières agricoles. La volatilité est du au fait que l’on a des produits météo sensibles, il faudrait réduire les accidents climatiques et éventuel géopolitiques. Il n’y aurait plus de spéculation».




