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Grèce - retour sur la journée de grève très suivie
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
20 000 personnes ont défilé dans Athènes ce jeudi, selon la police. Lancé pour 24h, le mouvement paralyse les transports, les hôpitaux et les administrations. Des incidents se sont produits près de la place Syntagma, avant que la police ne réplique avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes.
Toute première fois. Une grève générale, chose jusqu'ici inédite pour le gouvernement de gauche radicale du Premier ministre grec Alexis Tsipras, paralyse ce jeudi les services publics alors que 20 000 personnes ont défilé dans Athènes et 8000 à Thessalonique.
"On nous prend pour des imbéciles"

AFP PHOTO / LOUISA GOULIAMAKI
"Nous luttons contre des mesures gouvernementales qui perpétuent des relations sociales dignes du Moyen Age", assurait jeudi le principal syndicat du privé GSEE. La manifestation avançait avec un cercueil portant la mention "auto-entrepreneurs, techniciens, artisans".

REUTERS/Yannis Behrakis
"Je suis retraitée et je n'ai aucune idée de ce que ma retraite va devenir", déplorait Maria Athanassiadou, 63 ans, électrice du Pasok (socialistes), qui disait vouloir "protester contre le gouvernement qui nous prend pour des imbéciles". Le mouvement, lancé pour 24 heures par les syndicats du pays, vise à protester notamment contre les hausses d'impôts et la réforme des retraites à venir.

AFP PHOTO / LOUISA GOULIAMAKI
L'ensemble était suivi d'un autre cortège rassemblant plusieurs milliers de personnes, à l'appel des partis et mouvements de gauche, dont étaient issus les jeunes fauteurs de troubles.
Des incidents à Athènes

REUTERS/Yannis Behrakis
Après la manifestation, environ 150 personnes armées de barres de fer et de morceaux de marbre ont vandalisé des arrêts de bus et mis le feu à une voiture de la compagnie de télécommunications OTE.

REUTERS/Alkis Konstantinidis
Les incidents se sont produits près de la place Syntagma à Athènes, avant que la police ne réplique avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes.

REUTERS/Alkis Konstantinidis
Les administrations étaient désertées tandis que les hôpitaux n'assuraient que les urgences. Les musées et les sites archéologiques étaient fermés, et les journalistes étant aussi en grève. Ici, un manifestant écrit sur la Banque centrale: "Brûlez-la".
Les transports paralysés

AFP PHOTO / LOUISA GOULIAMAKI

AFP PHOTO /Sakis Mitrolidis
Les transports comme le métro et le train (deux photos ci-dessus) étaient à l'arrêt. Les vols intérieurs ont aussi été annulés par dizaines.

AFP PHOTO / FILIPPO MONTEFORTE
Cette grève générale illustre la position ambiguë d'Alexis Tsipras, qui s'était attiré cet été la fronde d'une grande partie de son parti Syriza et d'un cinquième de ses députés, après avoir signé un nouveau plan d'aide internationale. Au point qu'il avait dû démissionner en août, pour se faire porter de nouveau au pouvoir en septembre à la tête d'une majorité débarrassée de ses contestataires.
La grève générale se déroulait précisément pendant une visite d'inspection à Athènes de représentants des créanciers du pays, Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Fonds européen de stabilité financière.




