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Corée du Sud : le régime réprime les syndicats
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le 18 décembre 2015, alors que le président de la Confédération coréenne des syndicats (acronyme anglais : KCTU) Han Sang-gyun, arrêté, était emmené de la station de police de Namdaemun au bureau du procureur, la police de la Séoul a déclaré que la « sédition » avait été ajoutée aux différents griefs à l’encontre du leader de la KCTU, en essayant de montrer que les incidents ayant émaillé la manifestation du 14 novembre 2015 à Séoul – qui n’avaient pourtant rien d’exceptionnels pour la Corée du Sud, et ont conduit par ailleurs à ce que l’un des manifestants soit toujours entre la vie et la mort suite à la brutale répression policière – étaient le fait d’une action concertée de la centrale syndicale.
Selon la police sud-coréenne,
La violence et l’illégalité extrêmes qui sont apparues pendant la manifestation n’étaient pas le fait spontané de quelques manifestants, mais s’inscrivaient davantage dans le plan détaillé de la Confédération coréenne des syndicats et d’organisations qui lui sont liées et qui avaient préparé une manifestation violente. Après avoir ajouté le motif de sédition conformément au Code pénal parmi les autres griefs à l’encontre de Han, nous l’avons remis au procureur pour instruction de son cas.
C’est la première fois depuis 29 ans – très exactement, depuis le 3 mai 1986, alors que la junte militaire était encore au pouvoir à Séoul – que le crime de « sédition » est invoqué en Corée du Sud, dans ce qui apparaît comme une tentative pour interdire le seul syndicat réellement indépendant en Corée du Sud.
Selon Jang Jong-oh, avocat de la KCTU,
Même si le motif d’inculpation de Han n’est pas retenu, il devient possible pour la police et les juges de poursuivre les manifestants pour sédition et pas seulement pour gêne au trafic ou infraction à la loi sur les rassemblements.
Au regard des déclarations des autorités sud-coréennes, la KCTU a publié un communiqué le 18 décembre 2015, dans lequel elle observe que l’objectif poursuivi par la police est bien la dissolution de la centrale syndicale :
La police essaie de présenter toute la KCTU comme une organisation violente et illégale, afin retirer comme des voleurs les fondements de notre existence légale.
Les poursuites à l’égard de Han Sang-gyun sont antérieures à la manifestation du 14 novembre 2015 : elles portent aussi sur d’autres rassemblements, jugés violents par le pouvoir sud-coréen, lors d’une opération de soutien aux familles des victimes du naufrage du ferry « Sewol », et à l’occasion du 1er mai 2015, qui avait été le plus grand rassemblement organisé depuis des années en Corée du Sud à l’occasion de la fête du travail.
Toutes ces accusations sont apparues après l’interdiction, il y a un an, du principal parti de gauche, le Parti progressiste unifié, à l’issue – déjà – d’un procès non conforme aux standards démocratiques internationaux, confortant l’idée que, dans sa volonté de supprimer toute opposition de gauche, la présidente Park Geun-hye, fille du dictateur militaire Park Chung-hee, a décidé de cibler à présent la KCTU.
Des poursuites ont été engagées à l’encontre de 27 dirigeants de la KCTU. Deux d’entre eux ont déjà été placés sous mandat d’arrêt : Lee Yeong-ju, secrétaire général de la KCTU et Bae Tae-seon, responsable de l’organisation des actions de défense des travailleurs.
Le 19 décembre 2015, une nouvelle manifestation à Séoul a réuni des milliers de participants, à l’appel notamment de la KCTU qui – par dérision – l’a qualifiée de « festival séditieux« . Parmi les mots d’ordre figuraient la dénonciation de la répression policière et le refus d’instituer des manuels d’histoire d’Etat qui permettraient d’imposer une conception révisionniste de l’histoire de la Corée du Sud, tendant à réhabiliter la dictature militaire de Park Chung-hee, père de l’actuelle présidente.
Source principale : Hankyoreh




