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Reprise des combats dans l’est de l’Ukraine
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) De violents affrontements autour de Donetsk fragilisent un peu plus le cessez-le-feu du 12 février
de l'Ukraine a connu, mercredi 3 juin, les combats les plus violents depuis la signature, le 12 février, à Minsk, d'un accord de cessez-le-feu censé ouvrir la voie à un règlement global du conflit qui oppose Kiev à une rébellion séparatiste soutenue par la Russie. Toute la journée, par vagues successives, les rebelles ont donné l'assaut contre Marïnka et Krasnohorivka, deux localités situées à la sortie ouest de Donetsk, leur capitale. L'état-major ukrainien a indiqué avoir subi un assaut mené par mille hommes et une dizaine de tanks. Les rebelles ont aussi utilisé des lance-roquettes Grad et des canons.
Le flou persiste sur l'issue de la bataille. Le commandement de l'autoproclamée République populaire de Donetsk (RPD) a assuré s'être emparé du village de Marïnka… tout en affirmant avoir mené une opération " défensive ". Kiev assure de son côté avoir repoussé les attaques. Les rebelles ont reconnu avoir perdu quatorze hommes au cours de la journée, pendant que Kiev faisait état de cinq tués et une trentaine de blessés dans ses rangs. Cinq civils seraient également morts. L'armée ukrainienne, qui avait capturé il y a quelques jours deux soldats de l'armée régulière russe, dit aussi avoir tué quatre membres du renseignement militaire russe.
Toute la journée, les habitants des localités concernées ont posté sur les réseaux sociaux des photos montrant d'imposantes colonnes de fumée et des vidéos où l'on entend nettement le son lourd et régulier de la canonnade ainsi que celui, plus sec, des armes automatiques.
Cette nouvelle escalade pose avec une acuité renouvelée la question : doit-on continuer à considérer que la trêve, selon la formule en vigueur, " tient globalement malgré des incidents isolés " ? Ou bien est-il temps de reconnaître que le cessez-le-feu a vécu ? Depuis le 12 février, pas un jour ne s'est écoulé sans que des accrochages soient signalés, et l'armée ukrainienne continue de perdre des hommes presque quotidiennement. La trêve n'a permis que de limiter l'intensité des combats et de les circonscrire à quelques points chauds des régions de Donetsk et de Louhansk.
Mais la bataille de Marïnka, par l'ampleur des forces engagées, marque une nouvelle escalade. Surtout, pour la première fois depuis février, il ne s'agit pas de simples échanges de tirs : les rebelles ont bel et bien lancé une nouvelle offensive, avec l'intention de s'emparer de nouveaux territoires. Leurs chefs, et notamment le premier ministre de la RPD, Alexandre Zakhartchenko, n'ont jamais fait mystère de cette intention de " reprendre tout le territoire perdu à l'été 2014 ", voire de s'emparer de l'intégralité des régions de Donetsk et Louhansk.
" Pouvoir de nuisance "
La partie ukrainienne a de son côté officiellement indiqué avoir redéployé, sur ce secteur du front, mercredi, son artillerie, retirée en application des accords de Minsk. Le 27 mai, dans un entretien à La Croix, le ministre des affaires étrangères ukrainien, Pavlo Klimkine, évoquait un " cessez-le-feu hybride ", en référence au concept de " guerre hybride " employé pour désigner la guerre non déclarée que la Russie mène depuis quatorze mois contre l'Ukraine.
Mercredi, une source au sein de la présidence ukrainienne continuait à évoquer des " violations ", voulant croire à un regain ponctuel à l'approche du sommet du G7 prévu ce week-end à Berlin. " C'est un scénario connu, expliquait cette source, avant chaque rencontre internationale, Poutine tient à rappeler son pouvoir de nuisance. " Le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov a fait monter la pression, jeudi 4 juin. Selon lui, les accords de Minsk " sont en permanence menacés de voler en éclats à cause des actes des autorités de Kiev qui tentent d'échapper à leurs obligations d'établir un dialogue direct " avec les séparatistes.
Le premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, a directement rendu le Kremlin responsable de l'attaque de mercredi. L'accusation est invérifiable mais, depuis la signature des accords de Minsk, Moscou a continué à alimenter la machine de guerre séparatiste en faisant passer armes et matériel par la portion de 400 km de frontière russo-ukrainienne contrôlée par les rebelles. L'assaut de mercredi coïncide aussi avec la visite à Donetsk, plus tôt dans la semaine, de l'un des plus proches conseillers de Vladimir Poutine, Vladislav Sourkov. Cette semaine, des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe ont aussi indiqué avoir vu à proximité d'une base fermée des soldats portant des insignes russes et des véhicules militaires avec des plaques russes. De son côté, pour évoquer les événements de mercredi, la partie russe a dénoncé " les provocations de l'armée ukrainienne ".
Les capitales occidentales semblent avoir été prises de court par cette nouvelle escalade. Au ministère des affaires étrangères français, on estime qu'il est trop tôt pour tirer des conclusions des développements de la journée. " Nous restons convaincus que le processus politique, même s'il est difficile, peut se poursuivre ", indique un diplomate, insistant sur le fait que les groupes de travail mis en place dans le cadre des accords de février et réunissant les belligérants continuent à se rencontrer. La dernière de ces réunions, mardi à Minsk, n'a pourtant pas pu se tenir, Kiev accusant le -représentant russe d'avoir sapé les pourparlers en quittant la rencontre.
Benoît Vitkine




