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Mouvement de grève chez Ikéa Lomme

lutte-de-classe

Brève publiée le 18 juin 2015

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

La Voix du Nord, 18 juin 2015 :

Des salariés de l’enseigne de la zone du Grand-But se sont mis en grève ce matin. Leurs revendications sont à la fois nationales et locales. Le magasin bleu et jaune reste ouvert.

Selon la direction, ils sont une quinzaine à avoir cessé le travail à partir de 11 h. Selon les représentants syndicaux rencontrés devant l’entrée à l’heure du midi, ils seraient environ 25 et seraient en grève depuis 10 h. Toujours est-il qu’Ikéa Lomme est resté ouvert à la suite de ce mouvement suivi par une petite partie du personnel uniquement.

« Ils ont peur de s’afficher »

« Nous sommes soutenus par une grande majorité des salariés (ils sont 300). Mais ils ont peur de s’afficher, craignant des pressions de la direction », affirme le délégué syndical CGT Sylvain Bernard. FO et la CFDT sont également du mouvement.

Cette grève repose sur des revendications nationales sur l’emploi et les salaires, alors que les négociations annuelles obligatoires (NAO) se tiennent ce jeudi au siège d’Ikéa France. La CGT estime notamment que trop peu d’efforts sont faits pour les employés par rapport aux cadres, « alors que c’est nous qui faisons le chiffre au quotidien », peut-on lire sur un tract syndical.

Plus les mêmes valeurs

Au niveau local, Nicolas Eneman, élu CGT au comité d’entreprise et au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, résume le malaise à l’aide de cette formule : « Quand je suis entré chez Ikéa, on parlait des valeurs suédoises de l’entreprise. Aujourd’hui, on ne parle que de chiffres. » Les grévistes évoquent la diminution des effectifs, accompagnée d’une augmentation de la charge de travail, la chute des primes « alors que le magasin tourne bien », la tendance à augmenter le nombre de salariés à temps partiel par rapport à ceux à temps plein, sans oublier le non-respect du nombre minimum de travailleurs handicapés.

« Ce sont des discussions que nous avons au quotidien avec les salariés, répond le directeur du magasin, Fabrice Fouquemberg. Et on ne peut pas dire qu’on ne recrute pas. »

Les syndicalistes indiquent que le mouvement pourrait se poursuivre vendredi et samedi.