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Retour de l’extrême-droite à Assas
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Ils se définissent comme les "infréquentables" d'Assas. Depuis février 2014, un nouveau syndicat étudiant participe à la vie de l'université Paris-II Panthéon-Assas : Assas Patriote. Après avoir concouru en vain aux élections aux conseils centraux, le mouvement a obtenu en mars ses deux premiers élus à l'occasion des élections dans les unités de formation et de recherche (UFR). Cette arrivée, même si elle n'a pas encore suscité de levée de boucliers, attire l'attention dans un établissement marqué par un passé de violences liées au militantisme d'extrême droite.
Officiellement, Assas Patriote récuse le qualificatif d'extrême droite. Il préfère utiliser les termes de "souverainiste" et de "patriote". Dans un fourre-tout apparent, son président, Guillaume Mahistre, un ancien de l'UNI, définit le syndicat comme un rassemblement des "patriotes, souverainistes, identitaires et conservateurs". Lui-même assure trouver dans le Front national "le parti le plus proches de [ses] idées". Le fondateur du syndicat, David Chatteleyn, était pour sa part candidat aux élections municipales à Angers, en 2014, sur la liste du Front national menée par Gaëtan Dirand, un ancien militant du GUD dans les années 1990. "Il n'y a pas de lien financier avec le FN, assure Guillaume Mahistre. Nous avons aussi des gens qui viennent de Debout la France, du MPF, d'anciens chevénementistes, et même un ex-socialiste."
Mariniste, mais pas trop
Comme du temps de Renouveau étudiant ou du Rassemblement étudiant de droite, les liens avec le parti lepéniste ne sont pas formels, mais les passerelles existent.
Sur sa page Facebook, le syndicat ne se place à vrai dire pas toujours dans la droite ligne du FN version Marine Le Pen. Un message de soutien à Jean-Marie Le Pen était ainsi envoyé le 7 avril, jour de la diffusion de l'interview du patriarche frontiste dans Rivarol qui mit le feu aux poudres avec sa fille. Le 23 avril, la page reprenait un visuel de Synthèse nationale, revue nationaliste et identitaire bien éloignée des canons de la dédiabolisation, pour illustrer un extrait d'interview de Bachar Al-Assad.
De plus, Assas Patriote n'entretient pas de lien avec le collectif Marianne, une des branches du Rassemblement bleu Marine consacrée au monde étudiant, et dirigée par David Masson-Weyl, lui aussi étudiant à Assas. "Il ne parle que de souveraineté, je veux parler aussi d'identité", assure Guillaume Mahistre.
Le GUD toujours présent
Le 6 mai, le syndicat a organisé, au 92, rue d'Assas une conférence avec l'essayiste et ancien fondateur du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne Alain de Benoist, sur le thème du traité transatlantique. L'occasion pour le GUD et pour son chef de file, Logan Djian, de se montrer en s'installant au fond de la salle avec quelques-uns de ses comparses. Un mois plus tôt, les mêmes, qui n'étudient pas à Assas, s'étaient retrouvés devant l'établissement pour tracter en pleine campagne pour les élections dans les UFR.
Du côté d'Assas Patriote, on assure n'entretenir aucun rapport avec le GUD et on dit rejeter "l'intimidation" comme mode d'action politique. Cela n'empêche pas de se montrer clément à l'endroit des "gudards". "Ils sont venus car c'est un événement public. Ce sont des boucs-émissaires. Ils ne sont pas responsables d'attentats, ils n'ont agressé personne", explique Guillaume Mahistre. Au service communication de Paris-II, on assure qu'"il faut une carte d'étudiant pour entrer dans la faculté". Visiblement, il arrive que cette condition soit facultative.
Olivier Faye




