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Brésil: destitution de Rousseff réinitialisée
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
La Cour suprême du Brésil a décidé, hier, que le Congrès devait réinitialiser le processus de destitution contre Dilma Rousseff et a redéfini les règles de cet «impeachment» qui apparaissent désormais plus favorables à la présidente.
Par huit votes contre trois, les juges ont décidé que le Sénat, où le gouvernement à un soutien politique plus important qu'à l'Assemblée, aurait le dernier mot pour accepter ou non la destitution.
La Cour suprême a également annulé la commission parlementaire spéciale, chargée d'examiner la demande de destitution, où l'opposition avait remporté une majorité de sièges, et a estimé que le vote devait avoir lieu à nouveau.
S'affirmant en gardien de la Constitution, la Cour suprême avait accepté la semaine derniére le recours d'un député proche du gouvernement dénonçant des irrégularités commises quelques heures plus tôt, lors de l'élection de cette commission spéciale.
La plus haute juridiction du pays avait alors gelé le processus d'impeachment contre Dilma Rousseff.
A l'issue du vote controversé, la composition de cette commission de 65 membres avait constitué un premier revers pour la présidente, l'opposition y remportant une majorité de sièges.
La procédure de vote à bulletin secret, imposée par le président de l'Assemblée, le controversé Eduardo Cunha, avait provoqué une fronde des députés alliés au gouvernement et deux urnes électroniques avaient été cassées.
La décision de jeudi de la Cour suprême oblige les députés à réaliser un nouveau vote pour constituer la commission parlementaire spéciale.




