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Après les régionales, le Front de gauche en sursis
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) La situation s’annonce bien délicate pour le Front de gauche au lendemain des régionales. La question de savoir si le rassemblement de la gauche radicale pourra survivre à ces élections est désormais clairement posée. Dès lundi 14 décembre, Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste, a jugé que « le Front de gauche [s’était] planté » et appellé à « tout revoir ». Le dirigeant communiste parle de « l’échec » de la coalition qui réunit le PCF, le Parti de gauche et Ensemble, « trop occupée à se regarder le nombril ». « Le débat sur les alliances ont pris trop de place et laissé de côté des grandes batailles populaires à l’heure où le FN marquait des points dans la bataille culturelle », juge M. Dartigolles pour qui « la question n’est pas d’écoper, de colmater mais de refonder, d’innover ».
Tête de liste en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, ce dernier n’a lui-même pas réussi à passer la barre des 5 % au premier tour et sa liste n’a pas pu fusionner avec celle des socialistes qui ont remporté la région dimanche soir. Au soir du premier tour, le Front de gauche a obtenu au niveau national 4,15 % des voix, en recul par rapport à 2010, où la toute jeune coalition de la gauche radicale avait réalisé 5,84 % des suffrages. Elle doit ce résultat à des alliances à géométrie variable qui ont rendu sa stratégie illisible.
6,63 % des voix en Ile-de-France
Selon les régions, on trouvait ainsi le Parti communiste seul, le Front de gauche rassemblé, le Parti de gauche allié à Europe Ecologie-Les Verts ou encore le Front de gauche et les écologistes sous la même bannière. En Ile-de-France, PCF et PG avaient eu bien du mal à partir unis et n’avaient scellé leur alliance qu’au dernier moment. Le résultat s’en est ressenti : 6,63 % des voix au premier tour pour la liste emmenée par le patron des communistes, Pierre Laurent, qui réalise quasiment le même score qu’en 2010. Au final, le Front de gauche ne sera pas représenté dans sept régions sur treize.
Dimanche soir, Jean-Luc Mélenchon a appelé à faire naître un « véritable front populaire ». Dans un entretien publié par Le Monde le 9 décembre, l’ancien candidat à la présidentielle avait déjà fait part de ses doutes sur le devenir de la coalition. Interrogé sur la possibilité d’une survie du Front de gauche à ces élections, il avait répondu : « sous cette forme-là, non ». « Nous sommes la seule famille politique qui n’a pas fait une campagne nationale », avait-il déploré avant de mettre en garde : « Une présidentielle qui serait menée dans les mêmes conditions, c’est-à-dire découpée en 570 circonscriptions législatives où chacun ferait sa popote sur son petit feu, est condamnée d’avance. »
« La présidentielle n’est pas la question aujourd’hui »
L’élection de 2017 pourrait bien faire exploser le Front de gauche, qui depuis 2012 a échoué à incarner une alternative crédible au PS. Plus rien ne paraît désormais impossible, même l’hypothèse de plusieurs candidatures de la gauche radicale. Chez les communistes, les différentes campagnes, notamment celle des municipales de 2014, ont laissé des traces, et une éventuelle candidature de M. Mélenchon passe de plus en plus mal. Mais à l’heure actuelle, aucun dirigeant du PCF ne le formule ouvertement ainsi. « Il faut que tous les responsables du Front de gauche se mettent sur la même ligne sans qu’aucun d’entre eux ne fasse un pas supplémentaire vers la présidentielle, se contente de répondre M. Dartigolles. La présidentielle n’est pas la question aujourd’hui. »
M. Mélenchon, lui, a déjà fait ce pas depuis longtemps. Dans son entretien au Monde, le député européen disait encore : « Ce pays veut des solutions à ses problèmes. Il y a une demande d’égalité, d’autorité et de clarté. Je me sens prêt pour ça. » Une façon de continuer à imposer sa candidature comme il le fait depuis plusieurs mois déjà. Dans son entourage, on note avec satisfaction que c’est son nom qui a de nouveau été testé dimanche soir dans un sondage Harris Interactive pour M6. Un sondage dans lequel il est donné à 10 % des voix. « Mélenchon fait partie de nos atouts, juge Eric Coquerel, coordinateur du PG. Mais nous sommes le seul courant qui s’ingénie à affaiblir les atouts que nous avons. C’est simple, on fait tout l’inverse du Front national. »
Le débat risque vite de se transformer en dialogue de sourds. Mardi, les différents partis du Front de gauche doivent se retrouver au siège du PCF, place du Colonel Fabien, pour tirer collectivement un premier bilan des régionales. Si Pierre Laurent sera présent, ce ne devrait pas être le cas de M. Mélenchon, qui ne participe plus depuis longtemps aux réunions du Front de gauche.




