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Effet Tsipras ? Podemos en forte baisse dans les sondages
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le Parti socialiste espagnol (PSOE, gauche) et le Parti populaire (PP, droite) distancent le parti de gauche radicale Podemos à moins de six mois des élections législatives, selon un sondage publié dimanche. Si les élections législatives se déroulaient dimanche, le PSOE arriverait en tête (23,5 %), dans un mouchoir de poche avec le PP (23,1 %), selon cette enquête publiée par le journal El País. Podemos, qui avait atteint 28 % des intentions de vote en janvier, n'obtiendrait en revanche que 18,1 % des suffrages, repassant sous la barre des 20 % pour la première fois depuis le mois d'octobre 2014.
L'autre formation émergente, Ciudadanos, obtient 16 % des suffrages, selon cette enquête d'opinion réalisée par l'institut Metroscopia réalisée du 20 au 22 juillet auprès d'un millier d'adultes. Le scénario créé par l'apparition de ces formations n'a cependant pas varié, "la perspective d'une coalition paraît inévitable" analyse le journal, soulignant que, quel que soit le parti en tête, le PP comme le PSOE devront s'allier à d'autres formations s'ils souhaitent gouverner. Le mouvement Ciudadanos (centre droit), quatrième force politique du pays portée par Albert Rivera, gagne 1,5 point par rapport à juin. La formation écolo-communiste Izquierda Unida remonte aussi légèrement, atteignant 5,6 % contre 4,1 % en juin.
Vers la gauche plurielle ?
Ces résultats apportent de l'eau au moulin des partisans d'une liste rassemblant les différents partis de gauche radicale et alternative, dont Izquierda Unida, qui souhaiteraient la formation d'une large plateforme à l'image de Ahora Madrid, soutenue par Podemos, et qui a porté la juge Manuela Carmena au pouvoir dans la capitale espagnole. Podemos, qui tente de préserver sa "centralité" pour ne pas être relégué à gauche de l'échiquier politique espagnol, refuse pour l'instant toute candidature "d'unité populaire".
Selon le même sondage, Albert Rivera apparaît comme l'homme politique le plus populaire, obtenant le taux d'approbation le plus élevé (50 %), loin devant le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy (25 %). Il devance aussi le chef de Podemos, Pablo Iglesias (31 %), confirmé comme tête de liste pour les législatives lors de primaires qui se sont achevées cette semaine. Lors des dernières législatives, fin 2011, le PP s'était largement imposé, remportant 44,6 % des suffrages, devant le PSOE (28,7 %).
La marge d'erreur de ce sondage est de 3,2 %.
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http://www.express.be/business/fr/economy/en-espagne-podemos-paie-le-prix-du-chaos-grec/214756.htm
Le parti espagnol anti-establishment d'extrême gauche Podemos est le grand perdant du dernier sondage politique mené par la firme de recherche Metroscopia, et commandé par le journal El País. Il indique le parti socialiste, le PSOE et le Parti populaire du Premier ministre Mariano Rajoy ont réalisé de meilleurs scores qu’au début de cette année, avec respectivement 23,5% et 23,1% des intentions de vote. En revanche, Podemos ne recueille la sympathie que de 18,1% des participants, soit un recul de 3,4% par rapport au dernier sondage qui date d’il y a 3 semaines.
En janvier, le parti de Pablo Iglesias culminait encore à 28,2% des intentions de vote. Cependant, le nouveau venu sur la scène politique espagnole, le parti centriste Ciudadanos, a séduit 16% des participants au sondage.
Les troubles et les contrôles de capitaux en Grèce sont susceptibles de détourner les électeurs espagnols indécis de Podemos, car ils pensent que le parti ne sera pas capable de tenir ses promesses. Ce que l’on peut retenir des négociations grecques, c’est qu’il n’est pas question d’un autre euro. Il existe une voie évidente de discipline fiscale et de réformes structurelles, mais si vous n’êtes pas d’accord, on vous montre la porte ».
Dans l'édition de samedi du même journal, José Manuel Garcia-Margallo, le ministre espagnol des Affaires étrangères, se prononce en faveur du report aussi lointain que possible des élections espagnoles prévues pour plus tard cette année. Un tel report serait avantageux pour le parti au pouvoir Partido Popular. Dans la même interview, Garcia-Margallo confirme que les projets d’indépendance que la Catalogne vient de renouveler n’ont impressionné Bruxelles que faiblement et que Podemos est considéré comme un problème beaucoup plus urgent.




