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Grève à Radio France
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Mathieu Gallet, le président de Radio France, a rencontré les salariés ce vendredi matin. Lui qui a été mis en porte à faux après les révélations du Canard enchaîné sur l'onéreuse rénovation de son bureau.
Les premières questions portent sur la rénovation de son bureau, ce vendredi matin alors que le PDG de Radio France Mathieu Gallet se présente devant les salariés réunis dans le studio 104 de la Maison de la radio. Une rénovation qui a coûté 105.000 euros, dont 70.000 euros pour les boiseries, comme l'a révélé le Canard enchaîné mercredi. C'est bien sûr un sujet de mécontentement et de tension ici, alors que plusieurs syndicats ont lancé jeudi un appel à la grève illimitée. Grève reconduite ce week-end.
Concernant les boiseries, "leur réfection, actée avant mon arrivée, a été sous-évaluée" répond le PDG de Radio France, qui dit "accueillir sans problèmes l'enquête de l'inspection générale des Finances à ce sujet". En effet, on a appris vendredi matin qu'une enquête était dilligentée par la tutelle, les ministères de la Culture et des Finances, sur les dépenses de la présidence de Radio France.
Il veut éviter les départs "contraints"
Ce vendredi matin, les travaux de Radio France ont été également longuement évoqués par les salariés présents à l'Assemblée Générale : "trop coûteux", "interminables", selon les syndicats. Certains vont même jusqu'à demander l'arrêt des travaux dans la maison de la radio. Impossible, répond en substance, le PDG de l'entreprise. Mathieu Gallet dit entendre les préoccupations des salariés et négocier actuellement une rallonge budgétaire avec la tutelle pour couvrir leur coût.
Il assure également se battre pour éviter les départs "contraints" dans l'entreprise. C'est l'une des raisons de cette grève, l'idée d'un plan social concernant 300 personnes a été avancée par les syndicats dans un tract. Le PDG assume, en revanche, l'hypothèse de départs volontaires qui concerneraient les séniors. Il admet aussi réfléchir à l'avenir des orchestres de Radio France : pourquoi pas l'autonomie de l'orchestre national, la réduction de ses effectifs ou la fusion des deux formations.
Après une heure et demi de dialogue difficile, l'assemblée n'a pas semblé convaincue. Mathieu Gallet est parti sous les sifflets.




