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Grève des postiers (92): 36è jour de grève

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Brève publiée le 20 février 2012

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Augmenter le nombre de grévistes, élargir la base de soutien, structurer la grève

Reconduction à Montrouge, nouveau départ à Fontenay

Les grévistes s’étaient donnés RDV une fois encore à Montrouge ce matin. La prise de parole des grévistes a permis de reconduire la grève en majoritaire. Les grévistes sont ensuite allés intervenir à Fontenay. La grève s’était arrêtée vendredi dernier, mais la direction locale avait plus clairement abattu ses cartes qu’ailleurs : « Oui, il y aura des suppressions de postes, oui il y aura des reclassements, et le mercredi sécable en prime »... dans un bureau qui avait réussi à obtenir le retrait du mercredi sécable fin 2009. C’est donc un bureau qui a déjà une certaine expérience de la bagarre qui est reparti en grève aujourd’hui.

Le taux de grève est constant à Nanterre, légèrement supérieur à la semaine dernière à Malakoff et Vanves. La direction de la Poste comptait sur le week-end pour démobiliser les troupes... résultat : elle est face à une grève reconductible majoritaire sur 4 bureaux et 5 villes.

Construire pas à pas le soutien extérieur

Les grévistes ont manifesté dans le centre-ville de Fontenay. Près de 140 euros ont été collectés à la manif aujourd’hui : désormais, chaque manif est l’occasion d’effectuer des collectes (à base de boîtes à café customisées), c’est en train de devenir un réflexe pour les grévistes.

Les facteurs de Fontenay ont été reçus par la Mairie (le maire est au PS). Un appel d’élus à commencé à être signé par des maires, des conseillers généraux, des conseillers régionaux... Le soutien de la mairie de Fontenay devrait permettre un élargissement du spectre des forces qui soutiennent la grève des postiers du 92.

La première discussion en AG a eu lieu avec les collègues de Fontenay qui hésitaient à rejoindre la grève. L’obstacle était clairement financier. Pour contourner cet obstacle, ne pas lâcher l’affaire sur la grève permet de contraindre la boîte à proposer un protocole de fin de conflit comprenant des conditions de reprise. Alors que Nanterre avait mis près de 3 semaines à arracher une première proposition de protocole, ce sont désormais les 3 établissements qui étaient en grève vendredi dernier qui se sont vus proposer ce week-end un protocole de fin de conflit neutralisant les dimanches et décomptant les jours où des négociations ont eu lieu. Dans l’ensemble des précédents conflits, 30% des jours de grève ont été neutralisés, il n’y a pas de raison d’obtenir moins cette fois-ci.

Et il y a évidemment la caisse de grève : l’objectif est de collecter 30 000 euros d’ici le 13/3 pour assurer avant la paie de mars à l’ensemble des grévistes un versement équivalent à celui qui vient d’être effectué pour ceux de Nanterre.

Les grévistes prennent en main leur mouvement

L’AG d’aujourd’hui a été également l’occasion d’une discussion sur le niveau des revendications. La question était clairement posée : qu’est-ce qui permettrait de reprendre le travail en ayant l’impression d’avoir gagné quelque chose ? Poser la question ainsi amène chacun à participer à la définition des objectifs... et de poser la question de la reconduction de manière concrète : est-ce que ce que propose la boîte à tel ou tel moment justifie de reprendre le travail ? Et dire « si tel compromis est adopté, nous reprenons le travail dès aujourd’hui», c’est faire la démonstration que ce sont les grévistes qui veulent mettre fin au conflit au plus vite, et que c’est la direction qui prend la responsabilité de le prolonger.

Depuis le début du conflit, des grévistes se réunissent avec les syndicalistes dans l’après-midi pour appliquer les décisions prises en AG. Aujourd’hui, des grévistes de tous les bureaux ont pris part aux tâches de la préparation de la journée de demain. Une autre manière pour les grévistes de s’approprier leur propre lutte.

Pour finir : l’extension va inévitablement viser les centres prochainement en réorganisation, mais les grévistes envisagent d’autres cibles...