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Inde : 150 millions de travailleurs en grève contre Modi
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Dix syndicats ont appelé à protester contre un ensemble de réformes économiques lancées par le gouvernement.
Dans un pays qui compte 1,31 milliard d'habitants -soit 18% de la population mondiale-, cela représente quasiment une personne sur neuf. Selon les syndicats, quelque 150 millions de personnes dans les secteurs bancaire, manufacturier, de la construction et minier ont répondu présent à la grève lancée mercredi 2 septembre pour protester contre les réformes économiques du gouvernement de Narendra Modi.
24 heures de blocage
Soutenue par dix syndicats, cette grève, de 24 heures, a été décidée après l'échec de récentes négociations avec le ministre des Finances Arun Jaitley.
Les syndicats demandent notamment au gouvernement d'abandonner une réforme du droit du travail considérée trop favorable au patronat ainsi que de renoncer à ses projets de vente de participations dans des sociétés publiques pour renflouer les caisses et de fermeture d'usines hors d'âge. Ils demandent également des augmentations de salaires ainsi qu'une extension de l'assurance santé des travailleurs.
Une croissance de "seulement" 7% au premier semestre
Modi a remporté les législatives en mai 2015 sur la promesse de réformer l'économie afin d'attirer les investisseurs étrangers. Le PIB indien a connu une croissance moindre que prévu de 7% au premier trimestre et les experts estiment que des réformes sont nécessaires pour au moins maintenir ce cap et créer des emplois pour les jeunes.
L'opposition fait toutefois obstacle, notamment sur l'instauration d'une TVA nationale et sur l'acquisition de foncier par les investisseurs. De précédentes manifestations avaient conduit au blocage de villes et ont coûté à l'économie indienne des millions de dollars en production perdue.
Les rues de Calcutta désertes
Mercredi, nombre de banques ont fermé leurs portes pour la journée, et le mouvement affecte aussi les transports. Aux arrêts de bus, les files d'usagers et d'écoliers s'allongeaient tandis que les passagers étaient coincés aux aéroports où taxis et rickshaws étaient nombreux à cesser le travail.
Les journaliers, employés de maisons et petits vendeurs étaient aussi appelé à rejoindre le mouvement pour réclamer une hausse du salaire minimum. Dans le Bengale occidental, où les syndicats ont une forte assise, les rues de la capitale de l'Etat Calcutta étaient largement désertes et les magasins et entreprises fermées, selon les images de la télévision.




