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Onnaing : neuf nouveaux licenciements prévus chez l’équipementier Ogura
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
le 07/09/2015, La Voix du Nord
Implantée en 1998 sur le parc d’activités de la Vallée de l’Escaut, l’entreprise qui visait 182 emplois ne compte plus que 32 salariés… et les effectifs vont encore s’amenuiser. Une action syndicale est prévue ce jeudi matin.

C’était il y a presqu’un an. Ogura, inaugurée en grande pompe en 1998, faisait parler d’elle. Elle s’en serait bien passée. La perte de son principal client l’avait forcée à revoir à la baisse ses ambitions, qu’Alain Gouvret, directeur administratif et financier, juge avec le recul « démesurées ». Dans son immense bâtiment qu’elle espère à présent pouvoir revendre ou louer pour moitié, l’entreprise n’a jamais embauché plus de 90 personnes et n’en compte aujourd’hui que 32. Au bord de la rupture, elle avait obtenu de passer en plan de sauvegarde et a réussi à rembourser ses fournisseurs. Depuis le 12 janvier, fin officiel de ce plan de sauvegarde, Alain Gouvret estime que tout est fait pour «redresser la barre » et que « ça va réussir ».
Côté production, une « ambiance dégradée »
Côté salariés, c’est plus l’amertume que l’espoir qui prédomine, d’autant que la direction vient d’annoncer neuf nouveaux licenciements. Un délégué syndical pointe « une ambiance dégradée », l’impression que tout est fait pour que l’entreprise finisse par disparaître du paysage valenciennois. La procédure de licenciement en est encore à ses balbutiements mais ce sont les opérateurs de production qui sont principalement visés et qui devront partir entre octobre et décembre. « Ils ne seront plus que trois. Trois ! Pour une unité de production, ça veut bien dire qu’à terme ils veulent la fermer. » Ou qu’ils ne trouveraient pas cela illogique puisqu’Alain Gouvret pointe une « unité mineure et déficitaire » qui masque, selon lui, la réalité de ce que fait Ogura : « Contrairement à ce que tout le monde pense, la production d’embrayages pour les systèmes de climatisation n’est qu’une faible partie de notre activité depuis 2008. Notre chiffre d’affaires, nos revenus, nos profits viennent non de ce que nous produisons mais de ce que nous importons : des compresseurs destinés aux engins de chantier et aux bateaux. Nous démarchons des clients en Europe, nous les concevons avec eux et nous les commandons aux autres usines du groupe. » Les cadres, les commerciaux auraient encore du travail sur la planche, pas les ouvriers de l’unité de production que la direction dit avoir occupé comme elle a pu jusqu’à la limite du possible. « Nous devons faire le gros dos jusqu’à ce que l’activité reprenne. » Le syndicat Sud dénonce la volonté du groupe de délocaliser sa production dans les pays d’Asie et lance un appel à manifester devant l’usine, ce jeudi 10 septembre, dès 7 heures.




