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Travailleurs sociaux, hôpitaux, transports: des milliers de salariés dans les rues
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(afp) Hôpitaux, transports, secteur social... Outre l’action nationale des taxis, la journée de jeudi était marquée par la mobilisation de plusieurs milliers de salariés, notamment à l’appel de la CGT, pour les salaires et contre les économies budgétaires.
Les travailleurs sociaux défendent leurs métiers
Educateurs spécialisés, assistants sociaux, conseillers en économie sociale et familiale, mais aussi aides à domicile ou encore auxiliaires de vie scolaire: plusieurs centaines de travailleurs sociaux (plus de 1.500 selon les organisateurs) ont défilé à Paris pour défendre la spécificité de leurs métiers, dont ils redoutent la «remise en cause avec le projet d’un diplôme unique».
«Moi je ne pourrais pas être éducateur spécialisé parce que ce n’est pas le même public», s’est alarmée dans le cortège Isabelle, éducatrice de jeunes enfants venue avec deux collègues de Bezons (Val d’Oise).
Les travailleurs sociaux - 1,7 million en France -, appelés à faire grève par une intersyndicale CGT, FA-FP (Autonomes), FO, FSU et Solidaires, réclament également une revalorisation de leurs salaires. Les manifestants partis de Bir Hakeim, près de la Tour Eiffel, ont rejoint à Montparnasse, dans un concert de slogans et sifflets, un rassemblement de travailleurs du secteur sanitaire.
Manifestations contre l'«austérité» à l’hôpital
Aux côtés des travailleurs sociaux en colère, quelque 1.500 autres salariés du secteur sanitaire (selon les organisateurs), certains en blouse blanche, ont ensuite manifesté en musique devant le ministère de la Santé, avenue Duquesne (VIIe).
La préfecture de police de Paris a dénombré 1.800 à 2.000 manifestants au total.
Au coeur des revendications des fédérations CGT, FO et SUD : la contestation des économies demandées à l’hôpital - 3 milliards d’euros d’ici à 2017 - mais aussi le projet de loi santé de la ministre Marisol Touraine. Des personnels de l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris), en conflit avec leur direction depuis un mois sur l’application des 35 heures, avaient rejoint le mouvement.
Des manifestations ont également eu lieu en régions: dans le grand Ouest, les journalistes de l’AFP ont recensé des rassemblement à Saint-Brieuc (Côtes d’Armor), Angers (Maine-et-Loire) ou encore Lorient (Morbihan). La plus importante mobilisation (plus de 500 personnes) a eu lieu à Morlaix (Finistère), en raison d’un contexte local tendu au centre hospitalier.
Salaires: la CGT mobilise et recueille plus de 140.000 signatures
Une pétition signée par 142.000 personnes a été déposée en milieu d’après-midi au ministère du Travail, après une manifestation qui avait réuni 3.000 personnes, selon la CGT, 1.500 à 1.700 personnes selon la Préfecture de police.
Un seul mot d’ordre à cette mobilisation nationale à l’appel de la centrale : les hausses de salaires. Dans le cortège parisien, des fonctionnaires territoriaux et des hôpitaux, des salariés des banques, de Radio France, des industries chimiques, de la Ratp, Sncf, mais aussi des chômeurs et précaires.
Plus de 60 rassemblements, manifestations et remises de pétitions étaient organisés dans 56 départements pour réclamer des revalorisations du Smic, du point d’indice des fonctionnaires et des pensions des retraités.
La CGT a annoncé une nouvelle journée d’action nationale à la rentrée.
SNCF: faible impact de la grève
Le trafic était «globalement normal» sur les grandes lignes et la majeure partie du réseau francilien, tandis qu’en province huit TER sur dix circulaient en raison d’un appel à débrayer de la CGT, selon la Sncf. «Il n’y pas eu de dégradation par rapport aux prévisions», a fait savoir l’entreprise.
Les régions PACA et Midi-Pyrénées étaient toutefois plus touchées. La ligne TER reliant Figeac à Toulouse était ainsi entièrement coupée.
La CGT, premier syndicat à la Sncf, avait appelé les cheminots à «hausser le ton» pour «les salaires, l’emploi et les conditions de l’emploi».
Énergie: grève à RTE
30% à 40% des salariés du secteur maintenance de RTE (réseau de transport d’électricité), selon les syndicats CFDT et FO, 28,2% selon la direction du gestionnaire du réseau français d’électricité à haute tension, ont fait grève contre un projet de réorganisation à l’appel de la CFDT, CGT et FO. Celui-ci aboutirait à la suppression de plus d’une centaine de postes à la maintenance (environ 4.000 salariés, près de la moitié des effectifs totaux de RTE) et surtout à un «moindre maillage» du territoire, a souligné la CFDT. «On sous-traite de plus en plus et des travaux sont reportés d’une année sur l’autre» du fait d’effectifs en baisse, a déploré FO.




