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    Turquie/Kurdistan: la maire de Cizre destituée

    international Turquie

    Brève publiée le 13 septembre 2015

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    http://www.france24.com/fr/20150912-turquie-cizre-accessible-couvre-feu-siege-huit-jours-armee-turque-crise-humanitaire

    L'accès à la ville turque de Cizre (sud-est) a été rétabli samedi après la levée du couvre-feu total imposé pendant une semaine par Ankara à ses habitants. Des combats meurtriers opposent depuis fin juillet l'armée turque aux rebelles kurdes du PKK.

    Depuis huit jours, ils vivaient coupés du monde. Les 120 000 habitants de la ville de Cizre, dans le sud-est de la Turquie, peuvent à nouveau sortir de la ville. Depuis le 4 septembre, Ankara leur imposait un couvre feu total - un "blocus" selon les Kurdes - en raison des combats meurtriers qui opposent les forces turques et les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) depuis la fin du mois de juillet.

    La ville, surnommée la "petite Kobané" de Turquie par les Kurdes, en référence à la ville syrienne qui avait été assiégée par les jihadistes de l’organisation de l'État islamique (EI), l’hiver dernier, commence doucement à revivre. Dès l'aube, policiers et militaires ont levé les barrages.

    >> À lire sur France 24 : "La Turquie en guerre civile larvée, le jeu dangereux d’Erdogan"

    En rentrant dans la ville, samedi, les premiers visiteurs et journalistes ont découvert une ville transformée en un véritable champ de bataille. Dans certaines rues, les véhicules ont été criblés de balles, et des slogans hostiles au PKK ont été griffonnés sur les murs.

    L'électricité, les communications téléphoniques et les liaisons internet sont toujours coupées et l'accès à l'eau reste très difficile. La plupart des commerces sont encore fermés.

    "Ici, on n’est pas en Israël ou en Palestine"

    Certains habitants ont malgré tout accepté de parler de leurs difficiles conditions de vie pendant le siège qu'ils ont subi. "On s'est cachés dans cette maison pendant neuf jours [...] quand on est descendus au sous-sol, on y a trouvé 23 autres personnes", a témoigné à l'AFP Mehmet Güler. "Il n'y avait pas d'électricité, pas de nourriture, pas d'eau", a ajouté le fonctionnaire, "nos enfants étaient morts de peur, ils étaient traumatisés".

    Ces derniers jours, le principal parti prokurde de Turquie, le Parti démocratique des peuples (HDP) a, à plusieurs reprises, agité la menace d'une catastrophe humanitaire. L'ONG Amnesty International s'est elle aussi déclarée "extrêmement préoccupée" par la situation des habitants de la ville.

    "Dix personnes étaient réfugiées dans notre maison. Ils [les militaires] tiraient sur les têtes qui sortaient de la façade (...) ils ont tiré sur nous, qui sommes des citoyens, nous qui payons des impôts comme tout le monde", s'est indigné un étudiant, Hasim Kalkan, accusant les forces de l’ordre de l’avoir pris délibérement pour cible. "Ils ont fait de nous des terroristes".

    "Mon neveu Bunyamin a été abattu par des tireurs embusqués", a accusé un de ses voisins, Izzet Özkürt. "Il est resté dans son sang jusqu'au petit matin et il est mort en se vidant de son sang", a-t-il ajouté, "ici on n'est pas en Israël ou en Palestine".

    Affrontements meurtriers

    Depuis la fin juillet, les affrontements meurtriers ont repris entre les forces de sécurité et le PKK, mettant un terme aux discussions engagées en 2012 entre Ankara et les rebelles pour mettre fin à un conflit qui a fait 40 000 morts depuis 1984.

    À moins de deux mois des élections législatives anticipées du 1er novembre, cette escalade a provoqué de vives tensions dans de nombreuses villes du pays.

    Les locaux du HDP, dont son quartier général d'Ankara, y ont été la cible de manifestants favorables au président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, qui accuse le mouvement de soutenir les "terroristes" du PKK.

    Vendredi soir, le ministre de l'Intérieur a révoqué la maire de Cizre, Leyla Imret, après l'ouverture d'une enquête judiciaire l'accusant de "propagande terroriste" et "d'incitation à la violence", selon les médias turcs.

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    http://www.secoursrouge.org/Kurdistan-Le-couvre-feu-contre-Cizre-est-leve-la-greve-de-la-faim-des

    En vigueur depuis le 4 septembre, le couvre-feu imposé à la ville de Cizré (Canton de Sirnak) a été levé ce matin, laissant des milliers de sympathisants entrer dans la ville. Au moins 23 Kurdes ont été tués -en grande partie des civils- et des dizaines d’autres blessés, par l’armée turque lors de ce siège qui est considéré comme l’une des attaques les plus cruelles commises contre une population civile depuis le début de la guerre entre le PKK et l’état turc en 1984. La ville est également dans un état de pénurie puisque rien n’a circulé durant près de dix jours. Notons également que la co-maire de la ville -membre du HDP élue à 82% des voix- a été destituée de ces fonctions par l’état turque pour des remarques contre l’état parues dans le journal Vice News. De son coté, le gouvernement turc s’est félicité de cette opération en annonçant avoir abattu 30 membres du PKK... L’armée et la police restent massivement présentes sur place.

    Dans les prisons turques, les membres emprisonnés du PKK et du PAJK (Parti pour la Libération des Femmes au Kurdistan) sont en grève de la faim depuis le 15 août dernier. Les prisonniers sont en grève contre les massacres perpétrés par l’armée turque contre la population kurde depuis la reprise des combats et contre les bombardements qui visent la guérilla en Irak.

    Cizré en ruines après 10 jours de couvre-feu.Cizré en ruines après 10 jours de couvre-feu.

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    http://ekurd.net/cizre-mayor-removed-suspended-2015-09-12

    CIZRE, Turkey’s Kurdish region,— Mayor of the Turkey’s Kurdish Cizre district, Leyla Imret, has been removed from her post by the Turkish Interior Ministry on alleged grounds of inciting people to armed uprising and “terror propaganda”, hours after an announcement that the curfew would be lifted.

    Interior Minister issued the decision over an investigation launched by the Chief Prosecutor’s Office in Cizre into Imret, charging her with inciting people to armed uprising and “terror propaganda”.

    It has once again been the elected representatives of the Kurdish people that become target by the Turkish state, the terror of which has left some 21 people dead in Sırnak’s Cizre district since September 4.

    Following recent arrests of mayors of Kurdish municipalities on alleged “links to terror”, a way the Turkish state often resorts to in its total war against Kurds, Turkish Ministry of Interior has suspended five mayors in the past one week.

    Co-mayors of Siirt’s Eruh district, Hüseyin Kılıç, co-mayor of Mardin’s Nusaybin district, Sara Kaya, and co-mayor of Amed’s Silvan district, Yüksel Bodakçı, have all been removed from post within the last one week.

    Silvan co-mayor Melikşah Teke and deputy co-mayor Ayser Yapıcı have also been removed from post four days ago.

    While the co-mayors are accused of “membership to an armed terrorist organisation”, their removal after their consecutive arrest last month is grounded on the declarations of self-rule by the local people in response to the never-ending repression and attacks by Turkish state forces.

    Turkey on Saturday lifted a nine-day curfew in the southeastern Kurdish city of Cizre in Turkish Kurdistan, revealing the devastating damage sustained during a massive military operation against suspected Kurdish rebels.

    Meanwhile, Council of Europe’s Commissioner for Human Rights, Nils Muiznieks has urgedTurkish authorities to allow independent observers to enter Cizre, amid growing concerns of serious human rights violations.

    “Thus far, the information provided by the authorities does not allay all concerns. I urge the authorities to ensure immediate access to Cizre by independent observers, including by Turkey’s national human rights structures, in order to dispel the rumors of human rights violations perpetrated by security forces. I hope for a quick end to this emergency situation,”

    The PKK is fighting the Turkish state, which still denies the constitutional existence of Kurds, with the aim of establishing an autonomous Kurdish region and more cultural rights for ethnic Kurds,who make up around 22.5 million of the country’s 75-million population but have long been denied basic political and cultural rights, its goal to political autonomy. A large Turkey’s Kurdish community openly sympathise with PKK rebels.

    The PKK and Turkish forces are again trading attacks on the ground and from the air, upending a 2013 ceasefire between the two sides.