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Chili: 100.000 étudiants dans la rue
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Les étudiants manifestent contre la réforme.
Les autorités chiliennes en avaient plein les bras avec les étudiants présents dans les rues deSantiago. Selon les sources, entre 50.000 et 150.000 personnes sont allées manifester leur mécontentement contre la réforme éducative présentée jeudi par la présidente Michelle Bachelet. De plus, la corruption était au cœur des préoccupations émises par les manifestants dans la capitale du pays.
Les policiers sont sortis pour disperser la foule. Cette intervention a provoqué certains affrontements avec les jeunes hommes et femmes exprimant leur désaccord. Le thème de l'éducation est très sensible au Chili. Il n'est pas rare de voir des étudiants manifester. Cependant, la corruption dont est accusée la présidente du pays est plutôt inhabituelle. Les scandales qui ont touché la famille de Michelle Bachelet dernièrement en sont la cause.
La présidente de la Fédération des étudiants à l'université du Chili, Valentina Saavedra, a indiqué que « ses membres veulent dire non à la corruption. C'est assez », a-t-elle expliqué. La réforme éducative est réclamée par tous depuis longtemps, mais la proposition de la présidente ne satisfait personne dans le pays. À vouloir faire plaisir à tout le monde, le présidente ne fait plaisir à personne. Une vieille adage qui s'applique ici. La représentante des étudiants universitaires a déclaré que « les politiciens doivent retourner travailler afin d'offrir une réforme qui a pour but un large accord social et non un gain en capital politique ».
Une promesse de campagne qui coûte cher
Michelle Bachelet avait fait campagne sur ce thème. Elle avait promis une réforme de l'éducation. En janvier dernier, le Congrès chilien approuvait avec une faible majorité sa proposition. Le système de l'éducation est dispendieux au Chili. Les étudiants veulent des mesures pour en faciliter l'accès, mais les acteurs en place veulent garder leur revenus élevés. Une situation difficile pour la présidente qui s'est engagée à diminuer les coûts. Elle ne peut pas promettre la gratuité pour 80% de la population d'ici 2016 et laisser les institutions d'enseignement percevoir des frais élevés. Elle doit choisir son camp.





