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Grèce: Tsipras appelle à un « grand non » aux créanciers
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http://www.politis.fr/Referendum-grec-Tsipras-appelle-a,31724.html
Le parlement grec a approuvé par 178 voix contre 120 l’organisation d’un référendum sur les propositions de ses créanciers. Le gouvernement d’Alexis Tsipras disposait d’une majorité de 162 voix.

Devant la Vouli, le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait appelé, dans un discours, à dire « un grand non à l’ultimatum » des créanciers du pays lors du référendum proposé par son gouvernement pour le 5 juillet. S’adressant aux parlementaires avant le vote organisé sur sa proposition de référendum, Alexis Tsipras a estimé que « le peuple grec dira un grand non à l’ultimatum mais en même temps un grand oui à l’Europe de la solidarité », et s’est dit persuadé qu’ « au lendemain de ce fier non, la force de négociation du pays sera renforcée » avec ses créanciers UE et FMI.
L’expression « grand non » est une référence au « Non » objecté par les autorités grecques à l’ultimatum de l’armée italienne souhaitant entrer sur le territoire grec en 1940. L’une des deux fêtes nationales grecques, le 28 octobre, est, pour cette raison, connue comme « le jour du Non ».
Ce référendum, a t-il toutefois souligné « n’est pas une tentative de scission avec l’Europe mais de scission avec des pratiques qui sont un affront pour l’Europe ».
« Les créanciers n’ont pas cherché notre approbation mais l’abandon de notre dignité, il faut le refuser » », a accusé de nouveau le Premier ministre dans un discours extrêmement offensif vis à vis des partenaires de négociation de la Grèce.« Dans le pays où est née la démocratie, nous ne demanderons pas l’autorisation à M. Dijsselbloem (le président de l’Eurogroupe) et à M. Schaüble (ministre allemand des Finances) » de tenir un référendum, a-t-il notamment déclaré, affirmant que « le référendum se tiendra normalement qu’ils le veuillent ou non ». Il a également vertement reproché aux ministres des Finances membres de la zone euro de s’être réunis samedi « en excluant un de leurs membres » des Finances Yanis Varoufakis, d’une partie des débats. Avant d’estimer que le refus des interlocuteurs de la Grèce de prendre en compte les propositions d’Athènes traduit une volonté de « punir une voix différente en Europe ».
Le référendum n’est pas gagné pour autant et Alexis Tsipras ne l’ignore pas :« Depuis hier soir a commence une campagne de peur qui continuera jusque dimanche », a-t-il regretté. Mais « la peur est la seule chose qu’on ait a craindre », a-t-il lancé en référence à un célèbre propos de Franklin D Roosevelt en 1933 (« The only thing we have to fear is fear itself. »). Une référence intéressante.




