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Réfugiés à Metz: l’extrême droite tente un coup de force
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
300 personnes se sont rassemblées ce samedi 12 septembre sur le village associatif organisé devant le Centre Pompidou-Metz. Pour la grande collecte en faveur des réfugiés syriens et irakiens. Au milieu de la foule, une poignée de représentants de Génération identitaire, groupe d'extrême droite, a allumé des fumigènes.
L’ambiance du rassemblement humaniste pour les réfugiés était plutôt bon enfant. Vers 14 h, ce samedi 12 septembre, dans le village Solidarité installé sur le parvis du centre Pompidou-Metz, des gens s’étaient allignés pour acheminer des centaines de sacs. Des vêtements, des chaussures, des couvertures… Au dernier moment, les associatifs ont dû lancer des appels pour obtenir des camions afin de transporter tous ces dons de la population.
Mais soudain, au milieu des 300 personnes, des pétards retentissent, des fumigènes sont allumés. Les membres de Génération identitaire se nomment dans les slogans qu’ils hurlent. Immédiatement, les mamans avec poussettes et enfants se reculent. Mais les hommes s’avancent. A la tribune, Ludovic Mendès, l’un des organisateurs du rassemblement exhorte : « Aucune violence s’il vous plaît. Ne répondez pas. »
Rapidement, des policiers contiennent les fauteurs de trouble en formant un cordon devant eux. Tandis qu’à la tribune, Marguerite Leclere Tshombe, arborant le t-shirt de l’association Avenir ensemble, entonne : « On est tous des enfants d’immigrés. »
A côté, le groupe du FN arbore, lui, une banderole appelant au référendum.
Puis un homme avec un chapeau blanc prend la parole, le maire de Metz. Dominique Gros revient juste de Paris où 600 maires ont rencontré en matinée le ministre de l’Intérieur sur le dossier des réfugiés. « Il y a une force volonté du gouvernement d’aider les collectivités, de participer à cet effort national, dit-il. C’est un devoir de participer. » Metz s’est déjà engagée à accueillir 250 personnes fuyant la Syrie. « Il y a des appartements disponibles et par-dessus le marché, j’en appelle à la population », redit Dominique Gros.
Mais aucun calendrier n’a été défini hier matin à Paris. Or les associations en ont besoin pour travailler. A Metz, le CCAS collecte actuellement des propositions d’aide de chaque citoyen. Pour les faire correspondre avec les besoins de réfugiés qui vont arriver.
Charline POULLAIN.




