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5 départements à surveiller à la loupe
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) Au soir du premier tour, cinq départements-clés identifiés par Le Monde, qui incarnent chacun un enjeu de campagne, permettront d'avoir une grille de lecture sur le résultat de ces élections départementales.
Les Côtes-d'Armor, prise de guerre de la droite
C'est le département qui pourrait symboliser la probable victoire de la droite aux élections départementales. L'UMP nourrit des espoirs de conquérir les Côtes-d'Armor, détenues par le PS depuis 1976. L'issue du scrutin sur cette terre acquise à la gauche sera un bon baromètre de l'ampleur de la vague bleue, qui devrait déferler sur la France au soir du 29 mars. En cas de forte poussée de la droite, ce département ayant invariablement placé en tête la liste d'union de la gauche depuis trente-six ans pourrait basculer. D'abord, car le centre et la droite se présentent en front uni, avec des candidats UMP-UDI-MoDem-Divers droite dans 26 des 27 cantons, face à une majorité dispersée, avec un Front de gauche en concurrence face au PS dans la plupart des cantons. Ensuite, parce que l'actuel président de l'Assemblée des départements de France, Claudy Lebreton, à la tête des Côtes-d'Armor depuis 1997, ne se représente pas. Le premier secrétaire fédéral du PS, Vincent Le Meaux, qui lui succède en chef de file de la gauche, est nettement moins connu. En face, le député européen Alain Cadec, proche de François Fillon, mène la campagne pour l'UMP. Plusieurs autres bastions PS sont menacés : la Haute-Garonne, l'Isère ou le Gard constitueraient des pertes lourdes pour la gauche.
La Corrèze, l'emblème menacé
François Hollande ne se fait guère d'illusions : il sera extrêmement difficile, pour les socialistes, de conserver la Corrèze. " J'ai gagné une première fois à une voix et une deuxième fois à deux voix ", a-t-il encore rappelé à son équipe cette semaine, en référence à ses victoires sur le fil en 2008 et 2011. La prise de l'Hôtel Marbot, siège de l'exécutif départemental, par l'UMP serait sans doute la bascule la plus emblématique de ce scrutin. De même que sera observé de près le score du FN, jusqu'ici inexistant : le président rappelait récemment que dans les années 1980, l'ancien secrétaire général du Front national Jean-Pierre Stirbois n'avait pas trouvé un seul un commerçant pour accueillir une réunion publique à Tulle… La chute du département constituerait donc un éclatant symbole. Tout comme celles de l'Essonne de Manuel Valls, du Nord, fief de Martine Auby, de la Seine-Saint-Denis, territoire de Claude Bartolone.
L'Aisne et le danger FN
C'est le département qui a le plus de possibilités de basculer au Front national. L'Aisne est un objectif assumé du parti d'extrême droite. Un récent sondage le créditait d'ailleurs de plus de 40 % des suffrages au premier tour. Selon cette enquête Odoxa pour Le Parisien du 15 mars, le FN devancerait largement l'UMP (24 %) et le PS (20 %) qui dirige le conseil général depuis 2001. Il faut dire que la formation nationaliste est en pleine dynamique dans ce département.
Son candidat, Franck Briffaut, a gagné la ville de Villers-Cotterêts en mars 2014. Même Marine Le Pen, d'habitude très prudente dans les pronostics, voit son parti en capacité de gagner le département. Surtout que la droite, pourtant bien implantée, pâtit de divisions. Le FN espère l'emporter dans deux autres départements : le Var et le Vaucluse. Dans le premier, les frontistes ont remporté trois villes et un siège de sénateur. Dans le second, le FN espère être en tête dans tous les cantons au soir du premier tour. Cependant, elle devra faire avec les candidatures des listes d'extrême droite du parti de Jacques Bompard, la Ligue du Sud.
Val-de-Marne, la chute de la dernière banlieue rouge ?
L'antienne est répétée à chaque élection, mais, petit à petit, le poids électoral du Parti communiste dans la banlieue parisienne s'amenuise. Après avoir perdu des bastions comme Bobigny ou Villejuif aux municipales en 2014, le PC risque de passer la main à la droite dans le Val-de-Marne, un département qu'il dirige depuis 1976.
Le risque de défaite du PC est important puisque la gauche se présente fortement désunie, avec des alliances à géométrie variable selon les cantons. Le PS menace même de quitter la majorité dirigée par Christian Favier. De leur côté, l'UMP et l'UDI font front commun. La situation est comparable avec celle de l'Allier, autre département - rural, celui-ci - encore dirigé par le PCF. Mais sur ce territoire aux résultats traditionnellement serrés, droite et communistes se succèdent à la présidence à chaque scrutin ou presque depuis la fin des années 1970.
Le Cantal, seul espoir de la gauche
Ce pourrait être à la fois la grosse surprise et la seule bonne nouvelle pour la gauche. Les socialistes ont une petite chance d'emporter le conseil départemental du Cantal, le 29 mars, ce qui serait une maigre consolation face à la vague bleue attendue. En cause, une conjonction de facteurs favorables.
Le redécoupage électoral, pour passer de 27 cantons à 15, a rééquilibré les chances en faveur de la gauche. Contrairement au reste du territoire, le PS, le PCF et les écologistes ont réussi à s'entendre pour constituer des binômes dans la plupart des cas. La droite s'est, elle, divisée dans certaines circonscriptions, où le sort de l'élection devrait se décider.
Autant d'éléments qui ont poussé les équipes de Nicolas Sarkozy à clairement identifier le Cantal comme la seule zone à risque de ces élections départementales.




