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A Air France, le Syndicat national des pilotes de ligne perd de sa superbe
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) A Air France, les urnes ont parlé. A l'occasion des élections professionnelles pour la désignation des représentants au comité d'entreprise, organisées jeudi 12 mars, le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) a piqué du nez. Cette fois, seuls 65 % des pilotes lui ont apporté leurs suffrages. Un recul de six points par rapport au précédent scrutin, en 2011, quand le SNPL réunissait encore 71 % des voix. Mais les deux semaines de grève, en septembre 2014, sont passées par là.
Ce repli n'affole pas Philippe Evain, le nouveau président du SNPL, nommé après le conflit de l'automne. Malgré un évident recul, il note qu'il n'y " pas de changement fondamental ", mais plutôt un " statu quo ". La preuve, explique le nouveau patron des pilotes : le verdict des urnes place toujours le SNPL comme un " interlocuteur incontournable " et il " conforte sa position très majoritaire au sein d'Air France ".
Au final, le président du SNPL se déclare " très satisfait du résultat ". " Un très bon score ", selon lui. Il n'empêche, M. Evain admet que les chiffres des syndicats de pilotes" ont légèrement évolué depuis quatre ans ". Le SNPL aurait fait les frais des conséquences de l'accord sur Transavia France, filiale à bas coût d'Air France. En septembre, l'ancienne direction du SNPL avait appelé les pilotes à faire grève pendant deux semaines pour obtenir de la direction qu'elle développe sa compagnie low cost avec des équipages d'Air France payés aux conditions de la compagnie régulière.
Faute d'accord avec la direction d'Air France, le SNPL avait soudainement arrêté la grève après quinze jours sans rien obtenir. Pour finalement s'entendre quelques semaines plus tard avec la direction de la compagnie pour développer Transavia France à des conditions très éloignées de ses revendications initiales. " Un accord polémique ", reconnaît le patron du syndicat. " Les points que l'on a perdus, nous les attribuons aux personnes qui n'ont pas compris notre accord sur Transavia France ", explique M. Evain. " Le SNPL a fait des déçus ", commente le Syndicat des pilotes d'Air France (SPAF). Ses positions plus intransigeantes envers la direction séduisent de plus en plus de pilotes. La preuve, le SPAF a presque doublé son score d'une élection à l'autre. Alors qu'il ne rassemblait que 10,7 % des suffrages il y a quatre ans, il en a recueilli cette fois 20,7 %.
Une évolution à l'inverse de celle qui prévaut parmi toutes les autres catégories de personnels de la compagnie aérienne. Quand les pilotes sont plus nombreux qu'auparavant à être séduits par des positions syndicales radicales, les autres salariés, au contraire, se sont portés plus volontiers vers des organisations réformistes.
" Des positions plus revendicatives "
Cette amorce de modification des rapports de force pourrait annoncer de nouvelles tensions entre la direction et ses pilotes. Pourtant, celle-ci semblait se féliciter qu'il n'y ait " pas eu de tsunami " qui a emporté le SNPL. Pour elle, le premier syndicat des pilotes " reste un interlocuteur incontournable et largement majoritaire ". Mais, à l'avenir, plus combatif aussi. " Il y a un déplacement du barycentre vers des positions plus revendicatives chez les pilotes ", constate le SNPL. Et le SPAF de renchérir : " La baisse du SNPL montre qu'une partie des pilotes cherche à avoir un syndicat plus représentatif que le SNPL. "
La nouvelle direction du SNPL " est-elle plus dure que l'ancienne équipe ? ", s'interroge Philippe Evain, qui refuse par avance que son syndicat apparaisse " comme une force repliée sur elle-même ".
Toutefois, il prévient : " Nous serons plus tenaces que nos prédécesseurs. Nous avons des revendications et nous allons les suivre. " Les premières escarmouches devraient intervenir rapidement. Déjà, le syndicat des pilotes menace. Les réductions de coûts décidées par la direction pour redresser les comptes de la compagnie, " ce n'est pas une politique en soi. Cela ne peut suffire. Il faut que la direction propose autre chose ".
Guy Dutheil




