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Réforme du collège : 6 Français sur dix soutiennent la grève des enseignants
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(RTL) Mardi, les professeurs opposés au projet de réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem feront grève pour aller manifester dans les rues. Une majorité de Français juge leur action "justifiée".
La réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem ne cesse de rassembler les critiques. Dans l'opposition d'abord, mais aussi dans le corps enseignant. Mardi 18 mai, les professeurs ont d'ailleurs été appelés à descendre dans la rue pour manifester contre le projet de la ministre de l'Éducation, et selon un sondage réalisé par Odoxa, 60% des Français approuvent cette journée d'action et la qualifie de "justifiée", contre 39% de personnes contre.
Parmi les sympathisants de gauche, ils sont 44% à la trouver "justifiée" et 55% les jugent injustifiées. À droite, 72% des sympathisants soutiennent le mouvement quand 27% y sont opposés. Des syndicats d'enseignants hostiles au projet du ministère de l'Éducation ont lancé un appel à la grève mardi et à descendre dans la rue.
La réforme entrera en vigueur à la rentrée 2016
Se retrouveront côte à côte le Snes-FSU, majoritaire dans l'enseignement secondaire, le Snep-FSU, le Snalc (classé à droite), FO, la CGT et Sud. Ils représentent ensemble 80% des votes des enseignants du collège lors des élections professionnelles de décembre dernier, auxquelles avaient pris part quelque 40% des professeurs.
La ministre Najat Valaud-Belkacem a dit à plusieurs reprises que la réforme du collège a été approuvée à 51 voix pour (et 23 contre) par le conseil supérieur de l'éducation début avril et entrera donc en vigueur, comme prévu, à la rentrée 2016. Elle a toutefois demandé à une autre instance, le conseil supérieur des programmes, de rendre plus lisibles les articulations des cours de français avec les langues et cultures de l'Antiquité, afin d'apaiser les professeurs de lettres classiques, mécontents de la suppression des options latin et grec.
La réforme est impérative, selon la ministre, en raison de la dégradation des résultats moyens en fin du collège, soulignée par des études internationales. Les écarts entre les bons élèves et les moins bons se creusent sur cette période, et l'origine sociale pèse sur le destin scolaire des petits Français bien plus que dans les autres pays de l'OCDE.




